Fannie est une empathique. À l'Hôtel-Dieu, elle prend soin des esprits égarés, qu'elle aide à reprendre contact avec la vie. Un talent qui attire l'attention de la Pieuvre, et plus particulièrement de la Bouche, qui la kidnappe pour renouer avec sa fille Zélie, dont l'esprit vagabonde depuis sa rencontre avec la Bête. Désormais, le destin des trois personnages est lié, pour le meilleur comme pour le pire.
Fannie est une renoueuse. Elle possède un don, un « talent » lui permettant d’entrer dans la tête des gens pour mieux comprendre d’où viennent leurs traumatismes, qu’ils soient psychiques ou pas. L’empathie dont elle fait preuve envers ses patients lui permet de ramener sur le chemin de la raison les esprits égarés auxquels les psychiatres ne peuvent être d’aucun secours. Son talent si particulier attire l’attention de La Bouche, un des quatre chefs d’une organisation criminelle qui fait régner la terreur sur Paris. Enlevée par cette mafia, Fannie va devoir s’occuper d’un cas aussi complexe que délicat, qui pourrait lui causer les pires ennuis. Comme toujours dans cette série, un résumé de l’intrigue ne peut qu’être incomplet tant l’histoire est riche d’éléments et de personnages multiples. Et comme toujours, l’univers créé par Gess est fascinant, reposant sur l’assemblage parfaitement construit de ses différentes composantes (Paris, le début du 20ème siècle, la pègre, des éléments fantastiques et des protagonistes hyper attachants). Si on y ajoute un petit côté feuilletonnant digne des Mystères de Paris, on se retrouve avec un album en tout point passionnant. Les couleurs sépia, les décors, les vêtements, l’usage de l’argot, tout nous plonge dans une atmosphère typique du Paris de la fin du 19ème. Moins gothique et moins sombre que le tome consacré au « Trouveur » (le tome 2, le seul que j’avais lu jusqu‘alors), ce quatrième opus des contes de la pieuvre est une grande fresque dramatique teintée d’un semblant d’espoir. L’avantage avec cette série c’est que chaque épisode forme une histoire complète pouvant se lire indépendamment des autres. Je vais donc m’empresser de dénicher les tomes qui me manquent pour mieux cerner la richesse foisonnante de ce monde aussi dense que cohérent.
4ème volume des Contes de la Pieuvre dans lequel nous retrouvons La Bête et Zélie, la jeune fille dont l’esprit est bloqué loin de son corps.
Fannie est une “Empathique” et travaille à L’Hôtel-Dieu tentant de prendre contact avec des esprits malades ou égarés. Elle peut aussi prendre le contrôle d’une personne de cette façon. C’est ce que va lui demander le père de Zélie, ayant besoin de sa fille pour traiter de sordides affaires pour La Bouche !
Beaucoup de personnages émergent et le début du Conte est plutôt ardu et peut rebuter mais les petits grains d’histoire finissent par se rassembler et nous emmener vers Fannie qui fera tout son possible pour libérer Zélie et s’en sortir sans dommage.
Beaucoup de thèmes et de personnages émanent de la mythologie tout en ayant un côté très terre à terre et le tout forme une histoire palpitante et bien soutenue par les dessins. J’ai parfois trouvé les personnages très laids, les traits trop appuyés pour exprimer leurs sentiments. Pour avoir lu le précédent en format papier, je sais que l’histoire y prend une dimension bien plus intéressante et agréable que sur ordinateur.
Ce tome semble être une fin de cycle mais j’espère que ce n’est pas la fin des Contes de la Pieuvre, il y en a encore beaucoup à raconter.
Un quatrième opus dans la continuité de ses prédécesseurs même si l'histoire est plus éclatée et qu'on change de protagoniste toutes les 3 pages. Gess s'aligne sur le rythme tiktokien de ses lecteurs ?
Le visuel est toujours aussi crade et évolue / s'améliore peu au fil des tomes.
Comme à chaque fois j'ai pas réussi à le poser avant la fin et ait fini ma lecture tard dans la nuit