J’ai eu du mal à apprécier Grégory de Patricia Tourancheau. Si le sujet est évidemment poignant, la façon dont il est traité m’a laissée perplexe. Le récit manque de clarté et de structure : il n’est pas raconté de manière chronologique, ce qui rend la lecture confuse. On passe sans transition d’un événement à un autre, parfois en revenant en arrière, ce qui complique la compréhension.
De plus, il y a énormément de personnes impliquées, et j’ai eu du mal à toutes les retenir. L’auteure ne facilite pas cette tâche, car elle s’attarde sur certains protagonistes sans que leur rôle dans l’affaire ne soit toujours évident. À cela s’ajoute un focus parfois trop important sur la vie des journalistes et leur travail d’enquête, au détriment des faits eux-mêmes. À plusieurs reprises, j’ai eu l’impression de me perdre dans des détails qui n’apportaient pas forcément d’éléments essentiels à la compréhension de l’affaire. Plutôt que d’apporter une vision claire et structurée, le récit semble parfois se disperser, ce qui nuit à son impact.
J’aurais préféré un déroulement plus linéaire, qui permette de mieux suivre les différentes étapes de l’enquête et de comprendre les enjeux sans avoir à constamment recoller les morceaux. Malheureusement, cette construction désordonnée m’a empêchée de m’immerger pleinement dans l’affaire et de ressentir toute l’intensité du drame.
Si l’enquête de fond est indéniablement fouillée, la manière dont elle est racontée m’a laissée sur ma faim. À force de vouloir embrasser trop d’aspects — des faits aux coulisses journalistiques — le livre finit par perdre en clarté et en force. Dommage, car avec un sujet aussi marquant, j’aurais aimé un récit plus fluide et structuré.