Il aurait pu faire n'importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l'étranger et tenter de se faire oublier, s'engager dans la Légion ou même changer de tête.
La série « Habemus Bastard », écrite par Jacky Schwartmann et illustrée par Sylvain Vallée, nous plonge dans un univers aussi décalé qu’haletant, mêlant humour noir, satire sociale et dose de folie.
N’étant pas habituée à lire des romans graphiques (cela m’arrive quelquefois), j’avais acheté le tome 1 lors des Gueules Noires du Polar. Et arrivée à la fin de « L’être nécessaire », un dimanche bien évidemment, il me fallait absolument la suite, je ne pouvais pas attendre. Je bénis le numérique, en trois clics, hop, je pouvais continuer ma lecture et découvrir la suite des aventures de notre curé si spécial, « Un cœur sous une soutane ».
Je mettrais en garde les croyants, les catholiques qui se rendent tous les dimanches à la messe. Cette série n’est clairement pas pour vous. L’Église en prend un sacré coup, vous risqueriez d’être choqués. Les autres, foncez, c’est un régal.
Tout commence par ce titre, « Habemus Bastard », qui m’a fait penser à Habemus Papam, la locution latine signifiant « Nous avons un pape ». Ici, point de pape, mais un curé. Point de Rome, mais Saint-Claude. Attardons-nous un peu sur cette couverture, avec ce curé à la manche tâchée de sang. Un homme de foi aurait-il commis un meurtre ? Et ce bas de visage, anguleux, je dirais presque menaçant. Bref, tout pousse à ouvrir ce roman graphique. Méfiez-vous, une fois entre ses pages, vous ne pourrez plus vous en défaire.
Jacky Schwartmann crée un monde où la dérision se mêle à des réflexions plus profondes sur la société, la politique et la condition humaine. Le premier tome nous introduit dans un univers complexe où les personnages sont aussi imparfaits que réels. Nous suivons le parcours de personnages aux profils hétéroclites, confrontés à des situations aussi absurdes que poignantes. Lucien, tueur à gages, commet une énorme boulette, et est contraint de se mettre au vert. Il décide de prendre la place de Père Philippe, et devient le nouveau curé du petit village de Saint-Claude, capitale de la pipe (détail qui pourrait être tout à fait anodin, mais qui aura son importance plus tard, croyez-moi). Lucien, enfin Père Philippe, va dépoussiérer la paroisse !
« – Comment ça, est-ce que je suis prêt pour demain ? Y a quoi demain ?
-Y a quoi demain ? Je te donne un indice…Demain, c’est dimanche. »
Le ton de Jacky est mordant, plein de tendresse, souvent caustique, mais sans jamais tomber dans l’excès. C’est un humour qui se déploie sous forme de caricatures, de situations extrêmes, tout en s’appuyant sur des dialogues percutants et des rebondissements inattendus. Les événements s’enchaînent rapidement, l’intrigue est dynamique et nous pousse sans relâche à tourner les pages (j’en suis la preuve puisque j’ai boulotté les deux tomes en un après-midi). Ce n’est pas un roman linéaire, bien au contraire, l’action se construit par vagues, tout en gardant une certaine tension entre les moments de comédie et de gravité.
Dans le deuxième tome, l’histoire prend une nouvelle tournure, avec des enjeux encore plus profonds et des personnages qui évoluent dans un cadre toujours aussi décalé. Le mélange d’absurde et de réflexion sur des thématiques sociales, politiques, voire philosophiques, reste central. Le lecteur est toujours tenu en haleine, les rebondissements sont nombreux et l’intrigue gagne en complexité tout en restant accessible et très divertissante.
Le travail graphique de Sylvain Vallée est essentiel à l’identité de « Habemus Bastard ». Son style, qui se distingue par sa fluidité et sa capacité à capter les émotions des personnages, fait plus que simplement illustrer le texte : il l’enrichit et le transforme. Sylvain parvient à traduire visuellement le comique de chaque situation, tout en renforçant la charge émotionnelle des moments plus graves. Ses dessins sont vivants, dynamiques, et parfaitement adaptés au rythme de la narration.
