Ceci n’est pas un jardin est un récit en fragments où le végétal participe à un détournement de la parole. Des représentations de plantes envahissantes permettent à la narratrice d’illustrer ses pensées invasives; ses symptômes dépressifs et anxieux se matérialisent dans son appartement, bouchent les drains et font tomber les cadres. L’espace qu’elle parvient à conquérir se fait au prix d’une présence végétale envahissante, qui étouffe mais donne à respirer tout à la fois.
Texte hybride en prose, en vers, en dialogues et en listes, Ceci n’est pas un jardin marque l’arrivée d’une voix littéraire singulière, portée par une réjouissante exploration formelle.
« Je suis fatigué, je ne dors plus. Je ne dors plus. Je peux l’admettre, c’est que j’ai peur de me réveiller. »
Mais quel livre renversant !
On y découvre une narratrice qui se voit contrainte de combattre des plantes qui envahissent sa vie.
Mais plus elle tente de s’en débarrasser, plus elles poussent et prennent de l’expansion dans son environnement.
« Site humide perturbé: c’est une manière originale de me définir. Ma psy va adorer ça. »
Représenter la dépression et l’anxiété par des plantes nuisibles.. c’est magnifiquement réaliste.
La métaphore est amenée si habilement qu’on se sent submergé par les émotions.
On étouffe carrément sous l’abondance de la verdure.
C’est un livre qui nous fait réaliser que parfois, on peut avoir besoin d’aide pour entretenir notre jardin. Et que c’est ok de trouver de l’aide et du réconfort comme on peut.
C’est SI beau! Juste wow. La plume de l’autrice m’a complètement charmée. Les images sont magnifiques et riches. Les plantes envahissantes qui agissent comme reflet de sa dépression et qui réapparaissent à chaque fois qu’elle tente de s’en débarrasser… wow! J’ai été épatée du début à la fin. J’ai vraiment adoré l’échange entre la narratrice et sa coloc, qui se parlent sans s’écouter…
Pour toutes les splendides métaphores qui ont tellement contribué à l’histoire, je donne 5 étoiles. J’ai l’impression que Camille Garant-Aubry est un nom que nous entendrons de plus en plus dans les prochaines années.
Ouhh c'était bon ça ! J'ai tellement aimé la métaphore des plantes envahissantes pour représenter la dépression et les pensées du personnage principal ! C'est court, j'ai été happée par plusieurs excellents passages. L'horticultrice en moi à été bien contente de retrouver une histoire sur la santé mentale avec des plantes. C'est tellement un bon mix. Ça valait la peine comme lecture! Toutefois, je ne recommande peut-être pas cette lecture à quelqu'un qui se trouve dans un état d'esprit houleux. Ça peut devenir très confrontant comme lecture par moment. ❤️🩹
Un sujet qui m’apparaissait présenté sous une forme original, toutefois, l’histoire en soit était sans éclat et trop abstraite à mon goût. J’ai l’impression que le cœur de l’histoire aurait pu être davantage exploité/detaillé et plus concret afin de rester captivé.
C’était exactement le genre de livre que j’avais besoin, une lecture rapide, harpent qui se lit en un souffle. Un livre qu’on ne peux s’empêché de finir lorsqu’on le commence, qu’on veut lire d’une traite. Un mélange de poésie, de récit rythmé et de courant de pensée qui s’engeance super bien avec cette série de métaphore de jardinage sur les pensées intrusive, l’anxiété et les pensées suicidaire. C’était une écriture super accessible, très fluide et élégante. C’était très imagé, j’ai été complètement charmé.
Les métaphores des plantes envahissantes et les informations sur ceux-ci était super intéressante. Le format de se livre était très différent, c’était rafraichissant de mes lectures ressente et des autres livres de se genre. Je ne m’attendais pas à une histoire suivit et construite sous forme de récit, j’ai été agréablement surprise que ça le soit. Bref, je recommande se livre et je lui souhaite d’être nettement plus connu, il le mériterais, j’attends avec impatience les prochains ouvrage de cette autrice!
Une lecture que j’ai trouvé difficile et que je n’arrive pas à noter.
Je ne lis pratiquement jamais de poésie, mais j’ai apprécié le mélange des genres qui m’a sortie de ma zone confort. C’est aussi très bien écrit.
