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Goldman

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Jean-Jacques Goldman n’est pas seulement un grand nom de la chanson. Il est aussi un enfant d’immigrés juifs devenu la personnalité préférée des Français, un artiste engagé après la mort des utopies, un artisan au coeur des industries culturelles, un homme en rupture avec les codes virils. Le succès n’a affecté ni sa droiture ni son humilité.
Pour exister, Goldman a dû composer avec les règles de son temps, mais il a fini par composer lui-même l’air du temps, les chansons que les filles écoutaient dans leur chambre, les tubes sur lesquels tous les jeunes dansaient, les hymnes des générations qui se pressaient à ses concerts.
Et puis, au sommet de la gloire, l’hyperstar a choisi de se retirer. Dans la folie des réseaux sociaux, son invisibilité le rend étrangement visible. À force d’absence, et parce qu’il n’a jamais été aussi présent, Goldman est devenu un mythe.
Ce livre retrace le parcours d’un artiste exceptionnel, tout en racontant nos années Goldman.

456 pages

Published August 19, 2024

6 people are currently reading
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About the author

Ivan Jablonka

30 books71 followers
Ivan Jablonka is a French historian. He received the Prix Médicis in 2016.

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Displaying 1 - 15 of 15 reviews
Profile Image for Matatoune.
630 reviews33 followers
August 29, 2023
Ce qui fait la spécificité de l’historien Ivan Jablonka c’est son attachement à analyser notre monde contemporain à partir d’un des figures de l’époque étudiée.

Goldman n’est pas simplement l’étude de la biographie d’un chanteur devenu presque mythe. C’est une analyse en profondeur de ce que furent les générations des années 70/80. Mais, c’est aussi celle issue des juifs réfugiés de l’Europe de l’est, ce “Yiddishland”, comme l’appelle l’écrivain.

Essai à portée sociologique et historique, Ivan Jablonka démontre l’attachement profond du chanteur au travail bien accompli et à la défense des petits. Jean-Jacques Goldman est sorti de L’EDHEC et aurait dû devenir un cadre libéral offert au capitalisme délirant.
Une biographie, mais pas que…

Mais, par opposition à ce frère qui s’est brûlé les ailes, Ivan Jablonka affirme que Jean-Jacques Goldman fuit aussi les criards. Ce sont les représentants de la révolution “jet-septisée”, auquel il se tiendra toujours éloigné.

Comme il le fait à chaque fois, l’historien compare son milieu à celui du chanteur. Et de son 14 ème arrondissement natal à la banlieue de Montrouge des Golmann, il n’y a pas loin, retrouvant ainsi les accents de sa jeunesse bercée aux mêmes valeurs.

De plus, comme l’historien le développe, Jean-Jacques Goldman crée une nouvelle masculinité ouverte à la cause des droits des femmes.
La portée généraliste des chansons de Goldman

Mais, Ivan Jablonka analyse aussi la gauche française de l’après-guerre à l’après-mitterrandiste. La première est représentée par le père du chanteur, engagé communiste. Puis vient celle du frère, d’extrême gauche d’après soixante-huitard. Et, pour finir, celle pragmatique de Jean-Jacques qui reprendra à son compte l’engagement de Coluche, pour les Restos du cœur.

L’analyse des chansons des années 70, de celles qui deviendront les succès des années 80, permet à Ivan Jablonka de dégager plusieurs grands thèmes : le départ, le refus de la fatalité et la condition minoritaire.

Les tableaux, soit comparatifs pour illustrer le propos, soit exhaustifs pour synthétiser la notion démontrent, s’il le fallait encore, qu’on peut choisir un sujet léger encore faut-il le traiter sérieusement. Et toute la démarche scientifique s’applique à ce chanteur de ” soupe française ” comme le qualifieront les amateurs de rock’n’roll.
Une approche neuve

C’est le nom de Ivan Jablonka qui m’a entraînée vers ce livre. Plus Maxime Le Forestier que Jean-Jacques Goldman, je suis passée à côté de ce chanteur. Alors, comprendre la portée de ” Comme toi” et d’autres fut pour moi une révélation.

