Au mauvais endroit, au mauvais moment, Samir succombe aux tirs SAIDI d’un terroriste. Arrivé à la porte du jardin d’Éden, il apprend que l’amour de sa vie, Valérie, se trouve en enfer après avoir commis un attentat pour venger sa mort. Samir renonce au paradis et entreprend un voyage à travers la géhenne pour sauver sa bien-aimée. Dernier volet de la trilogie initiée avec Djihad, Éden nous propose une virée en enfer qui n’est pas sans rappeler le mythe d’Orphée et Eurydice. Sans jamais renoncer à l’humour, Ismaël Saidi aborde des sujets sensibles tels que la haine de l’autre, l’intolérance religieuse, la vengeance... mais aussi la rédemption et l’amour. Il ouvre ainsi la voie à un dialogue nécessaire autour de la radicalisation.
Jusque où iriez-vous par amour ? Seriez-vous prêt à commettre l’irréparable au nom d’un amour perdu ? Seriez-vous prêt à renoncer au paradis pour retrouver votre âme-sœur au fond de l’enfer ? Et qu’en est-il de l’amour divin ? De la croyance aveugle en une puissance divine ? Qu’en est-il de l’amour fraternel qui peut nous pousser à commettre le pire ?
Du Jardin d’Éden à l’abîme des Suppliciés nous allons suivre Samir, Virgile, Shams et Demon à travers ces questions pour lesquelles les réponses sont loin d’être évidentes.
C’est une pièce qui devrait être lue et connue de tous. Un texte fort puissant, poignant, qui parle sans détour, mais avec beaucoup de douceur et d’amour, des question de religion, de radicalisation, de vengeance, d’amour et de rédemption. L’auteur fait preuve de tellement d’habilité et d’humanité avec ces mots - s’en est bouleversants.
Je conclus sur une citation qui m’a beaucoup marqué -
Samir - je n’en sais rien… peut-être aucun de ceux-là. Peut être qu’il existe mais il ne demande rien. Peut-être qu’il a créé la nature, la beauté, qu’il s’est extasié devant sa création puis il a créé l’humain et l’humain a tout fait foirer. On pense à tort que Dieu utilise l’humain pour en faire ce qu’il veut. Moi, je pense plutôt que l’humain utilise Dieu pour lui faire dire ce qu’il veut. (tableau 6 - Page 66)
C'est assez creux avec une réflexion et une morale attendues (la haine ne mène à rien, ok), le langage familier ne sert pas à grand-chose si ce n'est à essayer de se mettre des ados dans la poche maladroitement car ça reste loin de leurs repères (pas sûre qu'ils sachent tous qui est "BHL", ou ce qu'est un "tube", et considérer Jul comme de la musique de merde montre bien le décalage de l'auteur avec sa cible) et ce sont les premiers à attendre des livres un discours soit vraiment réaliste et crédible, soit raffiné. Bien-sûr le discours prône l'ouverture à la différence mais même ça, j'ai trouvé que c'était surfait et maladroit, notamment à chaque fois que l'homosexualité est évoquée comme un tabou jusqu'à la dernière page.
C’est une pièce de théâtre remplie d’humour et lourde de sens. Les personnages sont diversifiés et intéressants, et décrient les injustices qu’ils ont vécus. Je recommande totalement
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Le synopsis m'est apparu comme vraiment intéressant : notamment par les thèmes abordés, l'originalité du discours mêlée à la forme théâtrale, ... Cependant, je n'ai pas réellement apprécié cette pièce de théâtre ... Le style est assez cru, certaines choses peuvent être perçues comme "drôles" et assez modernes/avant-gardistes. Il est vrai que je n'ai jamais rien lu de tel, mais je n'ai pas accroché ... Je ne sais pas réellement l'expliquer ; j'ai été tout de même intéressée au fil des pages mais je n'en garderai pas un souvenir intarissable.