Loin de la science-fiction militariste et des dystopies, le genre solarpunk propose des récits utopistes et écologistes, imagine des futurs meilleurs et propose des axes de réflexion pour penser l'avenir sous l'angle de l'espoir.
Une des particularités du solarpunk est qu'il s'agit d'un mouvement autogéré international, qui publie des anthologies un peu partout. Il n'était pas encore paru d'anthologie francophone de solarpunk ; le moment nous a semblé bon pour le faire, en fêtant le 20e anniversaire des Moutons électriques, avec des nouvelles de Jacques Boireau, Basile Cendre, Chloé Chevalier, Jeanne Mariem Corrèze, Xavier Dollo, Silène Edgar, Mélanie Fievet, Thomas Geha, Jean-Pierre Hubert, Olav Koulikov, Christine Luce, Laurent Queyssi, Jayaprakash Satyamurthy, Nicolas Texier, Roland C. Wagner et Dominique Warfa.
Je n’ai vraiment aimé que 5 nouvelles. Je n’ai pas vu le côté positif pour les premières nouvelles. Elles étaient intéressantes mais ce n’est pas ce que j’attendais pour de la SF "positive"
(2.5/5) Je dois dire que je suis assez déçue de ce recueil. J'espérais y trouver de la SF écologique sympathique et douce, un peu dans le style de B. Chambers (car c'est ce que la 4è semblait promettre). Finalement, je rejoins les autres commentaires : les nouvelles sont souvent hors sujet, quand elles ne sont pas carrément dystopiques et anxiogènes. J'ai lu les dernières en diagonale, mais sans plus.
Solarpunk – Vers des futurs radieux est un recueil de nouvelles dirigé par André-François Ruaud et publié en juin 2024 chez Les Moutons Électriques, une maison d’édition indépendante qui a malheureusement annoncé sa fermeture en janvier 2025.
Loin de la science-fiction militariste et des dystopies, le genre solarpunk propose des récits utopistes et écologiques, imagine des futurs meilleurs et propose des axes de réflexion pour penser l'avenir sous un jour radieux.
Une des particularités du solarpunk est qu'il s'agit d'un mouvement autogéré international, qui publie des anthologies un peu partout.
Il n'était pas encore paru d'anthologie francophone de solarpunk ; le moment nous a semblé bon pour le faire, en fêtant le 20e anniversaire des Moutons électriques, avec des nouvelles inédites de Christine Luce, Silène Edgar, Chloé Chevalier, Jeanne Mariem Corrèze, Basile Cendre, Dominique Warfa, Xavier Dollo, Jayaprakash Satyamurty, Laurent Queyssi et Morgane Caussarieu.
Le livre regroupe dix-sept textes dont l’appartenance au genre solarpunk est parfois ténue. De ce fait, les amateurs de solarpunk pourraient être déçus par ce recueil, même si personnellement j’ai trouvé certains textes vraiment intéressants. L’ensemble est plutôt agréable à lire, avec des hauts et des bas, comme souvent dans ce genre d’exercice où tous les textes ne peuvent pas plus à tout le monde.
Voici un bref aperçu de chacun des textes :
1. Une île (et quart) sous la lune rouge (Thomas Géha) Une histoire assez étrange sur une île bretonne, que j’ai lue un dimanche soir et qui m’a suffisamment perturbé pour que je passe une mauvaise nuit, ce qui ne veut pas dire que cela en fait une mauvaise nouvelle, au contraire. Ce qui dérange à souvent du bon.
2. Retour au pays natal (Jean-Pierre Hubert) Un alsacien tente de rentrer chez lui et traverse les Vosges, qui servent de zone tampon entre la Fédération néo-socialiste et le Rheinland démo-capitaliste. Sa voiture tombe en panne et il trouve refuge au sein d’une communauté libre.
3. Nulle part et en Crimée (Olav Koulikov) Dans un empire anglo-russe autoritaire, un journaliste londonien part en reportage en Crimée, où se déroule la dernière guerre impériale.
4. Quelques pas en arrière entre Styx et Achéron (Jacques Boireau) Un homme qui a fondé une cité utopique se remémore son enfance autour des Forges et de la Fonderie où travaillaient ses parents et où il était destiné à les rejoindre un jour.
5. Un point au large (Mélanie Fievet) Le récit mélancolique d’une migration, d’une désertion, d’un exil, d’un départ vers l’ailleurs, vers le dehors, le refus d’un ordre social injuste et morose.
6. Bastiide (Laurent Queyssi) Après l’effondrement, une fillette raconte le jour des funérailles du patriarche de la communauté fortifiée où elle a grandi.
7. Sur des langueurs océanes (Dominique Warfa) Un adolescent naufragé qui a fui une communauté réactionnaire est accueilli sur une île artificielle pilotée par une IA et où cinq techniciens tentent de faire vivre une utopie scientifique et libertaire.
