Lorsque son cousin décède de façon tragique, le narrateur est incapable de pleurer. Le jour des funérailles, le jeune garçon, submergé d’émotions qu’il ne comprend pas, repousse le plus longtemps possible le moment des adieux. Mais à mesure que la journée avance, quelque chose en lui cède, jusqu’au déluge.
Dans une langue magnifiquement imagée, ponctuée d’une touche d’humour, Déménager au ciel traduit le parcours du deuil et l’apprivoisement des contradictions qui nous habitent quand on perd quelqu’un qu’on a tant aimé.
Extrait moi je retiens tout en-dedans mes digues sont indestructibles je ne perdrai pas une goutte de ce qu’il me reste de Loïc
Si je pouvais citer le livre au complet, je le ferai, car du début à la fin, j’ai été happée par les émotions et fracassé par les tournures poétiques. C’est ce qui est beau avec la poésie, ça fesse dans la gorge, mais dans le bon sens. Ça fait mal en nous faisant du bien.
Ce récit de deuil est parfaitement exécuté et saura chambouler jeune comme moins jeunes.
Je me permets cette citation qui m’a fait laché un gros « taaaabarnak » en me serrant la gorge ensuite.
« le maquillage est ce qui coule en premier dans la peine le mascara coule comme le corps de mon cousin »
《On ne m'avait jamais dit que même les poissons pouvaient se noyer》. C'est tellement vrai que les adultes ne préparent pas les enfants à la mort chez les jeunes, parce que tout le monde fuit cette douloureuse possibilité. Pourtant, lorsqu'on est à l'âge durant lequel toutes les émotions sont plus intenses, être confronté.e à la mort d'un.e ami.e ou d'un.e cousin.e, c'est irréel et percutant.
Voilà pourquoi cette oeuvre est incontournable, parce qu'il s'agit de poésie pour adolescents sur la perte d'un être cher qui n'est pas tellement plus âgé que soi.
Comment peut-on accepter qu'un cousin si sportif, si invincible meurt noyé ? Lui qui était si bon nageur d'ailleurs... Dans cette oeuvre, nous suivons celui qui reste dans le sprint du deuil : du salon jusqu'au cimetière. Les mots sont justes, ils mettent de l'avant toutes les incohérences de cette cérémonie. À quoi bon offrir des fleurs, si ce n'est que pour rappeler à ceux qui restent que la vie est éphémère et qu'ils devront encore y être confronté lorsque ces dernières faneront...
J’adore les images que les auteurs font! C’est un recueil sur le deuil. Le cousin du personnage principal s’est noyé! On y retrouve le champ lexical de l’eau tout au long du roman. Les tournures de phrases sont vraiment bien construites. J’ai tout aimé, malgré la lourdeur du thème, ça reste une lecture légère et toute en finesse.
3,5 - Un recueil qui suit le parcours d’un jeune garçon, marqué par la perte d’un cousin parti trop tôt. Comme il est mort noyé, l’eau revient souvent dans les images du texte. Le style est assez simple, ce qui donne à l’ensemble une certaine sobriété.
C'est beau pis ça fait mal. Juste comme je les aime. Lire ça pendant que je vis mes propres deuils, c'est comme combattre le feu par le feu, merci pour ça. ''Le deuil n'avance qu'au gré des forces qu'il nous reste''
À la mort de son cousin, un garçon traverse un chagrin immense et navigue dans le deuil au fil du protocole funéraire. C’est extrêmement touchant et raconté avec une douceur infinie. J’ai adoré.
« jamais on ne m’avait dit que même les poissons pouvaient se noyer »
Déménager au ciel est un court recueil de poèmes où l’on traverse un jour triste et gris de funérailles. Les funérailles d’un cousin mort noyé. Trop jeune, beaucoup trop tôt.
« il fait beau dehors c’est impoli la météo n’en a rien à faire de mon cœur gris ma place est au centre d’un orage »
Les mots sont justes, authentique, beaux mais tellement douloureux. 💔 Les phases de cette journée sont peints avec une exactitude poignante. J’ai eu le sentiment de revivre les funérailles de mon grand-papa. 🕊️
« il nous restera le ciel en rappel de la chance qu’on a eue d’avoir pu bâtir des souvenirs où tu te trouveras toujours »