Jess semble avoir un destin tout tracé. Sa mère voudrait qu’elle suive ses pas et reprenne l’hôtel familial dans le village qui l’a vue naître. Mais Jess veut emprunter des chemins de traverse, se laisser surprendre. Ce sera à Venise où, logée dans un appartement prêté, vivotant des visites guidées qu’elle propose en ligne, elle se nourrit de beauté, de découvertes, du simple plaisir d’être là, déchiffrant les secrets de la ville. Mais l’appartement est bientôt mis en vente, il faut déménager, chercher d’autres ressources. C’est alors qu’elle trouve un travail d’appoint auprès de Maxence Darsène. Fameux avocat pénaliste, vivant en couple avec l’exubérant Colin, il occupe une propriété au charme suranné, sur l’île de Torcello, où, entre deux affaires criminelles et aidé par un gardien au passé ténébreux, il poursuit un projet magnifique : redessiner, reconstituer, sauver les jardins qui bordent sa maison, depuis toujours livrés aux ravages de la montée des eaux… Baigné de lumière et de sentiments effleurés, d’espoirs indicibles, de révoltes minuscules et d’émerveillements soudains, le roman de Claudie Gallay nous tient captifs des miroitements de la lagune, et de cette première Venise où la mémoire, la mélancolie et la ténacité insulaires se déploient, pour une jeune femme pleine d’attentes, telle une vie à s’inventer sous un vaste ciel de liberté.
3,5 ⭐️ Emprunt audio (vive la BAnQ!) C’était bien. On explore Venise au gré des pages. Ça prend du temps, mais on finit par s’attacher à ces personnages colorés. C’est doux et lent. On déguste les repas du jardin que Jess prépare. On classe des documents juridiques avec elle. On écoute les chicanes de Maxence et Colin. On navigue dans les lagunes vénitiennes. Presque la dolce vita!
Île Venitienne, Torcello 💙 Mon livre préféré de 2024 🤍💙
Refermer ce livre avec un flots de pensées, d'admiration & l'envie intense de croiser ses personnages, la Venise de Claudie Gallay se dévoile à chaque page. Tout m'a séduit dans ce roman.
Jess vivote à Venise dans un appartement, elle a quelques semaines pour quitter son logement de fortune au coeur de la belle Venise. Situation de Stand by, elle ne se résoud pas de retrouver sa famille en Isère, pour travailler dans l'hôtel tenu par sa mère. Ce qui se joue au fil des pages c'est l'errance de cette jeune femme, alors qu'elle s'improvise guide pour touristes au coeur des canaux et des ruelles vénitiennes, toujours elle redécouvre la ville sous un regard neuf, s'y perd, nous ballade... Cette Venise là, vu à travers Jess, j'ai tellement envie de la découvrir.
Voilà pour le côté idyllique de ce roman, Jess va nous amener à quitter Venise pour l'ile de Torcello, elle accepté un emploi auprès de Maxence DArsène, homme à la personnalité complexe, avocat expérimenté. Maxence est lasse peut-être d'être l'homme qu'il est devenu, Jess en perdition, elle est complètement captivée par l'aura de Maxence. S'établit entre Jess & Maxence, une relation indéfinissable, qui se cristallise autour d'un lieu, le monastère et ses 7 Jardins.
Entre le chat, la mystérieuse voisine, le compagnon de Maxence Colin, et l' homme de main dans l'ombre de Maxence Elio, il en ressort une ambiance, douce et amère, tendre et incertaine. Ou seul compte ce qui se vit dans l'instant, c'est un roman à l'écriture limpide, ou les lieux comptent, ou l'Art tient sa place, alors que Venise est vouée sûrement à disparaître comme ce dessin de Banksy, artiste qui s'efface totalement derrière son oeuvre.
Ces personnages vont tous nous convaincre qu'il y a toujours un moyen de sauver "la Venise des Eaux", car si la finalité est de disparaître il y a toujours une possibilité, c'est un peu l'idée qui reste au moment où l'on referme ce livre. Torcello, l'île sacrifiée qui a permis à Venise de naître.
Ce livre est un enchantement, Claudie Gallay est une auteure précieuse, capable de magnifier l'instant présent, ses romans ont une âme c'est indéniable, depuis cette lecture j'ai toujours un de ses livres à porté de main. Cette lecture immersive est l'un des meilleurs livres que j'ai pu lire sur un lieu Venise, Claudie Gallas nous transmet sa connaissance géographique, j'ai eu l'impression qu'elle en connaît chaque rues, croisements de rues, canaux, plazza, palais et Jardins vénitiens Je n'ai pas résisté à la tentation d'enchaîner Seule Venise, et là ce sera sûrement l'occasion d'un autre post ✨ Les jardins de Torcello 💙 & Seule Venise 💙 = bulle de lecture idéale 🤍💙
Très belle description de Venise et de sa lagune, des évocations poétiques et une belle écriture. et des personnages intéressants. Un très bon moment de lecture.
