Je déteste les romans en vers libres or je suis tombée dans celui-ci la tête la première, me suis assise dans ce bus et n’ai eu aucune envie d’en descendre avant le terminus. Je découvre donc Marie Boulic et sors de cette lecture enchantée, tant par sa plume (vraiment !) que par la justesse de cette histoire, d’amour (et pas vraiment que…) et des sentiments qui traversent les deux protagonistes. On se sent presque à leur place, tellement c’est vrai.
Une fois l'écriture en vers libre dépassée, nous plongeons dans une très belle histoire, d'une réalité déconcertante.
Je pensais lire quelque chose dans l'esprit de L'amour Ouf, et bien non. L'histoire va bien plus loin et l'émancipation de Charlie est magnifiquement inspirante !
la dernière fois qu’on s’est aimés est un roman d’amour singulier, délicat et profondément poétique. j’y suis entrée avec beaucoup d’a priori. en voyant la forme, en comprenant qu’il s’agissait d’une romance, je me suis méfiée. j’ai souvent été déçue par ce genre, et je m’attendais à revivre la même chose.
et pourtant.
ce roman, écrit en vers libres, m’a totalement prise à contre-pied. il raconte l’histoire de charlie et raphaël, qui se croisent à nouveau dix-huit mois après leur rupture. à travers une alternance de voix entre « elle » et « lui », on assiste à des retrouvailles pleines de tension, de souvenirs, de non-dits. le présent se mêle aux flashbacks, et peu à peu, on comprend ce qui les a séparés.
la mise en page est atypique, mais elle donne un vrai rythme au texte. tout se lit comme un murmure, presque comme une conversation intérieure. la plume est belle, douce, parfois douloureuse. c’est un texte qui ne crie jamais, mais qui touche juste.
ce roman parle des histoires qui s’arrêtent, de celles qui laissent des traces longtemps après la fin. de la solitude, du vide, de cette impression que la vie continue alors que quelque chose en nous s’est éteint. il parle aussi des secondes chances, de l’espoir qui renaît après l’orage, des excuses qu’on ose — ou non — accepter.
mais surtout, il aborde des thématiques encore trop taboues, avec beaucoup de justesse et de sensibilité. des choix faits sans savoir quelles en seront les conséquences. des décisions qui marquent une vie entière. des regrets et des remords qui ressurgissent même quand on pensait avoir tourné la page.
c’est un roman court, mais intense. un texte qui se ressent plus qu’il ne se raconte. une romance différente, qui m’a surprise et touchée là où je ne l’attendais pas.
en bref : une très belle découverte, que je recommande sincèrement. un livre qui mérite d’être lu, ressenti, et gardé en tête longtemps après la dernière page.
Je lis peu de romans en vers libres, je ne m'y attendais d'ailleurs pas quand jai commencé celui-ci mais cela colle à ce roman comme un gant et apporte un petit plus que j'ai énormément apprécié. Une histoire d'amour très juste, très belle, j'ai pris ce bus avec Charlie et Raphaël et comme eux je n'avais plus envie d'en descendre.