Un roman d'apprentissage féministe contemporain et plein d'humour.
Comment c’est possible, personne n’en sait rien ; c’est en train d’arriver, c’est tout. Ainsi, très soudainement, un certain nombre de filles et de femmes ont la capacité psychique de faire imploser les phallus. Ces super-héroïnes d’un genre particulier ont pour nom les Phallers. Violette a dix-sept ans et se serait bien passée de cet étrange pouvoir. Mais elle aimerait, comme toutes, apporter une réponse à cette question cruciale qui hante notre société : comment fait-on pour que les hommes cessent de violer ?
Née en 1973, Chloé Delaume est l’autrice d’une œuvre importante et variée, saluée par la critique et le public. Elle a reçu le prix Décembre pour Le Cri du sablier (2001), et son prix Médicis pour Le Coeur synthétique (2020) a été un grand succès de librairie. Son dernier roman, Pauvre Folle, est paru aux éditions du Seuil (2023).
Chloé Delaume, de son vrai nom Nathalie Dalain, née à Versailles le 10 mars 1973, est une écrivaine et éditrice française. Elle est également performeuse, musicienne, chanteuse, de manière plus anecdotique. Son œuvre littéraire, pour l'essentiel autobiographique, est centrée sur la pratique de la littérature expérimentale et la problématique de l'autofiction.
C’était absolument et incroyablement trop bien ???
L’histoire d’une communauté de femmes capables de faire imploser les phallus des mâles alphas. C’est misandre as fuck et plein d’hémoglobine et d’humour. Ça explose de sororité.
C’est juste génial et jubilatoire : FONCEZ !!! 🔥♥️
pour de nombreuses raisons je suis jamais très à l’aise avec le fait de faire résider le mal dans le pénis…mais bon il me fallait mieux choisir c’était littéralement dans le titre
Comment faire pour que les hommes cessent de violer ?
C'est en réponse à cette question si simple et pourtant trop complexe pour la gente masculine dominante (...) que Chloé Delaume a publié ce court roman qui a tout d'une catharsis. Sorte de dystopie où certaines femmes peuvent faire exploser des phallus (oui) le roman est assez fun, très engagé évidemment et il aurait pu être plus développé, mais en même temps... je l'ai aimé tel qu'il était.
À offrir à vos copines féministes (et aux autres aussi).
Le concept - sûrement inspiré de The Power - est chouette, mais les grosses ficelles d’écriture pour faire de la pédagogie avec le lecteur m’ont déplu. Je pense que je ne suis pas la bonne cible, je lis déjà plein d’essais féministes et là, je voulais plutôt un roman !
Eh ben, ça dépote ! Dans Phallers, Chloe Delaume pose la question : comment empêcher les hommes de violer ? Elle y apporte une réponse, dans cette fiction féministe sanglante : donner aux femmes le pouvoir de faire exploser des pénis par la force de la pensée. Entre l'essai et le roman, ce livre explore une réalité alternative de manière très catharsis. Autrement dit, le pouvoir change de camp et ça fait du bien à lire. Le concept de l'histoire m'avait attiré pour son côté un poil choquant, cinglant, violent mais aussi pertinent et jubilatoire. J'ai adoré ma lecture et la manière dont l'histoire est racontée. L'écriture de l'autrice convient à un format court et percutante. J'aime beaucoup ce côté sarcastique et brute de présenter les choses. Ce roman traite du rapport des hommes et des femmes dans notre société, de sororité et des agresseurs qui continue d'agresser en toute impunité. L'histoire soulève des questions très pertinentes sur ce qui se passerait si une telle fiction devenait réalité. Ce qui m'a fait enlever une étoile, c'est que je reste avec la frustration, que c'était trop court. Un roman plus classique, plus long et détaillé, aurait permit de développer tellement de sujet supplémentaire et de s'attacher aux personnages, mais on sent que ce n'est pas la volonté du texte. En bref, c'est un livre qui mérite d'être lu !
