Il confronto tra Ruriko e sua madre non è semplice. Ciò che desidera fare in futuro la figlia non combacia con le aspettative del genitore. Il giorno del suo compleanno, Ruriko stringe la mano del professor Kanda desiderando che anche quel momento si trasformi per lei in un bel ricordo. Ma ecco che la foto di classe per la scuola rischia di aggiungere sofferenza nel cuore di Ruriko.
J’avais dit RDV dans un an, j’avais raison ! C’est un peu triste une parution aussi lente pour un titre ma foi somme toute assez simple dans sa production, avec un dessin qui ne recèle pas de grosses difficultés et un scénario touchant mais dont les mécanismes dramatiques sont connus.
D’ailleurs cela m’a amusée de le lire après Mr Mallow Blue, dans la même collection, car ce dernier a un héros qui partage le trouble de M. Kanda, mais dans celui-ci le dessin est bien plus travaillé et l’histoire moins simple. Pour autant, les deux titres ont leur charme, même si je trouve Une touche de bleu plus classique et facile en quelque sorte.
En dehors du trouble de prosopagnosie du héros et de la tache de vin de l’héroïne, leur histoire est celle du rapprochement d’un prof et de son élève, ce avec quoi j’ai beaucoup de mal, même si on me dira qu’ils n’ont que 5 ans d’écart, qu’il ne se passe rien entre eux, etc. Je suis enseignante et ça me met vraiment mal à l’aise. J’essaie cependant de prendre de la hauteur et j’avoue qu’il y a du charme dans la rencontre de ces deux individus qui vivent chacun leur différence différemment. Ruriko semble être forte et assumer mais il suffit d’un incident avec un photographe effaçant sa tache pour la faire vaciller. M. Kanda semble vivre avec et avoir trouver des astuces, mais la panique de la révélation à la face du monde n’est jamais bien loin. Alors forcément le fait qu’ils puissent se confier l’un à l’autre et compter l’un sur l’autre est émouvant au-delà de leur statut respectif et de leur différence d’âge. C’est en cela que l’autrice travaille bien ses personnages.
Nozomi Suzuki a en soi un dessin totalement classique et sans relief, dont la pauvreté des arrières-plans se révèle d’autant plus vis-à-vis des autres titres de la collection. Elle a également un scénario assez basique de héros blessés par leurs différences et ce que la vie en a fait. Sa romance aussi est sans grand relief avec un rapprochement couru d’avance entre ce prof et son élève. Pourtant, il se passe quelque chose et la lecture fait mouche. Les héros émeuvent dans leur détresse cachée et même les antagonistes, comme Mme Shirakawa finisse par nous toucher, car ils ne sont pas méchants au fond mais juste humains. L’autrice sait traiter aussi bien ses héros que les personnages secondaires et ce sont dans ces petits riens : Nanami qui dévoile sa chambre et sa relation avec sa grand-mère disparu (rappelant la meilleure amie de l’héroïne de Moving Forward), ou Tomoya qui parvient à reparler du collège avec elle, qui subliment la série, alors qu’elle semble si banale.
Ne revenant chez nous qu’une fois par an, Une touche de bleu fait pourtant mouche à chaque fois dans sa justesse pour parler du ressenti des gens différents face aux « normaux ». Alors non, je n’aime pas la romance prof-élève qui s’y dessine. Non, je ne suis pas fan des dessins trop banals. Mais il se dégage une émotion juste, le travail de l’ensemble des personnages est fouillé et les thèmes m’émeuvent. Ça reste donc un beau moment à chaque fois.
Déjà l'avant-dernier tome ! La romance progresse si lentement que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre pour le grand final... Rendez-vous en mars !