Les personnages sont dessinés avec une grande expressivité, leurs visages et postures traduisent souvent plus que les mots eux-mêmes et cela permet au lecteur de s’immerger dans l’histoire de manière presque sensorielle.
L’univers de « Habemus Bastard » est à la fois un terrain de satire sociale et une critique des dérives humaines, et Sylvain parvient à traduire cette ambiance à travers un visuel puissant, presque cinématographique. La manière dont il compose ses planches, la façon dont il rythme les scènes lui permet d’amplifier l’immersion du lecteur.
La dynamique entre Jacky et Sylvain est un modèle de complémentarité : l’écriture de Jacky trouve une résonance parfaite dans le style graphique expressif et fluide de Sylvain. Ensemble, ils réussissent à construire un univers à la fois décalé, drôle et profondément humain. Les deux tomes s’enchaînent avec fluidité, et même si le deuxième apporte de nouvelles dimensions à l’histoire, il reste parfaitement fidèle à l’esprit du premier, offrant au lecteur une expérience de lecture à la fois divertissante et réfléchie.
« Habemus Bastard » est une série incontournable pour ceux qui recherchent une bande dessinée capable de mélanger avec brio humour, critique sociale et émotion, tout en bénéficiant d’un graphisme à la hauteur du texte. Un petit conseil : achetez les deux en même temps, cela vous évitera une immense frustration !
« Un vrai prêtre fait vœu de chasteté, pas de pauvreté. Moi ? Moi, j’ai fait vœu de cavale. »
excellent premier tome. j'ai hâte de lire la suite. le titre rend bien hommage à l'histoire. c'est bien dessiné, c'est très sympa même drôle. j'adhère 👍🏼
Okay...dan heb je dus 81 pagina's en daar doe je qua storytelling praktisch niks mee. Dat is best knap. Tekenwerk is tof, maar wat is dit voor verhaal joh. De hoofdpersoon is een beroepscrimineel die een pastoor doodt om zijn identiteit over te nemen (ofzo?!) om onder te duiken in een kerk waarvan hij niet leek te weten dat dat de kerk was. Ik heb terug zitten bladeren omdat ik dacht dat ik wel iets moest missen, maar nee hoor...alles zal zich onthullen in het vervolg waarschijnlijk. Maar als je wilt dat ik een vervolg koop! Dan moet je er wel voor zorgen dat het eerste deel mij boeit. Jezus wat een slecht schrijfwerk. En nog teringduur ook. Dit gaat vanavond nog op marktplaats.
Découvert durant un salon de BD. Sympa, mais sans plus. Cependant, le personnage principal est très cool et charismatique. J’ai envie d’en apprendre davantage sur la gamine et de voir si la relation évolue à la façon de Léon (ce qui serait vraiment très cool). Le dessin est moderne et expressif. On sent bien l’intention des personnages, comme la maman très intéressée par le prêtre, ahah. Côté humour, j’aurais aimé des situations plus longues et plus gênantes. Les scènes de prêtre improvisé sont, à mon goût, trop courtes et pas toujours bien mises en valeur. Mes planches préférées dans ces passages sont celles des messes, qui évoluent avec le côté what the fuck du prêtre. Je vais bien entendu lire la suite pour connaître la suite de cette histoire.
4.25 ⭐️ Une bande dessinée en deux tomes que j’ai beaucoup aimée ! J’ai adoré les illustrations, ainsi que l’intrigue autour de Lucien, un homme de main qui décide de se planquer dans un village en endossant… la soutane ! Le voilà donc curé improvisé, tentant tant bien que mal de se faire passer pour un homme d’église - que ce soit en prêchant à la messe, en célébrant un baptême, ou en procédant aux confessions de ses paroissiens - alors qu’il n’a, de toute évidence, aucune connaissance en théologie. Résultat : c’est souvent cocasse, et j’ai beaucoup ri !
On est dans un thriller bien rythmé, mêlé à un humour noir et franchement immoral. À ne pas mettre entre toutes les mains, donc, mais si vous aimez ce genre d’humour et que vous avez un bon second degré, ça peut vraiment vous plaire.
