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La Bedondaine des Tanukis

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Dans le riche comté d'Awa, les humains cultivent l'indigo tandis que les tanukis multiplient farces et métamorphoses. Pas un jour ne passe sans qu'un habitant ne soit victime d'une de leurs facéties : ils se transforment en bouilloire inépuisable, en pont de pierre (gare au plongeon si on se risque à l'emprunter), voire en humain (au risque d'être trahis par leurs yeux cernés de noir ou un toupet qui dépasse). Leur génie bienveillant est sans limites. Aussi, lorsque l'infâme intendant du gouverneur menace d'enlever Omiyo, la fille du maître teinturier, c'est un tanuki qui vole à son secours. Pompoko pon ! Mais c'est compter sans la fourberie ancestrale des renards qui ne sont jamais loin...

480 pages, Paperback

Published August 22, 2024

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About the author

Hisashi Inoue

64 books15 followers
Inoue Hisashi (井上 ひさし Inoue Hisashi?, 16 November 1934 – 9 April 2010) was a leading Japanese playwright and writer of comic fiction. From 1961-1986, he used the pen name of Uchiyama Hisashi.

Inoue was born in what is now part of Kawanishi in Yamagata Prefecture, where his father was a pharmacist, who was also involved in an agrarian reform movement and who managed a local drama troupe. For reasons which are not clear, he was listed in the family registry as legitimate. He lost his father when he was 5 years old and after suffering from child abuse at the hands of his stepfather, he was subsequently sent off to a Lasallian orphanage in Sendai, where he received a Christian baptism. He graduated from Sophia University’s Facility of Letters, continuing on to graduate school in French literature, with a two-year hiatus in between to raise more money for his studies by working at a sanatorium in Kamaishi, Iwate.

Even before graduation, Inoue began is literary career as a stage manager and by writing scripts for the Furasu-za striptease theater in Asakusa, Tokyo. It was common to have a one-hour vaudeville performance before and between strip acts, and many famous actors, including Kiyoshi Atsumi started their careers in such an environment. He wrote a semi-fictional account of his life during this period in Mokkinpotto Shi no Atoshimatsu ("The Fortunes of Father Mockinpott"). After graduation, he obtained a position as a script writer for a puppet drama Hyokkori Hyotanjima, which aired from April 1964 for a five year period.

After an initial career in radio, he wrote his first stage play Nihonjin no Heso in 1969 for Theatre Echo. He first gained literary recognition for his satirical comic plays in the tradition of the Edo period gesaku genre. Inoue has won a very large number of literary awards in the course of his career, including the 67th Naoki Prize in 1972 for his novel Tegusari Shinju ("Handcuffed Double Suicide"). He followed on this success in 1981 with Kirikirijin ("The People of Kirikiri"), which was awarded both the Yomiuri Literary Prize and the 2nd Japan Science Fiction Award.

In 1984, Inoue established his own theatre troupe, called Komatsuza, to perform his own plays. These include biographical works on Meiji period writers Ishikawa Takuboku and Higuchi Ichiyō, whom he had long admired. In 1988, he completed a comic trilogy: Kirameku seiza, Yami ni saku hana, Yuki ya kon kon, depicting the lives of ordinary people in the Shōwa period. Despite his activity with the theatre, Inoue continued to write novels, winning the 1982 Seiun Award for Best Novel for Kirikirijin, the Yoshikawa Eiji Literary Prize for Treasury of Disloyal Retainers in 1986, the 27th Tanizaki Prize for Shanghai Moon in 1991, and the Kikuchi Kan Literary Award for Tokyo Seven Roses in 1999. In 1984, the Writer's Block Library was opened in Kawanishi, Yamagata, thanks to Inoue's donation of his 100,000 volume book collection. Inoue was awarded the Asahi Prize in the year 2000 and the Yomiuri Literary Prize again in 2010. In 2004, he was designated a Person of Cultural Merit by the Japanese government.

Chichi to kuraseba, has been translated into the English language by Roger Pulvers under the title The Face of Jizo.

(from Wikipedia)

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Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Fandango.
138 reviews
April 4, 2025
3.5 Une histoire comme un conte. Les personnages sont supers et c'est plein d'humour. Il y a certain moment un peu longuet (choix stylistique) qui coupent la lecture et rendent plus difficile de se mettre dans le livre.

"Moémon et le prêtre se muèrent instantanément en maîtres de thé pour élever leur tasse et chercher refuge derrière leurs deux mains qui la soutenaient par-dessous."

"Passée chez les humains en l'an 1 de l'ère Tanuki-pleine-tapote-sur-son-tambour."

"Les Tombe-sable de Naruto étaient une des grandes familles du monde tanuki. Leur spécialité familiale tradition-nelle consistait, en sentant un danger imminent, à répandre le sable qu'ils transportaient dissimulé entre leurs bourses en un tourbillon qui faisait alors écran et leur permettait de prendre la poudre d'escampette."

