Marthe macht Ferien an der Côte d'Azur. Dort begegnet die verheiratete Schweizerin dem jungen Fischer Marceau, und die Liebe bricht wie eine Naturgewalt über die beiden herein. Für kurze Zeit gibt sich das ungleiche Paar dem Liebesrausch hin. Doch als Marthe ein Jahr später zurückkehrt, ist auch Marceau verheiratet. Einzig sein Bruder, der Marthe wie ein Doppelgänger ihres Geliebten vorkommt, lässt sie weiterträumen, bis die Liebe im dritten Sommer endgültig erlischt.
Dass Marthe unverkennbar Züge der Autorin trägt, zeigt ein Brief von S. Corinna Bille aus dem Sommer 1950: »Ich habe da einen echten Freund. Das ist ein junger Fischer aus der Gegend. Ein einfaches Wesen, absolut wunderbar.« Meerauge ist aber nicht nur eine melancholische Liebesgeschichte, sondern auch das Porträt eines Landes kurz nach dem Weltkrieg, der noch durch alle Köpfe spukt, und einer Zeit, in der Kolonialismus und Rassismus kaum hinterfragt werden. Zu Billes Lebzeiten unveröffentlicht, erschien Meerauge 1989 postum in einer stark gekürzten Version. Rund siebzig Jahre nach der Niederschrift macht die Übersetzerin Lis Künzli diesen literarischen Schatz erstmals in seiner ursprünglichen Form zugänglich.
S. Corinna Bille, née le 29 août 1912 à Lausanne et morte le 24 octobre 1979 à Sierre1, est une écrivaine suisse. De son vrai nom Stéphanie, elle adopte le nom Corinna en hommage à Corin, village natal de sa mère. Elle est la sœur de René-Pierre Bille, photographe et cinéaste animalier. Fille d'Edmond Bille et de Catherine Tapparel (1891 - 1974), Corinna épouse en 1934 un acteur de la troupe de Dullin, Vital Geymond, vit à Paris (1934-1936) et voyage en Espagne et en Italie, un mariage blanc1. De retour en Valais, elle rencontre Maurice Chappaz en 1942 et de 1943 à 1947 année du mariage, le couple s'installe dans le Haut-Valais près de Rarogne2. De son second mariage, elle a eu trois enfants, Blaise, Achille et Marie-Noëlle. Ils emménagent à Veyras en 1957. Corinna Bille passe la majeure partie de son enfance en Valais, région qui va fortement influencer son œuvre. Elle accomplit ses études dans un pensionnat de Dominicaines à Lucerne (1926 à 1927) puis en 1930, elle obtient son diplôme de commerce à Sierre. Elle poursuit des études à l’Institut supérieur des jeunes filles de Zurich ainsi qu'à l'École polytechnique fédérale de Zurich (1930-1931)3. À vingt ans, elle est script-girl du film Rapt du réalisateur Dimitri Kirsanoff4 tiré du livre de Ramuz La séparation des races1. Après un séjour à Paris, elle publie son premier recueil de poèmes (Printemps, 1939)4 et son premier roman (Théoda, 1944), suivi du Sabot de Vénus (1952) et de plusieurs recueils de nouvelles. C'est avec La demoiselle sauvage (1974, bourse Goncourt de la nouvelle 1975) que son talent est reconnu à l'étranger. Corinna Bille réalise un premier voyage officiel en URSS en 1974 et elle y retournera à deux reprises en 1979 avant sa mort. Elle séjourne aussi au Liban et en Afrique. Elle est décédée d'un cancer non détecté à temps à l'Hôpital de Sierre5. Une biographie lui a été consacrée par Gilberte Favre en 1981 aux Editions 24 Heures. Celle-ci a été rééditée en 1999 aux Éditions Z et en 2012 aux Editions de L'Aire (collection L'Aire bleue). Plusieurs des livres de Corinna Bille ont été traduits en allemand, italien, anglais et russe. D'autres sont encore en voie de traduction. Son fonds d'archives se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne.
Corinna Bille schreibt in diesem Roman so schön und ehrlich und verletzlich über die Liebe, wie ich es selten gelesen habe. Wunderbar und feinfühlig übersetzt und Herausgegeben von Lis Künzli. Danke! Mein liebster Satz: „Sie bewegte sanft ihre Hände durch die Dunkelheit, dann machte sie sich Vorwürfe, denn sie hatte sie bewegt wie Flügel.“ (S.210).
Sehr schöner, poetischer und bildlicher schreibstil. Leider hat mich das Ende der Story einbischen enttäuscht und ich frage mich auch wie es mit ihrem ehemann nun weiterging?
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