Ivan Jablonka avoue que vers 25 ans qu’il s’est intéressé à ce chanteur et que sa théorie des trois axes a suffisamment plu à sa femme pour qu’elle le lui rappelle aujourd’hui. Pour l’historien, les années Goldman ce sont aussi l’émergence “d’une conscience citoyenne au lieu d’une conscience de classe”.

Par contre, j’ai compris le mépris terrible dont il a fait l’objet. Et, courageusement, Ivan Jablonka en analyse les bases, les aspects et le mépris véhiculés. On comprend mieux les chroniques du journal Libé avant la sortie du livre retrouvant l’animosité des années 80.

Moins compréhensible, la réaction de Jean-Jacque Goldman qui, dans Le Figaro, ces derniers jours, vient de rappeler à ses fans que ce n’est pas une biographie qu’il a cautionnée. Ce point est clair dès le début de l’essai puisqu’Ivan Jablonka rappelle que Jean-Jacques Goldman n’a répondu à aucune de ses sollicitations.

Qu’importent les réactions du chanteur qui a choisi la discrétion depuis de nombreuses années, Ivan Jablonka signe un essai très riche dans un langage clair en produisant des analyses. Il décortique la sociologie historique des années 70 jusqu’au début des années 2010. De plus, la génération des émigrés de l’Europe de l’Est rappelle l’importance de l’assimilation entière et complète dans la société française.

Pas obliger d’être fan, juste d’être féru d’histoire contemporaine pour découvrir le nouvel essai de Ivan Jablonka, Goldman !
Suite de la chronique illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
16 reviews
September 14, 2023
Plus fan de Jablonka que de Goldman, j’ai plongé dans cette histoire contemporaine et apprécié la manière dont l’auteur relie la trajectoire personnelle de JJG avec l’époque. Je me suis rendu compte que je connaissais bon nombre des morceaux de l’artiste et j’ai même eu envie de découvrir ses albums …
Profile Image for Macqueron.
1,130 reviews22 followers
October 30, 2023
J’ai énormément écouté Goldman, et beaucoup moins maintenant, à part En passant, ses albums ayant vieilli (et moi aussi). J’étais curieux de lire le point de vue d’un historio-sociologue. Je ne suis pas déçu, à la lecture, je perçois à quel point les textes de Goldman ont joué dans la construction de certaines de mes idées, même si je suis loin d’être en accord avec toutes. Le talent de l’auteur consiste à avoir su trouver les mots pour retranscrire ce qu’on pressentait sans savoir le dire.
La fin de l’ouvrage et le retour du cynisme face à la célébration de l’intégration que faisait Goldman oublie peut-être juste de préciser que cela est sans doute dû non à un changement de la société, mais à une certaine candeur, une naïveté qu’il était facile d’accepter même qi elle s’est avérée factice. Le monde est toujours plus complexe… entre gris clair et gris foncé.
Profile Image for SAM.
128 reviews2 followers
June 9, 2025
Attention, ce livre n’est pas une biographie classique !

On a vraiment affaire à un essai passionnant, dont l’objet est le chanteur Goldman (JJG), écrit par un historien donc une œuvre sourcée, érudite, analytique, jamais "people", truffée de liens avec l'histoire, le contexte politique, le contexte culturel. Il cite Virginia Woolf, Bourdieu, Georges Perec, Molière, et bien d’autres ...

J’avais déjà beaucoup apprécié cet auteur dans son livre sur un féminicide (Laetitia ou la fin des hommes) ou son livre sur la masculinité (Un garçon comme vous et moi), et justement, on retrouve ici des analogies avec ces 2 essais, lorsqu’il fait le lien entre Laetitia et le meurtre de Sirima, la chanteuse de « là-bas », assassinée par son conjoint, ou lorsqu’il observe que dans ses chansons, JJG met en avant la « masculinité de doute par opposition au virilisme » suivant ainsi l’historien-essayiste Jablonka qui remettait en cause le patriarcat, en prônant plus de respect des femmes.

