À l’heure où l’on apprend à lire, Lauriane et ses camarades de CP ont appris à se taire. Jusqu’à ce que la vérité éclate et que sa petite sœur et ses camarades accusent leur maître d’école. Celui-ci est reconnu coupable de violences sexuelles et condamné par la justice. Des années après les faits, Lauriane ouvre la boîte noire de sa mémoire et retourne dans la cour d’école. Elle entrevoit l’hypocrisie de certains adultes et revient sur le chaos de son adolescence, lorsque tout remonte à la surface. Pour chasser les fantômes, elle nous entraîne sur le chemin d’une reconstruction possible. Sous nos yeux, la jeune adulte cherche à s’émanciper de l’enfant en mettant en scène un dialogue bienveillant entre la petite fille qu’elle était et la femme indépendante qu’elle est devenue. Son combat passe par la libération, maladroite et drôle, de « sa » parole et la réappropriation de son corps. Elle crie la colère qui la submerge, remet en question toute forme d’autorité et secoue les branches des tabous qui la cernent, résignée à ne plus jamais se laisser tomber. Car oui, on peut apprendre, grandir, s’aimer et aimer, et devenir le parent - un peu anxieux mais avisé - d’une petite fille qui, à son tour prendra le chemin de l’école. Aujourd’hui, Lauriane est devenue elle-même professeure.
Je trouvais la psychologie intéressante dans cette bd mais, à vrai dire, rien ne m'était nouveau
Je n'ai pas appris en lisant cet ouvrage, même si c'est toujours important de lire les biographies de ceux qui subissent et d'apprendre de leur vécu. Ici, la bd a juste renforcé les idées que j'ai sur comment réagir dans ce genre de situation
J’ai adoré cette BD. On suit Lauriane, une jeune élève victime de son maître de CP. Elle traverse beaucoup d’épreuves et nous montre que le viol marque à vie. Les dessins sont aussi très beaux. (Toujours dans le cadre de bdziles)