Impossible de comprendre la situation initiale de cette histoire. Il a fallu relire plusieurs fois et prendre des avis extérieurs pour saisir (quoi que) qui étaient les personnages les uns pour les autres. A part ça, c'est bien dessiné et mis en couleur mais la narration veut trop faire du cinéma et le scénario qui se veut décalé et provoc ne rentre pas en profondeur dans le potentiel de son sujet. ça nous donne une histoire assez classique de sexe drogue et violence... bon.
J'ai bien aimé retrouver une région connue, apprécié la galerie de personnages. Bonnes idées de situations mais ainsi réduite avec beaucoup d'ellipses pour le scénario je ne trouve pas l'intrigue claire du tout. Il va falloir plusieurs lectures... en attendant je vais attaquer un roman noir de Schwartzmann, c'est prometteur si l'on reste dans la même veine.
Super bande dessinée sur un tueur se cachant sous l'identité d'un prêtre. Le scénario est assez sympa et l'histoire s'avère vraiment drôle par la situation du personnage. On sent également arriver des thématiques plus touchantes pour ce prêtre définitivement pas comme les autres. J'ai hâte de pouvoir lire le tome 2.
J'ai adoré le graphisme magnifique de l'album : la couverture noire, la vue sur la ville en arrivant par le train, les doubles pages de paysages. J'ai été moins fan de l'histoire avec laquelle j'ai eu un peu de mal. Espérons que je comprenne mieux avec le second tome. J'ai aimé l'humour : que se passe-t-il le dimanche ? Et j'ai eu de la peine pour la petite fille qui fait ses devoirs au café.
Tja, én ting er sikkert. Det er ikke kjolen, der gør Fanden til præst. Heller ikke en håndlanger. Det er hverken originalt eller provokerende. Det er indimellem lidt plat.
En af konfirmanderne spørger: Men hvad med alt det, Jesus har lært os?
Polar retro assez sympathique; un espèce de Dark Soda qui se permet de baiser pour relaxer. Le rythme est bon, les personnages, à défaut d'être subtils, sont conséquents, et le ton un peu drôle sans virer dans la niaiserie, rend la lecture encore plus smooth.
Le dessin est superbe, avec des personnages qu'on reconnait facilement. Très beau travail. Le scénario est différent et humoristique, et les personnages sont sympathiques même s'il y a des tueurs patentés.
Bon j'ai eu cette BD pour Noël 2024 et j'étais un peu déçu parce que je suis plutôt BD graphique, un truc un peu sympa originale, une BD jolie avec une histoire un peu poétique voire même farfelue. Mais cette BD reste sympa, une histoire peu commune mais quand même on sent la pâte française, le jeune gars qui vend du shit puis devient riche sous les conseils de son mentor le tueur à gages. Le dessin est sympa, normal, mais j'apprécie l'effort d'inclure du pays Français dans l'histoire. Peut-être que j'achèterais le deux histoire de finir l'histoire (lol ça rime).
Un tueur à gage qui se fait passer pour un prêtre afin d'échapper à ses ennemis. Drôle d'idée, mais une idée qui prend forme et qui est globalement convaincante. J'ai trouvé certains passage brouillon, d'autres téléphoné, mais l'atmosphère de grand banditisme couplé à l'absurde d'un prêtre qui n'en ai pas un et qui va chambouler la vie de ses paroissiens m'a convaincu. un personnage principal bien dessiné et très évocateur dans ses expressions faciales.
Un dyptique dont j'avais entendu beaucoup de bien, j'ai attendu d'avoir les deux pour lire cette aventure hors du commun, un polar en bd, un homme de main, Lucien dont l'affaire tourne mal. Il doit se faire oublier sinon ce sera la fin pour lui. Il revêt la soutane du cadavre et devient père Philippe à la paroisse de Saint Claude.
Un prêtre peu commun qui va faire le catéchisme à sa façon, remplir l'église à chaque office. Il va continuer à faire son petit business en "aidant" le fils de Colette à rentrer dans le "droit chemin"...