On le sent aussi très attaché à son sujet à titre personnel, au vu de leurs origines familiales similaires et à la judéité dont il est question à de nombreuses reprises dans ce livre.

C’est donc un chercheur en histoire contemporaine qui écrit et pas un biographe de personnalités à la mode : quand il évoque « la chanson des restos », il fait un parallèle historique avec la prise en charge de la misère au XIXe siècle ; dans un chapitre intitulé « le syndrome de Jean-Jacques », il fait une analyse du refus d'être une star avec plusieurs niveaux d'explication, et se plonge dans l'histoire de la célébrité et de son refus, où il en arrive à une comparaison entre JJG et JJ Rousseau, 2 personnages qu’on retrouvera plus loin lorsqu’il tente une courte histoire de la pop et une analyse des ingrédients de son succès.

Mais l'auteur ne se contente pas de faire de l’histoire, il utilise les sciences sociales pour décrypter son sujet. En suivant la trajectoire du chanteur des années 70 aux années 2000, il s'intéresse entre autres, au mépris culturel, aux attaques de la presse sur JJG, au caractère aléatoire de la naissance et au déterminisme social (la chanson « né en 17 »), à l’usage des chansons de Goldman de l'école au cimetière, au rapport compliqué de Goldman à la Gauche. Il est souvent question de politique aussi ou du monde médiatique dans les années 80.

Tout au long de ces pages, nombre de textes de Goldman sont décortiqués pour montrer l’intérêt de JJG pour les gens ordinaires, minoritaires, pour le quotidien, l’espace urbain, au fait d’être seul et anonyme (« je marche seul »), son refus des chemins tout tracés, ou son hostilité à la société de consommation. Et au détour d’une page on a la bonne surprise d’apprendre que JJG a « Martin Eden » de Jack London pour livre de chevet

Il ponctue son livre de nombreuses analyses sous forme de schémas ou tableaux souvent très pertinents : par exemple dans un tableau il dresse une typologie des reproches fait à l’artiste, selon différentes écoles de pensée. Un autre lui permet de faire une classification des grands thèmes goldmaniens

Dans cette édition de poche publiée en 2024, un an après la première édition de l’essai, Jablonka ajoute quelques pages où en réponse au désintérêt de Goldman pour son livre, il proclame d’une part que : «qu’il le veuille ou non (il semble qu’il ne le veuille pas), Goldman appartient à l’histoire», et que d’autre part «nul n’a le droit d’entraver la mission sacrée de l’historien, qui est de comprendre ce qui nous arrive».

Au final, à part quelques phrases (*) où il m’a perdu, j’ai globalement tout aimé dans ce livre

* « S'il est vrai que la common decency d'Orwell a une facette conservatrice et que Goldman dialoguant avec Etchegoyen se réjouit d'être catalogué "réac", on peut aussi penser qu'il se revendique ainsi comme il se proclamait "démodé" ou "non homologué" dans les années 1980. »

* « Goldman offre ses "différences" à chacune et à chacun, avec la puissance disruptive du minoritaire au sein de la majorité qu'il féconde.»