8. Premier mai (Silène Edgar) Dans une France après l’effondrement, qui subit des hivers extrêmes et des étés caniculaires, où les plantes sont de plus en plus rares, des enfants tentent de quitter leur condition miséreuse en passant un concours qui favorise plutôt les jeunes bourgeois qui peuvent encore se payer une éducation.
9. La gueule sans crocs (Basile Cendre) Dans une ville dévastée par le changement climatique, des adolescents partent à la recherche d’un garçonnet disparu dans les entrailles de la cité.
10. La pluie coule entre nos doigts (Christine Luce) Sur une exoplanète où les premiers colons se sont organisés en Commune, un vaisseau spatial est à l’approche, transportant la nouvelle vague de colons venus d’une Terre épuisée.
11. La succulente (Chloé Chevalier) Une fillette découvre, prend soin d’une plante inconnue venue d’ailleurs, et grandit à ses côtés.
12. Serveur autonome pour la sauvegarde de l’habitat alpin (Jeanne Mariem Corrèze) SASHA, une intelligence artificielle, est chargé de veiller à la sauvegarde de l’écosystème alpin. J’aurais du mal à en dire beaucoup plus, car j’ai eu du mal à suivre où cette courte nouvelle voulait m’amener.
13. Ce qui n’est pas nommé (Roland C. Wagner) Dans une cité côtière où il n’existe plus de mot pour désigner la pluie, des nomades du désert arrivent, et un adolescent s’apprête à passer l’épreuve rituelle pour devenir adulte. Roland C. Wagner joue parfaitement avec le langage et le vocabulaire dans cette très jolie nouvelle.
14. Voyageuse (Xavier Dollo) Cinq ans après le cyclone qui a tué ses parents, sur une Terre dévastée et abandonnée par la majorité de ses habitants partis vers les étoiles, Caroline vit dans un bunker, protégée du monde extérieur par des droïdes. Un jour, une étoile tombe du ciel.
15. Fran et ses deux maris (Nicolas Texier) Dans un futur plus ou moins proche, les humains ont accepté de prendre une drogue pour éteindre leur instinct de domination et remettre leur survie aux mains d’une intelligence artificielle qui décide désormais quasiment tout pour eux, au nom de leur protection et celle de leur écosystème.
16. Quand on aura fini, elle sera magnifique (Blaise Cendre) Un vieux briscard du recyclage planétaire, qui cherche la rédemption pour ses fautes passées, et sa jeune assistante débarquent sur une des nombreuses planètes surexploitées par l’expansion humaine, avant que l’humanité renonce à ses penchants destructeurs.
17. Dans l’enfer plutonien (Jayaprakash Satyamurthy) Un très court texte assez obscur, dont je ne suis pas certain d’avoir saisi le sens.
Pas ce à quoi je m’attendais. Je n’ai pas vraiment reconnu de « solarpunk » dans ce que j’ai lu. Le sous-titre en revanche, « VERS des futurs radieux » décrit bien mieux l’ensemble des nouvelles.
J’avoue avoir prête plus attention au titre qu’au sous-titre, et aussi à la belle couverture pleine de couleurs et d’optimisme. Je voulais une lecture douce et apaisante, pas de bol, je me suis trompée.
Tout n’est pas tout noir, loin de là, ce n’était juste pas ce que je voulais au moment t, et je n’avais pas forcément l’envie ni le plaisir de poursuivre. Les différentes nouvelles ne sont en aucun cas dépourvues d’intérêt (sauf la dernière, rien compris, ou alors ma liseuse a été piratée).
J’ai aimé 4 nouvelles parmi la grosse dizaine proposée : Une île (et quart) sous la lune rouge Quelques pas en arrière entre Styx et Achéron La pluie coule entre nos doigts Ce qui n’est pas nommé
Et clairement ce sont les nouvelles les plus optimistes qui me sont restées en tête.
Dommage, j’espérais vraiment que ce livre allait me plaire, encore plus suite à la fermeture de la maison d’éditions il y a quelques semaines, qui m’avait fait mal au cœur.
Un recueil de nouvelles décevant. Seules deux d'entre elles sont des récits solarpunk (La pluie coule entre nos doigts de Christine Luce ; Quand on aura fini,elle sera magnifique de Basile Cendre) . Toutes les autres sont du post-apocalyptique sans ouverture vers une transformation écologique. Je ne comprends pas le sous-titre très inadapté : vers des futurs radieux. Toutes les nouvelles sont sombres, anxiogènes et pessimistes à part les deux précités.
Beaucoup de nouvelles à découvrir, mais très peu que je rangerais dans la catégorie Solarpunk. Le sous-titre "Vers des futurs radieux" est plus vrai, même s'il apparaît plus souvent par évocation, en contraste avec des dystopies dont la description prend une place plus importante.