"(...) le crocodile Gonnosuké-Large-gueule, le saumon Aramaki Shiobikizaémon-le-dessalé et ses rejetons Tarô-Le-frai Tsubuzané, le congre Chôsuké-Court-bouillon, le hareng Gyôbu Daisuké-au-miso, le silure Namazu Nyûdô-Belles-bacchantes seigneur de Zundô, Mikoi aîné de la grande famille des Bellecarpe, le sawara Hangandai-Nom-à-rallonge Scomberomorus nipho-nius, le poulpe Tako Nyûdô-Crache-l'encre, la baudroie Yatarô, l'araignée de mer Ökani-Marche-en-crabe seigneur d'Ommyô, la limande Karei-Arêtes-coriaces Nakatsuka, l'anguille Unagi-On-se-pourlèche Umanojô,(...)"
Profile Image for Louise.
447 reviews50 followers
March 3, 2025
Ça n'a pas été une lecture déplaisante mais plutôt une lecture poliment ennuyeuse , malgré ses accents burlesques qui promettaient de bien se marrer. Passé la scénette de départ où des tanukis trompent un maître et son serviteur, dans le Japon féodal du 19ème siècle, les pages se tournent assez mollement. J'ai une connaissance très lacunaire de ce Japon historique, donc les passages très érudits, multipliant noms de régions, fiefs, seigneurs à demeure et sous intendants du dit seigneur m'ont fait perdre le fil de l'histoire. Quant aux passages facétieux, ils sont là, certes, mais comme deux poignées de m&ms dans un bol de cacahuètes. Je me maudis parfois d'avoir ce regard si contemporain, mais les passages où le père défend l'honneur de sa fille (la plus belle du comté évidemment) et où on rit du méchant intendant (qui veut tout simplement agresser sexuellement cette jeune fille) m'ont en plus pas mal dérangé. Une écriture d'homme qui me tombe désormais des mains, bien que ça ne soit pas au centre du roman.
Profile Image for Rodolphe Gintz.
161 reviews11 followers
March 30, 2025
Je ne saurais dire, même après avoir refermé ce livre, pourquoi je l’ai choisi.
Est-ce en raison de la maison d’édition, qui permet de faire des découvertes littéraires dépaysantes sans jamais se tromper sur la qualité ?
Le titre qui mélange des êtres étranges que tous les amateurs de Super Mario Bros connaissent et la « bedondaine », forme élaborée de la « bedaine » ?
Quoiqu’il en soit, ce comte surnaturel et loufoque constitue une lecture très dépaysante, qui nous emporte tout droit dans le Japon du XIXème siècle et ses croyances folkloriques. A recommander si vous aimez tout cela !
Profile Image for Célia.
162 reviews1 follower
May 16, 2026
Vous voyez ce genre de livres avec lesquels on force la lecture alors qu'on ferait mieux d'abandonner ? Bah, on est en plein dedans.

Dès le premier chapitre, je me suis dit que je n’allais pas aimer. La plume est tout ce que je n’aime pas : lourde et qui ne transmet pas d’émotions. La plume typique des “classiques” que je trouve rébarbative.
Si seulement il n’y avait qu’elle qui traînait en longueur, ça irait encore mais l’auteur part dans des délires qui rallongent les chapitres et perdent le lecteur. Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à tisser le fil du récit dans ma tête tant il part dans tous les sens, même s’il reste accroché au fil conducteur. Le récit pourrait facilement perdre 200 ou 300 pages pour être plus digeste. Parce que là, j’ai juste nagé dans une confusion certaine tout le long du récit.
Le livre n’est pas vraiment décomposé en chapitre mais plutôt en quelques “parties” qui contiennent des sous-parties. C’est une présentation assez classique dans la littérature japonaise, cependant couplé à un récit lourd, cette mise en page ne fait que rajouter du poids à cette sensation déjà présente.

Si j’ai beaucoup aimé plongé dans ce folklore japonais des tanukis et des renards, j’ai très vite déchanté à cause du côté grivois du récit. Certes, tout est humoristique, mais j’avoue que le caractère licencieux était parfois de trop. J’ai plusieurs fois grimacé ou frissonné de gêne face à cet humour tourné vers les appareils reproducteurs des tanukis. Le personnage d’Hamashima m’a énormément dérangée. Bien que le karma s’occupe de lui et qu’il ne soit pas glorifié, le personnage est extrêmement problématique (c’est un gros misogyne v!oleur et agresseur). J’avoue que ça, couplé au caractère grivois du récit, ça m’a un peu trigger.