A ces citations obscures, et en bon fan de pop, je préfère retenir un chapitre excellent de 6 pages intitulé «madeleines musicales» où le sujet n’est plus tant JJG que la musique pop, et dans lequel il fait ce clin d’œil proustien :
« la pop permet de faire l’«histoire sentimentale des sociétés» puisqu’elle détient le «secret de milliers de vies» comme un écrin de souvenirs, le conservatoire de nos émotions. Elle a le pouvoir de réveiller les amours, joies, chagrins, deuils, bonheurs sédimentés dans notre mémoire. Il n’est donc pas abusif d’affirmer que les années passées sont contenues dans tel hit du top 50, jusqu’à ce qu’un hasard nous le fasse réentendre dans un magasin ou à la radio, sur quoi notre jeunesse se redéploie comme une voile pour nous emporter au pays qui n’est plus, de même que dans la Recherche, Combray sort de la tasse de tilleul ou a été plongée la petite madeleine. Et tout un monde englouti reparaît. »
Profile Image for Etienne Mahieux.
553 reviews
December 28, 2023
Alors que le film de Cédric Kahn consacré au procès de Pierre Goldman quitte à peine nos écrans, Ivan Jablonka, historien de la période contemporaine, consacre un volume à son demi-frère cadet, le beaucoup plus célèbre et apparemment beaucoup moins politique Jean-Jacques Goldman.
Le choix de son sujet est assez audacieux, je trouve, au rebours des modes historiques actuelles comme du catastrophisme ambiant : si Goldman, tant s'en faut, n'ignore pas dans son oeuvre les drames et massacres du vingtième siècle, sa musique est consolante et festive ; ce sont, comme le dit le titre de son dernier album studio, des "Chansons pour les pieds", qui font danser.
Jablonka voit dans Goldman un artiste dont le parcours entre en résonance avec son histoire familiale et personnelle en même temps que le dépositaire d'un "Zeitgeist" (esprit du temps) qui fit de lui, vers la fin des années 1980, le porte-parole des valeurs et des inquiétudes de toute son époque, et de ses premiers succès jusqu'à sa retraite plus ou moins officielle, le "patron" de la scène pop-rock française.
C'est la thèse de son ouvrage, qui présente par conséquence plusieurs facettes : une biographie de Jean-Jacques Goldman, sans révélations et sans voyeurisme, respectant le souci du musicien de protéger sa vie privée jusqu'à en dire presque moins que les gazettes ; un essai de socio-histoire montrant que l'oeuvre de Goldman est en partie déterminée par son ascendance (ses parents sont des Juifs immigrés d'Europe de l'est, et son père un héros de la Résistance), sa fratrie donc (Pierre, complice et repoussoir), son milieu social (la classe moyenne laborieuse de la banlieue sud) ; une étude de la réception de ses chansons ; une analyse sémiotique de leurs paroles et (dans une mince mesure) des choix musicaux qui s'y manifestent ; enfin, quelques touches d'autobiographie dans la mesure où Ivan Jablonka, d'une génération plus jeune que Jean-Jacques Goldman, n'en provient pas moins d'un milieu social et familial extrêmement comparable.
C'est beaucoup, n'est-ce pas ? C'est presque trop, en fait, pour les trois cent vingt pages, hors annexes, de l'ouvrage. Comme Jablonka a la plume aisée et qu'on le lit avec bonheur, j'en prendrais bien cent soixante supplémentaires pour pouvoir approfondir les très nombreuses pistes qu'il ouvre dans ce livre, d'autant que certains passages, à cette aune, sont un peu répétitifs ou inutilement développés (le compte-rendu, en ouverture, d'une émission télévisée sur le fil du fiasco technique, mais qui contribua à le révéler). Les parallèles entre Goldman et lui sont probablement chers à son coeur, mais ils sont tellement rapides qu'on pourrait s'en passer. L'analyse socio-historique est tout à fait intéressante mais, réduite à un individu (parce que tout de même, il n'y a qu'un seul Jean-Jacques Goldman), on ne sait comment la prendre. Jablonka insiste sur les parentés et les différences de son personnage avec les "yéyés" mais n'a pas ou ne prend pas le temps de comparer longuement Goldman à ses vrais pairs, les grands auteurs de chansons de son temps, et on se prend à rêver d'un parallèle développé avec un autre fils d'immigrés juifs, interprète complexé devenu volontiers Pygmalion, mais plus âgé (au point d'avoir vécu l'Occupation) et dont les choix esthétiques semblent presque systématiquement opposés à ceux de Goldman : Gainsbourg, oui.