Venise s'est prêtée au fil des ans à de nombreux romans de fiction. Sa beauté légendaire en fait un sujet de choix mais les romanciers n'ont pas tous une connaissance fine de son environnement. Claudie Gallay choisi la cité des Doges et de ses îles environnantes pour planter le décor de son nouveau roman. La narratrice suit une jeune française, Jess, dans sa découverte de Venise et de l'île de Torcello, l'une des plus vulnérables à l'acqua alta et aux dérèglements écologiques où Maxence possède une maison dont il a entrepris de recréer les jardins — vignoble, verger, potager — en suivant des plans vieux de quatre siècles, y engouffrant toutes ses économies. Maxence est un personnage fort attachant. Avocat célèbre, cultivé, amoureux d'un jeune Italien, on éprouve pour son projet et pour sa personne beaucoup d'empathie. Gallay a ce don remarquable de créer des personnages entiers et complexes à la fois. Jess deviendra au fil du récit la confidente de Maxence qui exprime sa foi en la transmission de l'héritage envers une jeune génération. Par dessus tout, la description des lieux, des édifices et du climat de la Sérénissime n'a jamais été aussi belle.
Au cœur du roman, la montée des eaux, inexorable… Et Venise, Venise et ses îles. Jess va nous servir de guide, jusqu’à la dernière île de la lagune, Torcello, qui est de fait la première île habitée alors que Venise n’était que marécage… Elle est amoureuse de la Venise authentique, de celle des amoureux de Venise et propose la découverte de la Venise secrète qui ne se dévoile pas au tourisme de masse. Et elle nous raconte la Venise ancienne, l’histoire de ses palais, les légendes, comme par exemple les secrets de la Ca’Dario…. Elle nous parle aussi d’art, d’artistes vénitiens et d’autres, de la Biennale, de la peintre Rosa Bonheur, Banksy, Rayman, Canaletto.. et d’auteurs comme Hemingway.
Jess habite provisoirement dans un superbe appartement qui est malheureusement mis en vente et elle doit se trouver un nouvel endroit pour habiter et continuer à faire visiter la ville et ses environs. Le propriétaire de l’appartement la met en contact avec une de ses relations, Maxence, un avocat qui vit sur l’ile de Torcello (13 habitants au total) avec son compagnon Colin et des personnes qui ont toujours habité Torcello. Le rêve de Maxence est de recréer à l’identique les jardins du passé. Jess est fragilisée par la perte d’un être très cher – un ami – avant son arrivée à Venise. Elle fait partie des solitudes qui hantent ce roman, nostalgique, mélancolique, plein de tendresse, de sensibilité et d’espoir.
Dans ce roman, les protagonistes changent de prénom… Jess est née Louise et c’est elle qui a décidé de se faire appeler Jess. Maxence lui a été débaptisé par sa mère qui pensait que son prénom épicène avait pu avoir un effet sur sa sexualité… Cette promenade est une déambulation dans la Venise des brumes, des petits matins et des nuits, de la pénombre, de l’automne et de l’hiver, celle qui transmet le charme et la langueur, qui nous enveloppe de mystère et de rêverie, qui se dévoile à ceux qui prennent le temps. Une merveille tout en nuances, que ce soit au niveau des sentiments que des couleurs…
Les Jardins de Torcello est un roman qui se déploie avec lenteur, à l'image des jours qui s'écoulent sous le soleil vénitien et de ses iles, surtout Torcello. Jess est à mi-temps guide à Venise, et l'autre partie de son temps elle effectue des travaux ménagers pour Maxence, sur l'ile de Torcello. L'ile est fortement menacée par des inondations, mais Maxence a de magnifiques jardins...
L'auteur tisse un récit en apparence paisible, fait de routine et de contemplation, où la beauté de la faune et de la flore de l'ile de Torcello se mêle à la douceur du temps qui passe. Les jours se succèdent et semblent tous pareils, mais entretemps l'ile et le monde changent. Sous cette surface sereine apparaissent alors des thématiques profondes : le changement climatique, auquel nous sommes fortement confrontés sur l'ile. La violence de l'être humain : les guerres actuelles sont mentionnées, et, lors des visites guidées qu'organise Jess à Venise, on découvre la cruauté humaine à travers les âges. Les personnages, eux aussi, ont des problèmes ou portent leurs blessures - Maxence et son ami sont homosexuels, Jess elle-même est profondément blessée par le passé, il y a des parents violents… le lecteur comprend qu'il s'agit de problèmes universels.
