Arrêtée pour transport de produits stupéfiants, Jade se retrouve enfermée en maison d’arrêt. À sa sortie du quartier des nouvelles arrivantes, elle est aussitôt accueillie par Florence et Maryam, deux détenues membres du collectif des Pluri’elles.
Ce collectif de prisonnières s’est fixé pour objectif d’améliorer les conditions de vie en prison en veillant à l’accueil des nouvelles arrivantes, en venant en aide aux détenues les plus fragiles, en obtenant certains droits de l’administration.
Jade a du mal à s’adapter à sa condition de détenue, loin de chez elle, sans visites dans ce lieu froid et cloisonné…
Appréciant la solidarité manifestée par plusieurs détenues impliquées dans les Pluri’elles, elle décide d’assister à l’une de leurs réunions. À l’origine du collectif, se trouve une initiative de Médecins du Monde désireux de voir comment améliorer la santé des personnes détenues. Avec comme principe de faire émerger les problèmes et les solutions des personnes concernées, une démarche permise par l’article 29 de la loi de 2009 qui stipule que les personnes détenues doivent être consultées…
Malgré leurs six ans d’existence, les Pluri’elles ont encore de nombreux chantiers à mener. Par exemple, améliorer les conditions « d’extraction » pour aller voir un médecin spécialiste, si humiliantes que nombre de femmes renoncent à y avoir recours…
Un docu-fiction qui donne à comprendre ce que sont les conditions de vie des femmes en prison, avec, en contrepoint, la touche d’optimisme qu’instille l’existence de ce collectif de détenues…
Dessins OK, scénario et dialogues pourraient s'améliorer. Là où cette BD est vraiment bien c'est dans son message, dans l'histoire vraie qui est racontée d'un groupe de détenues qui font tout leur possible pour avoir des conditions de vie dignes pendant leur détention.
Sortir de l'ombre de Muriel Douru est un docu-fiction captivant qui nous plonge dans la vie carcérale des femmes à travers l’histoire de Jade, une jeune femme incarcérée pour transport de stupéfiants. Loin de chez elle, Jade est confrontée à la dure réalité de la prison : un environnement froid, cloisonné, et dépourvu de visites. Cependant, dans cet espace oppressant, elle découvre une lueur d’espoir grâce au collectif des Pluri’elles, un groupe de détenues qui se battent pour rendre la prison plus humaine.
Florence et Maryam, deux membres influentes de ce collectif, accueillent Jade dès sa sortie du quartier des nouvelles arrivantes. Les Pluri’elles ont pour mission d’aider les détenues les plus vulnérables, d’améliorer les conditions de vie en prison et de revendiquer des droits auprès de l’administration pénitentiaire. Le collectif s’inspire d’une initiative de Médecins du Monde, basée sur l’idée que les personnes détenues doivent être consultées pour exprimer leurs besoins, comme le stipule l’article 29 de la loi de 2009.
À travers l’implication de Jade dans ce collectif, le récit aborde des problématiques réelles, notamment l’accès aux soins médicaux, souvent entravé par des procédures humiliantes, ou encore les difficultés quotidiennes des prisonnières. Malgré les six ans d’existence des Pluri’elles, de nombreux défis restent à relever, mais leur persévérance et leur solidarité insufflent une touche d’espoir dans un cadre sombre.
Les prisonnières représentent 3,7% de la population carcérale (environ 3000 femmes). Sur 188 établissements pénitentiaires, seulement 56 accueillent des femmes et seulement 2 leur sont entièrement dédiées : ce sont les « maisons d’arrêt des femmes » (MAF). En résulte un éparpillement des femmes au gré des places disponibles. Difficile alors pour leurs familles de leur rendre visite ce qui entraîne un isolement affectif des détenues et une rupture des liens émotionnels et familiaux. L’existence et la reconnaissance d’un collectif de détenues, les Pluri’Elles, vient en aide à ces détenues. Initié par Médecins du monde, le collectif est désormais indépendant.