Le plus convaincant est l'analyse de la réception des chansons (même si bien sûr le littéraire que je suis aimerait un décorticage plus approfondi), et de l'ethos que celles-ci dessinent : Goldman devient sous la plume de Jablonka la voix d'une aspiration collective, celle d'une solidarité républicaine liée à la "common decency" d'Orwell, d'un désir d'amélioration pacifique du monde qui ne ferait pas table rase de la mémoire historique ; en somme, de la "deuxième gauche". Incarnant les valeurs fondamentales du pays, il dépasse le public qui lui était d'abord assigné (les adolescentes de la classe moyenne) pour devenir une référence qui unit différentes générations et classes sociales. Et notamment, il incarne un idéal d'intégration des différences, à une génération qui permet encore à un juif de parler pour les autres minorités, unies par l'expérience d'une discrimination présente ou encore proche (ce que voulait Césaire) ; et ça, c'est certainement vrai, ce que je constate à mon échelle de l'importance de Goldman pour des groupes familiaux extrêmement divers le confirme en tout cas. Rocard n'a jamais été président, mais Goldman a dominé le top 50 : et si ceci compensait cela ?
Le travail de Jablonka est sérieux ; son biais admiratif est totalement assumé ; peut-être, concerné personnellement par son sujet et partisan d'une histoire à la première personne, aurait-il pourtant gagné à diriger une équipe aux talents divers, pour bâtir à son héros non pas seulement une jolie chapelle mais une plus complexe, mais aussi plus solide et plus harmonieuse cathédrale...
76 reviews
August 23, 2025
Es könnte womöglich sein, dass der Rezensent im Laufe der Jahre bereits rund zehn Biographien über Jean-Jacques Goldman gelesen hat, wenn man daraus nun eine empfehlen müsste, dann wäre es sicherlich diese (wobei auch die Werke von Éric Jean-Jean und Fred Hidalgo sehr lesenswert sind). Der große Unterschied bei Ivan Jablonka, und damit sein Alleinstellungsmerkmal, ist, dass er als Geschichtsprofessor (Université Sorbonne Nord) einen Ansatz verfolgt, der zum einen wissenschaftlich ist (sehr viele Quellen werden benutzt und vor allem auch als Belege angegeben) und zum anderen über das reine biographische Erzählen weit hinaus geht, denn er situiert die einzelnen Etappen von Goldmans Leben und Karriere in einem historischen, soziologischen und politischen Kontext, stellt interessante inhaltliche Bezüge auf thematischer Ebene zwischen den Songtexten her, die mit der Abstammungsgeschichte der Familie zu tun haben und beschreibt die Entwicklung des Musikgeschäfts und des Musikkonsums über die letzten Jahrzehnte. Der Text ist angereichert durch eine ganze Reihe aufschlussreicher Statistiken und Tabellen.
Trotz aller Seriosität in der Argumentation und Analyse wird die Zuneigung des Autors zu seinem Thema erkennbar und es könnte dem Leser passieren im letzten Kapitel, in dem einige persönliche Bemerkungen gemacht werden, etwas gerührt zu werden.
"Il n'a pas été un chanteur, ni une star, ni rien de tout cela. À son tour, il a été un homme." (S. 331).
Profile Image for AvoKalif.
155 reviews6 followers
April 28, 2026
C’est curieux cette biographie, de prime abord, travaillée et élaborée sans le principal intéressé alors qu’il est bien vivant. En tout cas c’est ce que l’on se dit avant d’attaquer. Et puis ensuite on se plonge dans le travail de @ivan.jablonka et on comprend la démarche de l’historien. C’est d’ailleurs à la fin du livre qu’il expose sa méthodologie.

