Chip Zdarsky is a Canadian comic book artist and journalist. He was born Steve Murray but is known by his fan base as Chip Zdarsky, and occasionally Todd Diamond. He writes and illustrates an advice column called Extremely Bad Advice for the Canadian national newspaper National Post's The Ampersand, their pop culture section's online edition. He is also the creator of Prison Funnies and Monster Cops.
Ce tome est coupé en deux partie. La première, la bonne, nous montre la lutte entre Batman et Zur-en-Arrh, sa personnalité de secours, plus extrême, plus violente, plus dure. Zur-en-Arrh estime que Batman n'est plus suffisant, qu'il est trop mou, et qu'il devrait le laisser prendre sa place. C'est intéressant ça pose des questions morales sur la mission de Batman et sur les limites de ce qui est acceptable pour la remplir. C'est dessiné par Jorge Jimenez donc c'est super.
Puis on est soudainement interrompu par la deuxième partie : "Joker : Année Un" publié à l'origine dans la même série, donc qui est sensée faire partie de la continuité, mais qui est tellement vide et déconnectée qu'elle n'en a pas l'air. Cette fois le récit est en deux lignes temporelles. Une première, dans le passé, raconte la première apparition du Joker après qu'il le soit devenu. Une seconde, dans le future, raconte ce qui semblerait être le dernier coup du Joker. La première est illustrée par Giuseppe Camuncoli, et la seconde par Andrea Sorrentino... On va y revenir.
Concernant le récit, en lui même, je n'y trouve pas d'intérêt, c'est pas mauvais pour autant, c'est peut-être ma lassitude du Joker, c'est vrai que j'en ai marre qu'on me le rabâche tout le temps. Surtout marre qu'on me raconte une énième génèse inutile, et un énième final (des plus edgy dark sasuke en plus) qui met encore une fois Batman et Joker en parallèle pour me dire encore "Regardez comme ils sont pareils et en même temps si différents olala le Joker quel personnage profond 😔😔😔😔"... 2023 a la sortie américaine, 2025 quand je le lis... Je baille, je souffle, j'en ai marre. Bref ça sert pas à grand chose mais j'ai pas trop envie de jeter la pierre à Zdarsky non plus, on va dire qu'on est pas sur la même longueur d'ondes et en rester là. Heureusement qu'il a écrit des trucs que j'ai aimé (principalement Newburn)
Maintenant à propos du dessin, et c'est là que c'est proprement inadmissible, Andrea Sorrentino à recours à l'IA générative et ça se voit. C'est à peine si c'est retouché. C'est tout bonnement honteux et d'autant plus décevant que Andrea Sorrentino sait faire de belles illustrations, c'est son métier. Ce qui est fait ici est un manque de respect envers ses pairs, envers lui même et envers les lecteurs.
Que ça ait eu lieu sur le run régulier PRINCIPAL de Batman, le super-héros numéro 1 en terme de ventes de comics... C'est tout bonnement une honte, on vient de me pisser à la gueule avec une histoire oubliable voire inutile et des images IA ignobles et ethiquement critiquables. Tout ça pour, au final, rien raconter. J'espère que les tomes 5 et 6 sauront bien finir ce run et nettoyer ce crachat au visage des lecteurs de comics.
Un tome en demi-teinte. J'ai beaucoup aimé le premier arc (Bombe mentale). Le retour à un Bruce isolé, traqué, est très bien géré et clôture efficacement les événements des tomes précédents. Les planches de Jorge Jiménez sont toujours aussi incroyables.
En revanche, le second récit, Joker : Year One, est une grosse déception. L'histoire est confuse et les idées frôlent le ridicule (l'idée que le Joker ait été "entraîné" par un mentor est absurde). À trop vouloir expliquer les origines et le fonctionnement du Joker, on détruit tout son mystère.
C'est le problème de DC depuis les New 52 : on voit trop le Joker, et on veut trop l'expliquer. Le personnage y perd toute sa force et son côté angoissant. Selon moi, quand il doit apparaître, il devrait être une force chaotique rare et choquante ! Il doit faire peur !
Au final, un tome qui aurait pu être bon mais qui finit par être très moyen (comme l'ensemble du run de Chip Zdardky pour l'instant).