Grâce à la bande dessinée, nous nous mettons à la place de Jade, qui arrive en prison pour la première fois et qui subit « le choc carcéral ». Elle est aidée par les Pluri’Elles qui travaillent pour améliorer les conditions de vie en prison. On découvre le quotidien de la prison, les discussions des détenues, la privation de liberté, le coût exorbitant d’un appel téléphonique, les fouilles impromptues, l’accès aux soins sous escorte et la stigmatisation. On a aussi le point de vue des surveillantes sur les prisons pour femmes ainsi que sur ce que les détenues leur confient…
L’autrice a recueilli les témoignages de femmes détenues pour écrire son récit. Au plus proche de la réalité, cette bande-dessinée nous dévoile la vie en prison telle qu’elle doit être vécue par celles qui sont enfermées. Une façon pour nous, lecteurs, d’ouvrir les portes de ce lieu inconnu dans lequel de nombreuses femmes sont enfermées et d’essayer de comprendre ce qu’elles vivent au quotidien.
On y découvre des femmes incarcérées pour meurtre, infanticides, mule, dealers, etc... Toutes logé à la même enseigne.
Grâce aux Pluri’elles, sa vie dans ce monde va lui changer la vie. À l’origine du collectif, se trouve une initiative de Médecins du Monde dedésireux de voir comment améliorer la santé des personnes détenues. Avec comme principe de faire émerger les problèmes et les solutions des personnes concernées.
De ce collectif, va émerger des femmes qui vont mettre en place des actions auprès de la prison pour améliorer leur quotidien : demander des serviettes hygiéniques, mettre en place un accueil + livret et soutien aux nouvelles arrivantes. Mise en place des Sister pour minimiser les suicides. Mise en place d'une cuisine collective, etc.
J'ai beaucoup aimé lire cet ouvrage, car on y retrouve le témoignage et les ressentis et conseils des prisonnières, mais aussi ceux du personnel pénitentiaires.
Un récit très instructif, documenté, sur le milieu pénitencier et le traitement des femmes enfermées dans les structures. Je m'attendais à un récit fictif avec plus d'émotions mais on reste dans la neutralité. Je n'ai pas eu l'occasion de m'attacher aux personnages mais j'ai aimé en apprendre plus sur les injustices de ce milieu. Les dessins sont agréables mais manque de détails à mes yeux. Bonus : le fait que l'histoire s'appuie sur des témoignages est vraiment important à mes yeux pour réveiller les consciences !
Avec comme objectif principal d'expliquer comment le collectif "Pluri'elles" fonctionne et quel rôle il a, cette BD aborde bien d'autres sujets concernant le quotidien des femmes en prison.
Désirant lire une BD récente, aimant les témoignages, les récits de vie et ce sujet étant assez peu présent dans mes lectures, j'ai naturellement eu la curiosité de solliciter ce livre sur Netgalley.
J'ai beaucoup aimé la préface qui fait comme un état des lieux des femmes et de leur sort en prison en ce moment. Rien que dans cette introduction, j'en ai appris beaucoup, ce qui n'est pas étonnant car c'est sujet dont on ne sait rien ou presque...
Beaucoup d'aspects sont évoqués dans cette BD, certains auxquels on aurait pensé mais d'autres moins comme le manque et l'inquiétude pour son animal de compagnie par exemple ou comment se déroulent les examens médicaux à l'hôpital. Certaines détenues ne veulent d'ailleurs pas y aller, préfèrent rester malade plutôt que subir le regard et les jugements des gens lors de ces "extractions". C'est tragique !
J'ai également apprécié les quelques passages où la parole est donnée aux surveillantes. Elles expliquent leur métier, comment elles le voit et le ressentent.
Une bande dessinée essentielle, à mettre entre toutes les mains !
Merci beaucoup aux Éditions La boîte à Bulles et à Netgalley. #Sortirdelombre #NetGalleyFrance