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Saison toxique pour les fœtus

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Nous sommes en Russie, la datcha de la grand-mère est toujours le refuge des familles dont parlait Tolstoï, « qui sont malheureuses chacune à sa façon ». Ici les parents ont vu disparaître l’Union soviétique et ont droit, à la place d’un avenir radieux, au capitalisme sauvage et aux attentats terroristes.
Tout commence en 1995, Jénia a onze ans, elle est en vacances chez sa grand-mère où vient aussi son cousin Ilia, qui en a treize. Cinq ans plus tard, ils boivent de l’alcool pour la première fois, se baladent à moto et sortent en boîte… Encore cinq ans et c’est le premier baiser, la certitude d’être faits l’un pour l’autre malgré tous les obstacles. Les temps ont changé, mais pas les mentalités, pas les parents. Il y a aussi Dacha, la petite sœur d’Ilia, mal-aimée par une mère à la beauté ravageuse « qui ne sait pas choisir les hommes » et qui, comme trop de femmes russes, sera victime de violences conjugales exacerbées par l’alcool.
Portrait sans fard d’une époque, paru en 2022, ce roman aux multiples nuances de noir est devenu la référence de la génération Y.


Vera Bogdanova est née en 1986 à Moscou. Autrice de plusieurs romans, traductrice et chroniqueuse littéraire, elle vit aujourd’hui entre la Russie et l’Azerbaïdjan.

352 pages, Paperback

Published September 4, 2024

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Displaying 1 - 11 of 11 reviews
Profile Image for charlie medusa.
633 reviews1,484 followers
February 5, 2026
je croyais qu'on avait dit qu'on arrêtait de banaliser l'inceste ? je sais pas c'est peut-être que moi car la plupart des critiques sont très valorisantes vis-à-vis du texte mais euh personnellement lire des cousins qui baisent (et un frère et une sœur qui veulent tous les deux baiser leur cousine) avec un traitement qui normalise à ce point ces relations sincèrement ça me donne une nausée rare. il faut croire que c'est une opinion minoritaire mdr. c'est top ! on passera sur l'écriture d'une platitude toute néerlandaise et sur la poussivité telle que ça pourrait servir de bon cale-porte immatériel. seigneur je veux oublier ce livre
Profile Image for Agathe Parraud.
76 reviews2 followers
October 23, 2024
Une roman qui est une belle introduction à la Russie des années 90 / debut 2000, en particulier sur le vécu des femmes russes. Le destin de plusieurs femmes d’une même famille, qui subissent le patriarcat de façon différente mais toujours sous des formes particulièrement violentes… C’est parfois très douloureux à lire tant la violences des hommes est présente. Sur la fin, j’ai trouvé que tout n’était pas nécessaire, ça faisait un peu bingo des violences vécues par les femmes, mais n’est-ce pas la réalité toutefois ? (Si). Ça m’a donnée envie de lire plus d’autrices russes contemporaines !!
Enfin, il y a des critiques de la politique russe dans le livre, mais c’est très mince et peu développé, je me demande si l’autrice habite en Russie. Peut être c’est une question de protection?
Profile Image for Anirudh.
299 reviews
October 4, 2024
Saison toxique pour les fœtus est un roman russe écrit par l’autrice Vera Bodganova. Il y a trois personnages principaux dans le livre : le frère et la sœur, Ilia et Daria, ainsi que leur cousine, Jénia.. Il et elles sont né.es dans les années 80, avant la chute de l’Union Soviétique mais il et elles grandissent en des temps très incertains comme les adolescent.es dans les années qui ont suivi la chute de l'Union soviétique.

Le roman dépeint bien la société russe de cette époque. Par exemple, la mère de Jénia met beaucoup de pression sur sa fille pour qu'elle apprenne l'anglais, perçu comme l'un des rares moyens d'obtenir un emploi stable. Cela dit, il y avait aussi l’aspect politique, les attentats terroristes autour de la Russie par les indépendantistes tchétchènes qui inquiète même les trois enfants pour aller à l’école ou sortir dans les rues. Le roman suivre leurs vies jusqu’à ses trentaines d’années, où ils vivent dans les différentes villes autour du pays et ont une vie difficile – ce que je comprends est une expérience typique et la déception sentie par la génération Y en Russie.