en vrai j’aurais du m’attendre au fait que je n’allais pas aimer ce livre c’était littéralement décrit dans le résumé et le titre MAIS j’ai voulu lui laisser une chance en me disant que mon côté misandre trouverait au moins ça drôle - ce qui n’a pas été le cas. j’ai vraiment du mal avec le fait d’accuser un organe sexuel et d’estimer que c’est sa mutilation qui réglera tous nos soucis mais le patriarcat ne disparaîtra pas avec les pénis à mon avis. concernant l’histoire, il est compliqué de s’attacher aux personnages puisque qu’on ne connaît finalement rien d’autres d’elles que leur statut de victime de VSS ce que je trouve assez problématique finalement. aussi j’ai eu beaucoup de mal avec cette façon de présenter les dialogues mais c’est peut être un choix d’édition ? je ne m’attendais pas à un livre qui « dénonce » (malgré le fait qu’il aura essayé), et je n’ai pas trouvé non plus une histoire de vengeance sympathique. pour moi c’est vraiment un flop et ça me peine de noter si mal un livre d’une autrice féministe.
Voilà un petit bouquin qui vaudrait bien 5 étoiles rien que pour son trigger warning hilarant ! Merci Chloé de penser à nous, petites choses fragiles !
Et si certaines femmes, par la grâce du fantastique, devenaient des super-héroïnes ?
Une bonne blague, (zut, c’est juste une blague ?) sans beaucoup plus de prétentions, mais qui m’a bien fait rigoler !
Je comprends le concept. Et j’ai aimé les thématiques fortes abordées. Mais j’ai trouvé ça un peu trop survolé et absurde. J’imagine que c’était l’idée aussi.
Le pitch me parlait tellement. J’aurai aimé aimer ça! Je crois que ce qui m’a fait décrocher c’est que j’ai vraiment trop senti le pamphlet ou l’essai cachés derrière (devant?) la trame narrative.
Esperaba mucho más, porque la mejor CF feminista que he leído es la francesa, y porque The Power es una joya. Pero esto es como su versión superficial.
Le défaut de ce livre ? C'est qu'il est trop court ! J'ai adoré, j'en veux encore !
Quand je pense qu'il y a 15 ans, je ne trouvais même pas Olympe de Gouges dans le rayon littérature et maintenant on peut lire des fictions telles que Phallers. Ça fait du bien et ça fait réfléchir, doit-on en arriver là pour que les hommes comprennent collectivement les violences faites aux femmes ?
Très déçue. Ce qui me semblait être une œuvre de science fiction féministe aux accents cronenbergien ressemble plus à un manifeste (presque misandre par moment..) Trop caricatural, les personnages n'ont aucune profondeur et les dialogues sont vides + fin hyper décevante : je m'attendais à un final explosif, mais rien.
This entire review has been hidden because of spoilers.
J'ai adoré l'histoire mais pas l'écriture en elle-même. Je pense qu'une écriture plus simple, plus tranchée, avec moins de rimes et de vrais dialogues aurait donné plus de corps à ce délire. Mais l'histoire ? Le fond? Très très fun à lire!
C’est une note peut-être difficile. Disons que je m’attendais à quelque chose de grandiose vu le thème, et que la déception a malheureusement été présente…
Sur le papier, il me donnait envie, et il me donne même envie de le relire. Des femmes qui obtiennent soudainement le pouvoir de mutiler les phallus, la possibilité de retourner la peur. Pour une fois, ce ne sont plus des victimes qui n’obtiennent jamais réparation, mais des femmes vengeresses qui en ont après le patriarcat. Sincèrement, de ce côté-là, le livre m’a convaincue, il n’y a aucun problème. Il y a de la colère, de la vengeance, de la sororité, du sang et des white male tears. Une sorte de secte féministe aux pouvoirs supernaturels, contre un clan masculiniste qui veut en découdre. L’heure de la révolution a vraiment sonné.