La métaphore des plantes envahissantes pour représenter la dépression est bien réussie. J’ai d’ailleurs trouvé le livre étouffant et anxiogène. À vrai dire, je n’ai pas passé un bon moment du tout, j’ai été inconfortable tout au long des quelque 130 pages que compte ce livre.
Peut-être qu’il s’agit là du but recherché? Ou que je n’ai pas assez de distance avec le sujet abordé?
Dans tous les cas, très hâte de suivre les prochains projets de cette nouvelle autrice.
Excellent roman avec beaucoup de sous-texte, d'intertextualité, de notion d'espace de texte. Fortement recommandé pour étudier et analyser en littérature. Sur le plan de l'histoire, certains se reconnaîtront et les plus chanceux non. Malheureusement, je fais partie de la première batch. Fuite, désir d'être normal, éviter de se confronter au problème... C'est parlant et universel. C'est lourd et l'atmosphère me fait penser un peu à la nouvelle Yellow Wallpaper sur le plan de l'envahissement de son environnement et de l'intrusion du surnaturel grâce à une longue métaphore filée. À ne pas lire si votre santé mentale est fragile.
Bref, malgré tout, je recommande fortement car l'auteure a su démontrer en peu de mot. Percutant.
Un 3.5 pour ce essai original, un premier livre pour l’autrice. La narratrice est prise avec des pensées envahissantes, représentées par des plantes envahissantes. Le livre est basée d’analogies horticoles. Si c’est bien écrit, je donne 3.5 pour une simple question personnelle. Je n’étais pas toujours capable d’identifier les symboliques avec la dépression et l’anxiété. Bref, super original, reste que je n’avais jamais rien lu de tel.
“Oui c’est ça que je t’explique, j’ai rien dit, je voulais, mais j’ai rien dit. J’ai juste souri.”
Intéressant de se retrouver dans le quotidien d’une personne face à sa santé mentale. L’approche est originale tant au niveau de la disposition du texte qu’aux images utilisées. C’est prenant, parfois bouleversant, et ça pousse vraiment à réfléchir sur nos propres perceptions.
J'ai adoré, la métaphore de la plante envahissante est une si belle façon de parler de dépression et d'anxiété. L'écriture du livre est très poétique et fragmentaire, mais ce n'est pas une lecture légère pour autant. La lourdeur des difficultés de la narratrice nous accompagne tout le temps. Ce n'est pas un roman de plage pour se détendre, mais un roman qui fait réfléchir. Ceux qui n'auront jamais connu ça vont s'aventurer à découvrir une nouvelle manière de raconter ce que l'on ressent en dépression, et pour ceux qui l'ont déjà vécu, c'est un baume sur le cœur. 💕
Les métaphores ont jamais été ma force dans les cours de français. Ni même la poésie. Mais il est facile de voir la dépression sous forme de plantes dans ce livre.
“Les premières semaines ont été difficiles. Je ne vais pas mentir. Les pousses s’entêtaient à pousser là où il ne fallait pas. Parfois, même, elles sortaient de la chambre. Certains jours, je préférais dormis dans le salon ; ignorer ce qui m’attendait au bout du couloir.”•§₽90
J’ai étiré aussi longtemps que j’ai pu ma lecture, pour la savourer le plus longtemps possible, même si une lecture d’un coup aurait clairement été possible.
Le mélange des genres, entre la poésie, le récit et les informations parcellaires sur les plantes rend le livre imagé et coloré. Touchant. Magnifique.
3.5 étoiles 🌟 | ceci n'est pas un jardin dévoile les pensées suicidaires, les pensées envahissantes et l'anxiété généralisé de sa protagoniste sous une forme imagée (la naissance de pousses de fleurs). 🪻
Quelle magnifique façon d'agencer les mots pour en faire une métaphore si poignante sur la dépression. Les liens avec la nature m'ont fait penser à l'Écume des jours.
J'ai adoré l'aspect poétique de certains chapitres, agencés à perfection avec d'autres en prose.
Insérer le meme d'Adam Driver « More! MORE! » pour le rapport que j'ai avec les livres qui mettent en récit notre relation avec les fleurs dans le but de soutenir le reste du propos!