EnfanceRêveMémoireHorizonDeux exilés se racontentRodney Saint-Éloi, né en Haïti, est poète et éditeur.Yara El-Ghadban est romancière et anthropologue d'origine palestinienne.Les deux vivent à Montréal.
« Je cherche ce vertige qui s'empare de moi dès que je fais un pas vers l'autre. J'avance vers la mer, le courant me tire et je chavire. Chers alliés, n'abandonnez pas la cause, mais gardez une place pour le chavirement. »
Quel livre riche. D’abord, le titre. Probablement le plus beau titre que j’aie jamais vu. Un échange entre deux êtres profondément cultivés qui nous entraînent dans leur quotidien et leurs réflexions sur le racisme, sur cette violence, mais aussi sur leurs rêves pour demain. J’ai un gros faible pour la plume imagée et poétique de Rodney. J’ai un peu moins accroché sur la manière dont Yara s’appuie constamment sur des romans pour développer sa pensée. 4.5/5
J’ai été transportée par ce dialogue brillant entre Yara El-Ghadban et Rodney Saint-Eloi. J’ai été bouleversée, ébranlée, charmée, émue, étonnée par leurs échanges. À mettre entre toutes les mains. Les propos sont intelligents, pertinents et portés de façon originale. Je pense que c’est mon essai favori de l’année.
Je n’ai vraiment pas fait honneur à cette œuvre, que j’ai étiré sur plusieurs mois, l’abandonnant durant de longues périodes et perdant chaque fois le fil et le rythme entre ces beaux dialogues et ces réflexions super intéressantes et pertinentes.
Je ne me sens donc pas légitime de la « rater », mais je recommande assurément