J’ai bien aimé les personnages développé – autour de ses trois cousin.es et ses différents intérêts durant des années, leurs goûts de musique, etc. On a même vu que la génération de leurs parents étaient très conservatrice, qu’on voit pendant un argument entre Jénia et quelqu’un dans sa cinquantaine qui a posé la question pourquoi Jénia n’était pas encore mariée. La façon de narration de l’autrice était intéressant aussi, étant donné qu'il n'était pas linéaire et qu'il faisait des allers-retours dans le temps entre ses trois parties.

Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que même si la politique est essentielle dans le roman, elle n'a abordé aucune des questions controversées en Russie. Si je ne me trompe pas, le nom de Poutine n’a pas été cité même une fois, il n’y avait pas la discussion autour des droits de LGBTQ+, ou sur la question de l’Ukraine. Bien sûr, elle a cité un incident en Ukraine, les manifestations d’Euromaidan en 2014 et comment les parents d’Ilia et Daria ont été dégoûté par les actions d’ukrainien.nes mais pas sur l’autres actes commis par la Russie, comme l’annexion de la Crimée. Peut être le fait que l’autrice habite encore en Russie et le roman est principalement pour un audience russe, sa décision est compréhensible.

Je n’ai pas compris trop de choix de la traductrice d’utiliser un titre si effrayant, vu que le titre russe ne donne pas la même traduction – et selon le site Deepl, ça se traduit comme « La saison des fruits empoisonnés » (Сезон отравленных плодов); si c’est un métaphore que je ne comprends pas et vous connaissez russe, vous pouvez vous exprimer dans la section des commentaires et je vous remercie en avance.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ce roman, qui est mon premier ouvrage russe contemporain. Il offre un portrait intéressant de la société post-soviétique. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Jénia, avec sa personnalité forte et indépendante. Ce sera une bonne lecture pour ce qui aime lire les romans contemporains d’ailleurs et j’attribue une note de quatre sur cinq.
Profile Image for Sophie Van.
92 reviews1 follower
September 20, 2024
C'est Roméo et Juliette en Russie, dans les années 2000, et ça marche bien, parce qu'on s'attache à eux, on a envie de savoir s'ils vont s'en sortir, si les méchants seront punis. C'est hyper hard, violent, poétique aussi et très sensuel. J'ai aimé les descriptions de la datcha et des repas en famille, l'alcool qui coule à flots et qui déraille tout, la pop culture version russe, le côté russe de l'histoire, les news à la télé russe, et puis aussi le côté too much, de l'horreur, des attentats, des réactions, aussi très russes. Le côté vraiment excessif de tout. Quelques tirades féministes sont peut-être un peu évidentes mais tant mieux, on a l'impression que l'écrivaine se lâche, parce que c'est dur d'être une femme en Russie et puis c'est tout de suite rattrapé par des métaphores plus subtiles.
Et enfin: le titre, qui attire les regards quand on ouvre le livre dans le métro.
Profile Image for Thomas Sulmon.
116 reviews
January 19, 2025
Un livre essentiel pour comprendre comment la violence a imprégné la société russe depuis la chute de l'URSS, aussi bien à l'intérieur du carcan familial (la fameuse loi de dépénalisation des violences conjugales) qu'à l'extérieur (les vagues d'attentat entre 2000 et 2014 notamment). On voyage de Moscou à Vladivostok et on ne voit pas le temps passer :)

Une phrase qui m'a marquée quand Dacha fait le tour du pâté de maison avec sa poussette comme s'il s'agissait d'une cours de prison : "Comme si on lui avait retiré sa vie". D'une force dingue...
98 reviews
December 5, 2025
Histoire très prenante malgré les thèmes lourds qui sont abordés. Vera Bogdanova m'a transportée dans sa Russie, à travers les années 90, jusqu'en 2014. Les difficultés rencontrées par les personnages sont décrites avec une justesse qui fend le cœur. Ilia, sa sœur Dacha et leur cousine Jenia se heurtent au climat d'intense mysogynie, de xénophobie, de peur de l'attentat terroriste, au système de la société russe post URSS. Une lecture marquante.
Profile Image for Emma.
892 reviews44 followers
January 9, 2025
3,75/5
Un portrait sans concession d’une génération sacrifiée en Russie. Même si j’ai trouvé intéressant d’avoir ce contexte, j’ai trouvé difficile de me sentir vraiment investie par l’histoire d’amour entre cousins, je l’avoue.
78 reviews
January 15, 2025
A défaut de ne pas pouvoir voyager en Russie, recommandez moi tous les livres russes. Personnellement je recommande celui la.
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