La seule chose que j’ai véritablement apprécié c’est la romance entre Chôkichi et Omiyo, la seule chose intéressante à côté de la légende des tanukis. Et d’ailleurs, ce sont également les seuls personnages que je trouve pertinents.
Tout le début avec les tribulations de Yamatoya Moémon est une purge à lire. L’apparition de Chôkichi ramène un vent frais à l’histoire, qui finit par retomber à l’université quand le récit s’étend encore et encore et encore et encore...

Cette lecture a été véritablement douloureuse. Je n’ai pris aucune plaisir, et au final, je n’ai pas retenu grand chose des contes sur les tanukis et les renards tant l’auteur part dans tous les sens et nous noie d’informations non-essentielles. Beaucoup de pages qui laissent malgré tout un sentiment de superficialité et un manque de profondeur...
Une déception et un livre que j’aurais dû abandonner au bout de 100 pages.
Profile Image for Math le maudit.
1,376 reviews46 followers
November 26, 2025
Ce roman n'en est pas vraiment un. En effet, il est beaucoup plus proche d'un livre de contes.

Comme les plus avisés d'entre vous l'auront compris à la lecture du titre, ce livre s'inspire du folklore traditionnel japonais, et tout particulièrement des créatures fantastiques nommées : Tanukis (des ratons laveurs bipèdes, aux testicules ou mamelles (selon le cas) surdimensionnées.

Ces créatures sont connues pour leur propension à jouer des tours, parfois cruels, aux Humains, et ce roman reprend cet aspect de leur personnalité. L'ouvrage comporte plusieurs textes qui se suivent et se complètent puisque le Tanuki principal et les Humains principaux sont à chaque fois les mêmes.

On trouve d'abord quelques textes courts, ayant vraiment la forme de conte traditionnel ou de farces médiévales si je devais comparer avec des textes européens (j'y connais rien en contes japonais. peut-être que cette forme de récit n'est pas du tout traditionnel dans l'archipel nippon).

J'ai beaucoup pensé au Roman de Renart, notamment, à la lecture. En effet, les récits relatent beaucoup de facéties à base de duperies, de pets pestilentiels, de rots et de cocufiages.

Vient ensuite un texte long format mettant cette fois en scène un match de base-ball (le sport le plus populaire au Japon) opposant les Tanukis à leurs ennemis, les Kitsunes (des esprits renards).

Le tout est plaisant à lire, dépaysant pour le lecteur français que je suis, mais je pense tout de même que sur la forme, le texte ne plaira pas à tout le monde. La forme "conte" implique un style d'écriture particulier qui peut, je pense, très vite agacer.
Profile Image for Fanja Evers.
565 reviews19 followers
January 19, 2025
J'ai hésité à aller jusqu'à 5 étoiles tellement c'est truculent et dépaysant à souhait. L'auteur est malicieux au possible, quelque peu salace, voire scabreux par moment, c'est assez inattendu, je dois l'admettre, mais assez jouissif dans le fond tellement on est hors des conventions et dans l'irréalisme le plus pur, et que l'auteur s'en amuse. Il est clairement déroutant par son audace, on est entre indécence, outrage et amusement, son conte est un régal d'excentricité avec toute cette imagination autour de l'univers de yokais et des tanukis en particulier. Je n'avais encore rien lu de tel côté littérature japonaise et ce voyage au milieu des tanukis a été une aventure surprenante de bout en bout (dire qu'il y a une université des tanukis 😆). C'est à la fois mignon, léger, sérieux, très instructif sur le folklore japonais, philosophique, et même romantique, oui oui. J'ai été complètement sous le charme !
Quelques passages qui m'ont moins captivés que d'autres cela dit, notamment ceux avec les renards, mais ça reste essentiel à l'intrigue.
Profile Image for Aloevera.
22 reviews
January 2, 2025
Franchement le livre traîne en longueur....j'aurais aimé avoir un peu plus d'action plutôt que de contemplation...j'avoue mettre ennuyé
1 review
March 7, 2026
a lire si vous avez aimé le film pompoko de Ghibli, lecture facile mais très sympathique
attention les tanukis ont une culture très différente et parlent très souvent de leurs testicules... voilà
81 reviews
April 17, 2026
beaucoup de noms à retenir et d’enumerations heureusement les derniers chapitres sont plus agréables à lire
Profile Image for adeline Bronner.
599 reviews8 followers
September 10, 2024
Roman truculent et dans la veine du cher Rabelais pour sa dimension grotesque et son goût pour les blagues scatologiques, c’est une drôle promenade dans cette veine de la littérature japonaise où les humains vivent en entendance pas toujours harmonieuse avec les esprits incarnés par les tanukis et les renards, habiles plaisantins ne dédaignant jamais de prendre l’apparence humaine pour aider ou maltraiter les humains plus ou moins conscients des risques.
Mais jouer avec le feu peut provoquer l’ire d’humains dont le moindre défaut n’est pas leur manque absolu d’humour et leur tentation de ma destruction et du malheur.
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