Il y a des romans adolescents qui vous cueillent doucement. Celui-ci en fait partie. Un texte que j’ai lu avec beaucoup d’attention, de tendresse, et qui, sans en faire trop, parvient à toucher juste.
Ce roman aborde des thématiques complexes: l’anorexie, la quête d’identité, la santé mentale, les relations adolescentes, les liens familiaux, mais il le fait avec une sincérité rare. Jamais voyeur, jamais moralisateur, il prend soin de ses personnages autant que de son lecteur. Et c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée : cette bienveillance constante, même au cœur des douleurs les plus profondes.
Dans ce décor de vacances, entre chaleur estivale et instants volés à la plage, les émotions circulent. Le contraste entre la lumière de l’été et les blessures intérieures est fort, mais justement dosé. Cela donne au récit cette tonalité douce-amère qui me reste.
Lucile, Salomé, Colombe. Trois cousines, trois voix, trois parcours. Toutes m’ont émue. Parce que rien n’est simple, parce que la famille n’est pas toujours synonyme de refuge, et parce que ces jeunes filles portent en elles autant de fragilité que de force. Elles se débattent, elles avancent, parfois à reculons, parfois ensemble.
Il y a du courage dans ce roman, du silence aussi. Et cette idée précieuse : qu’on peut être en construction, être en désordre, et que cela ne nous empêche pas d’exister pleinement. C’est un titre que je recommanderais sans hésitation à toutes celles et ceux qui se cherchent, ou qui cherchent à mieux comprendre.
Un roman à la fois tendre et grave. Lumineux, même dans ses zones d’ombre.