Je crois que c’est simplement que je m’attendais à quelque chose de différent. Peut-être que la brièveté du récit fait que je reste sur ma faim, car j’aurais voulu avoir plus d’éléments à me mettre sous la dent. Plus de réflexions philosophiques, plus de contrastes, plus de face-à-face avec les hommes, des vraies confrontations et pas juste à la fin. J’aurais aimé voir comment ce changement affecte la société, plus que juste voir la contrariété de 8/9 hommes "virils" et fiers de l’être. Je trouve que le sujet est trop important pour être expédié en 150 pages.
Je critique mais je dois dire que la plume était très agréable à lire. Elle était crue, incisive tout en étant poétique. Un peu dans une vibe à la Despentes, elle était parfaite pour ce genre de récit qui demande de la force et de la beauté. Ça reste très original et bien amené avec des moments poignants, qui foutent les boules. En prime, la sororité met du baume au coeur.
Finalement, une bonne lecture que j’aurais aimé voir durer au moins 150 pages de plus pour vraiment creuser le sujet. Toutefois, c’est un livre qui fait du bien à lire, en ce sens que rêver d’un monde où les hommes craignent suffisamment pour cesser leurs violences, ça donne envie.
I don't know how to feel about this book. Le point fait par l'auteure est très intéressant et la question est essentielle : comment faire pour que les hommes arrêtent de violer ? Le concept des *Phallers* est super intéressant & permet de tirer quelques réponses à ce problème. J'ai beaucoup apprécié l'aspect fénimiste de ce livre.
Mais (& pour moi il est important) :
Spoilers dans le texte à suivre /!\
Les personnages sont finalement assez plats, je ne me suis identifiée à personne et certains semblent être là par nécessité plutôt qu'intérêt. Après, cette décision peut s'expliquer par le fait que les personnages sont là pour servir le point que fait l'auteure & non pour créer une *vraie* histoire. J'ai eu énormément de mal à la fin du livre lorsque le groupe des Phallers devient une sorte de secte (???) dans lesquelles elles font des rituels le soir en robe de lin (?). J'ai trouvé que cet aspect décrédibilise complètement la cause fénimiste puisque ce sont ce que les hommes leur repproche. Il est certes essentiel de voir le POV de Charles & Rodolphe puisqu'eux aussi sont membres d'une sorte de secte pour hommes mais ce point n'est pas réellement soulevé. J'ai trouvé cet aspect mal amené.
Donc finalement, cette lecture est importante & rapide mais il est, selon moi, nécessaire de prendre du recul à la suite de la lecture et de tirer les enseignements que nous souhaitons.
L'écriture passe bizarrement au second plan pour ce texte qui ressemble plus à un tract féministe romancé qu'à un roman, ou à une nouvelle dont le concept est esquissé, mais l'intrigue pas encore assez développée. Tout le roman est très descriptif, peu d'efforts de style ou de dialogues. On suit Violette et son groupe de "phallers", des femmes de tout âge capables de faire exploser un phallus suite à une agression (un bonus de l'évolution pour les aider à se défendre dans un contexte hostile ? Ce n'est jamais clairement explicité). On sait ce que ressent Violette mais l'autrice ne nous plonge pas dans sa tête pour autant, et il est au final assez difficile de s'attacher aux personnages que l'on suit de loin. Bref : un concept excellent, mais un traitement inabouti.
Roman initiatique féministe véritablement jubilatoire et cathartique. Un voyage à travers les arts (culture du viol, poèmes et chansons féministes…), au sein d’une magnifique sororité, et surtout une vraie réflexion autour de la question : comment faire pour que les hommes cessent de violer ? Y a-t-il des limites ?
Décidément, Chloé Delaume confirme (si besoin était) qu'elle est une écrivaine à part. Plein de trouvailles hilarantes, dans ce roman où les femmes pulvérisent le sexe des hommes par un simple regard ciblé, qui étayent une lucidité très impressionnante; plein de sang aussi, trop pour prendre le fait au premier degré. Un roman haut en couleur, et courageux à certains égards.