L'un des aspects marquants du roman est son style, qui alterne de manière parfois déroutante entre passé et présent. Cette construction exige un temps d'adaptation, et jusqu'à la fin je n'ai pas aimé. L'ambiance de ces jours doux sous le soleil italien est mélancolique et sombre, aussi. Ainsi le livre est à la fois lumineux mais surtout mélancolique, et son style n'est pas évident. Loin d'être un simple récit contemplatif, "Les Jardins de Torcello" utilise son cadre idyllique pour évoquer, en creux, les tourments de l'humanité. Peu à peu, malgré sa lenteur et son atmosphère sombre, le roman se révèle captivant et profond, et l'attachement aux personnages grandit au fil des pages. C'est une lecture exigeante, mais qui récompense ceux qui s'y laissent porter.
J’ai eu la sensation que Gallay était éloignée de ses personnages, une spectatrice de leurs efforts et leurs problèmes, qu’elle ne savait pas trop où aller, ni où nous emmener, eux non plus, et du coup d’être, en tant que lecteur, aussi tellement loin sur la touche que le vaporetto est parti sans tout le monde.
Lié à un de ses précédents romans (pas nécessaire de le lire), il n’y a pas réellement d’histoire, ni de fil directeur, outre le côté roman d’apprentissage où le personnage évolue sans cesse, sans être très concernée par ce fait. Les descriptions de Venise sont belles, on sent toute l’affection de l’auteure dans celles-ci, mais aussi malheureusement souvent l’impression de lire un Guide du Routard ou équivalent tant le côté guide touristique tombe comme un cheveu sur la soupe et est poussé dans la gorge.
C’est un de ces livres qui rappellent la sensation de fatigue et de recul que donnent les fins de soirée, où l’on oscille entre épuisement et envie de faire quelque chose, mais quoi ? Prêt à partir, mais il reste encore quelque chose, une discussion qui flotte dans l’air, une impression d’inachevé, une vie qu’on te raconte d’une personne que tu ne recroiseras jamais mais sur le moment tu fais vaguement mine d’être intéressé.
J’ai eu pendant tout le roman cette sensation de distance, malgré toute la bonne volonté, malgré l’évolution du personnage (et encore), malgré les thèmes abordés (très distants les uns des autres), j’ai eu du mal à rentrer chaque pièce du puzzle dans les cases correspondantes tellement j’avais l’impression que tout appartenait à un autre ensemble.
Je retrouve dans ce roman la Jess d’Avant l’été. Et Venise de Seule Venise. Mais Jess a vieilli et on nous offre une nouvelle vision de Venise, celle que découvre Jess et qu’elle ne veut plus quitter même pour revoir ses copines qui lui manque et sa mère. Seule incompréhension de ma part c’est que Les Jardin de Torcello se veut être une suite d’Avant l’été. Or le premier roman se passe dans les années 80 et les Jardins après la pandémie Covid 19. Donc 2021 /22 et Jess n’a pris que 3ans… À part ce détail le roman se lit bien même sans avoir lu Avant l’éte. Il est autonome malgré tout. Dans les Jardins, Venise est bien sur le personnage principal mais elle est bien accompagnée de Jess, Maxence, Colin et de tous ceux qui vivent pour la restauration des Jardins de Torcello. On les suit au fil des chapitres courts qui s’enchaînent comme autant de scènettes.
Très beau livre agréable à lire mais on se demande pourquoi tous ces personnages juste esquissés et toutes ces petites histoires mises bout à bout . Pourquoi? de belles descriptions et anecdotes sur Venise et ses petites îles voisines.
J ai aimé, sans plus. Beau roman avec beaucoup d'émotions. Le plus interessant est le setting de Venise et d une ile a coté: la découverte de la ville. Les personnages sont fades et le "plot" assez basique. Cependant un roman qui se lit bien.
Personnages toujours très attachants, mystérieux, cabossés. Le descriptif de Venise donne tellement envie d'y retourner! Un peu long/lent à mon goût et cela contribue pourtant à l'ambiance générale.
J’adore Claudie Gallay , Les déferlantes , l’amour est une île etc Les Jardins de Torcello , c’est se promener et contempler Venise , une belle amitié entre divers personnages malgré les classes sociales. Un beau roman d’amour de Venise et j’adore Venise
Un livre tout en douceur qui déclame la vie sans histoire de Jess qui fait la connaissance d’un homme inspirant, Maxence. On la voit grandir à travers l’histoire de Venise et les jardins en devenir de Torcello. La fin ouverte vient comme une évidence.