Est-il possible que des souvenirs douloureux et non résolus restent inscrits dans notre corps même si on n’en a aucune conscience, même si ça ne nous concerne pas directement? Ces événements qui ont marqué la vie de nos ancêtres et dont on n’a pas eu connaissance peuvent-ils s’exprimer à travers nous, notre corps, notre manière de réagir aux autres et à la vie ?
L’auteure explore cette piste à travers l’histoire de Mona qui entreprend d’écrire les mémoires de son grand-père. Anxieuse et soucieuse de correspondre au modèle de la fille parfaite, maman surprotecrice, Mona est incapable d’avancer dans la vie quand elle commence à retracer l’histoire des siens. Elle lève le voile sur un événement tragique survenu dans la vie de ses grands-parents quand ils vivaient encore à Tunis et découvre peu à peu l’étendue de son impact sur les membres de sa famille.
Le livre est bouleversant de tendresse, tour à tour amusant et surprenant. Les personnages sont attachants, et le rythme volontairement lent nous invite à entrer doucement dans le cocon chaleureux de cette famille unie et profondément sympathique. L’ouvrage manque toutefois de profondeur, sans doute pour rester fidèle à l’esprit léger et réconfortant propre aux romans feel good.
Je me suis totalement laissée avoir par le titre, ainsi que par le résumé, qui parlait de mémoires, de santé mentale et d'immigration. J'ai bien aimé le début, mais la tournure ésotérique que prend le récit m'a vite fait déchanter. Vraiment, je n'ai pas accroché, et je trouve même ça hyper dommage tant le début était prometteur. Je ne comprends pas du tout ce choix de l'autrice, l'histoire aurait pu être bien plus poignante et intéressante sans tous ces trucs de transgénérationnel saupoudrés de lithothérapie. Dommage.