Ce Goldman là n’est pas une biographie « littéraire » de l’homme à proprement parler mais une étude historique (parfaitement lisible par ailleurs) sur ce qui a fait le phénomène.

Je pensais tout connaître de Goldman et pourtant j’ai appris plein de choses - qui ne relèvent pas du potin - mais de l’information. J’ai aussi appris du potin, ou ce qui en tient lieu quand il s’agit de célébrités.

Mais surtout, je me suis replongée avec bonheur et nostalgie dans le passé de mes 15 ans, pas uniquement musical, plutôt civilisationnel.

Enfin, et même si je ne partage pas tous les points de vue de l’auteur, je trouve que son analyse de l’homme, de son histoire à l’aune de sa judéité est intéressante et mériterait quelque débat. A ne lire que si on avait 15 ans en 1990 !
Profile Image for Hypathie.
318 reviews21 followers
December 15, 2023
Jean-Jacques Goldman par Ivan Jablonka. Je l'ai plus sélectionné pour Jablonka que pour Goldman que je ne connais pas réellement, hormis ses hits que j'entends sur mes radios périphériques-robinets à musique habituels, en voiture ou dans mon salon.
Anatomie d'une époque, portrait d'un artiste adulé par les périphéries, mais vilipendé par l'intelligentsia parisienne, juif errant revendiqué dans ses textes, mais intégré jusqu'au bout des ongles, comme son portraitiste. Un peu hagiographie (Jablonka est fan), et réflexion philosophique sur les traces qu'on laisse quand le temps a passé, un bel hommage à la musique pop qui compose la bande-son de nos vies. Par-dessus tout, Ivan Jablonka reste fidèle aux "hommes justes", titre d'un de ses ouvrages, doux, sensibles, et du côté des femmes, parmi lesquels il classe Jean-Jacques Goldman.
Profile Image for Sandrine.
230 reviews
December 4, 2023
J’avais adoré « Laetitia » du même auteur. J’attendais donc avec impatience ce nouveau livre.
Ivan Jablonka replace la vue de Jean Jacques Goldman et sa carrière dans une perspective historique (et sociologique). Passionnant, mais pas toujours facile à lire (ce n’est pas une bibliographie !).
On y comprend mieux le dédain de certaines élites à son égard, ses motivations (supposées et déduites de ses interviews).
Si vous aimez JJG et avez envie de mieux comprendre son parcours, ce livre est à lire.
Profile Image for Franck Emsallem.
92 reviews23 followers
December 17, 2023
Un livre assez intéressant qui se présente comme une analyse socio-historique d’un phénomène culturel. On excusera l’absence complète de style et l’on appréciera en revanche le travail minutieux derrière l’ouvrage. L’analyse du phénomène pop Goldman pouvait tomber à plat mais il n’en est rien : au travers de l’histoire atypique du chanteur longtemps conspué par la Presse, c’est toute une époque que l’on revit (les années 80-90). Même si l’auteur n’a pas obtenu l’accord de l’artiste, on ne peut nier son admiration profonde et l’on se prend à fredonner quelques airs en parcourant les pages.
143 reviews1 follower
May 27, 2024
Passionnant! Quelle vie.. quelle simplicité, humilité, humanité. J'ai beaucoup aimé car je ne connaissais pas grand chose sur sa vie. L'écriture est pointue, entre thèse sociologique et philosophique, pour ma part j'ai adoré.
Profile Image for ParisienneOuest .
101 reviews
June 27, 2025
J'ai eu un peu de mal au début de ma lecture par le style de l'auteur. Ce livre est écrit par un historien et non un biographe et doit être lu dans cet esprit. Il est très intéressant à la fois sur la vie de Jean-Jacques Goldman mais aussi d'un point de vue historique et sociologique.
Profile Image for Madeleine Granger.
48 reviews1 follower
December 30, 2023
Du coup on passe son temps à écouter Goldman avant, pendant, et après ! Un beau récit, plein de fun facts fascinants sur la musique en France depuis les années 70.
19 reviews
February 10, 2024
Un sujet presque mystique, une analyse et une plume toujours brillante ! Un vrai bijou ou quand un auteur que j adore analyse le succès d un artiste que j adore !
442 reviews3 followers
March 27, 2026
livre intéressant, très documenté tant au niveau politique qu'historique.
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