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Belle histoire fantastique dans l'Europe et l'Afrique du 18eme siècle. Le récit à la première personne de cet automate doué de conscience s'inscrit à la fois dans la tradition des œuvres de ce type, tout en apportant plusieurs touches d'originalité. La conclusion m'a paru un peu abrupte, le récit aurait probablement gagné à être augmenté d'une cinquantaine de pages.
Le récit suit Melchior Hauser, un automate joueur d’échecs, qui s’interroge sur sa propre âme. Libéré par le tsar Alexandre Ier, il part à la recherche de son créateur, Viktor Hauser, dans une Europe dominée par un Napoléon triomphant. De Nuremberg à Londres, jusqu’en Afrique, Melchior entame une quête existentielle.
J’ai trouvé certains passages intéressants, mais je n’ai pas été vraiment emballé. L’univers est intrigant, les idées sont bonnes, mais ça manque d’émotion. Je suis resté complètement indifférent en le lisant. Cela dit, le roman se laisse lire. Mais franchement, si le livre avait été plus long, je l’aurais sûrement abandonné ; le fait qu’il soit court est ce qui m’a permis de le finir.
un peu chiant d’avoir payé quasiment 10 balles pour ça. c’était pas nul mais j’aime pas dépenser mon argent quand pour un livre qui va pas changer ma vie et qu’j’aurais ptet pu trouver à la médiathèque.
Pas facile de faire tenir un univers dans un court roman, censé se lire en une heure. C'est ici très réussi avec l'histoire de trois frères dans un XIXe siècle alternatif.
Extrait : Ça faisait un moment que je souhaitais certains titres de la collection lumière de Bélial. J’en ai donc acquis plusieurs, tout en profitant de la masse critique Babelio pour acquérir celui-ci. J’ignore le pourquoi du comment, mais je connais déjà le titre du livre… ce qui me perturbe un peu car du coup, je me suis demandé si je ne l’avais pas déjà lu (si c’est le cas, je n’en garde pas d’autres souvenirs).
Je remercie Babelio pour l’envoi de ce tome via son service Masse Critique.
L’auteur nous place dans une période de l’histoire où la technologie est souvent associé au Malin, au Diable, surtout quand celle-ci créé quelque chose de similaire à nous êtres humains. Aux côtés de Melchior nous voyagerons avec un être qui apprend et se demande s’il a une âme. Un automate qui voyage donc, qui apprend, mais qui ne peut retenir qu’une partie de ses informations. Au fil du temps, il a l’impression de se rapprocher des humains, mais est-ce vraiment le cas ? Melchior a deux frères, un dont il connait l’existence mais qu’il n’a pas vu depuis longtemps, tout comme son père, et l’autre qui lui est inconnu. En tant qu’automate, il n’a pas d’émotions positives ou non et surtout, ne sais pas faire la différence entre le bien et le mal. Ainsi, il ne verra aucun problème lorsqu’il ira en Afrique et verra l’esclavage envers un autre peuple qualifié presque de non humain… alors que lui-même ne l’est pas. J’avoue que j’aurais aimé que l’auteur le fasse ce questionner à ce sujet, mais il n’en est rien. Preuve qu’il n’est qu’un objet qui redit ce qu’on lui a appris, comme le disait des ingénieurs français. Il est peut-être capable de créer de nouvelles choses niveau technologie mais pour tout le reste, il ne reste clairement qu’une machine…
Ce roman nous fait aussi beaucoup voyager, entre l’Europe de l’Est, l’Angleterre et même l’Afrique. Sans parler du dernier frère de Melchior, qui va aussi faire le tour du monde. Celui-ci est d’ailleurs assez particulier, puisqu’il n’a pas d’enveloppe physique. À partir de là, l’intrigue part un peu dans la science-fiction ou le fantastique avec cet être. Contrairement à Melchior, il croit en Dieu, mais surtout que ce que nous faisons nous humains, ressemble plus au malin qu’à Dieu (église ou autres, quel que soit la religion). Il finit donc par se prendre pour un archange et se donne pour mission d’éliminer ses frères, œuvres du malin. Je pense qu’on tient là une version alternative d’Ultron, avec une vision du monde pareille, il ne va pas tarder à tuer à tour de bras (ce qu’il a déjà commencé à faire). Alors que Melchior fait un parcours qui lui donne l’impression de se rapprocher des humains, son frère fini par le confronter et lui montrer qu’il n’est qu’une machine. En un sens, il répondra donc à sa question…