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Ceux du lac

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Un père solitaire, une fratrie de six, un vieux chien nommé Moroï. À quelques kilomètres du centre-ville de Bucarest, les Serban habitent une cabane au bord d’un lac où la nature a depuis longtemps repris ses droits. Sasho, Naya et leurs frères traquent les poissons dans la rivière Dâmbovița, apprivoisent les mots des poètes dans les livres de tante Marta, assumant le choix âpre et singulier d’une vie en marge. Jusqu’au jour où les autorités, pour créer une réserve naturelle, les somment de quitter ce coin d’eau et de terre, le plus beau qui soit, le leur. Inspiré d’une histoire vraie, Ceux du lac raconte l’impossible adieu d’une famille tsigane à un royaume désormais interdit. Au cœur des contradictions de la Roumanie contemporaine et d'une époque qui confisque au prétexte de sauvegarder, les Serban ne peuvent ni s'adapter ni complètement résister. Reste une ultime promesse, lumineuse : celle faite par Sasho à sa petite sœur Naya de marcher dans les traces des bisons des Carpates. Convoquant tour à tour le réalisme et l’onirique, le burlesque et le tragique, la poésie et le folklore, Corinne Royer écrit un roman brûlant, porté par un amour profond de la nature et des mots, qui bouscule notre lien à l’autre et au sauvage.

288 pages, Paperback

Published August 19, 2024

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About the author

Corinne Royer

28 books1 follower

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Emma Draws.
161 reviews13 followers
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December 29, 2024
L’histoire avait tout pour me plaire, originale, touchante, plaide une cause en faveur de la nature, du vivant. Mais l’écriture m’a absolument empêchée d’accrocher, du début à la fin.
On ne s’intéresse pas assez profondément aux personnages. On sent qu’ils ont été développés par l’autrice mais nous, lecteurs, n’y avons pas accès. J’ai eu la sensation qu’elle voulait parler de trop de personnes différentes pour réussir à les développer jusqu’au bout dans son écriture. Peut-être que l’autrice avait trop d’ambitions? En tout cas moi ça ne m’a pas touchée et je crois que l’histoire aurait dû me plaire pourtant.
Il y a aussi le choix de la langue, des mots. La langue est simple, accessible de façon générale, et pourtant l’autrice insère très fréquemment des mots extrêmement rares et spécifiques, qui ne semblent pas forcément justifiés.
Profile Image for Raphaele Vautier.
8 reviews
December 1, 2024
Roman sur le déplacement d'une famille Tzigane des bords d'un lac Vacaresti à un quartier pauvre de Bucarest. Pas mal mais je n'ai pas totalement accroché sur les parties poétiques et revées de certains passages.
Profile Image for Culturevsnews.
1,051 reviews8 followers
August 27, 2024
Avec "Ceux du lac", Corinne Royer nous offre un roman poignant, imprégné d'une poésie délicate et d'une intensité dramatique rare. Inspiré d'une histoire vraie, ce récit dépeint la lutte d'une famille tsigane, les Serban, contre les forces qui cherchent à les déposséder de leur terre, un lieu sauvage au bord d'un lac où ils ont trouvé refuge et liberté.

Les Serban vivent dans une cabane à l’écart du monde, en symbiose avec la nature environnante, à quelques kilomètres de Bucarest. Leur quotidien est marqué par la simplicité et la liberté, un mode de vie assumé avec fierté, même s'il les place en marge de la société. Sasho, Naya, leurs frères, et leur vieux chien Moroï évoluent dans un environnement où la nature a repris ses droits, pêchant dans la Dâmbovi?a, apprenant la sagesse des poètes à travers les livres de tante Marta. C'est un univers presque hors du temps, préservé des contraintes modernes, jusqu'au jour où les autorités décident de les en expulser pour créer une réserve naturelle.

Le roman explore la douleur d'une famille confrontée à la perte de son royaume, de cet espace vital qui est plus qu'une simple maison : c'est le cœur même de leur identité. Corinne Royer dresse le portrait d'une Roumanie contemporaine déchirée entre modernité et tradition, où les décisions politiques, prises sous couvert de préservation de la nature, finissent par broyer ceux qui en sont les gardiens les plus sincères. Les Serban, avec leur vie frugale et leur profond respect pour la terre, ne peuvent ni se conformer aux exigences des autorités, ni se résoudre à l'exil. La promesse de Sasho à sa petite sœur Naya de suivre les traces des bisons des Carpates devient alors un symbole de résistance face à un monde qui ne les comprend plus.

Corinne Royer réussit le pari de mêler réalisme et onirisme, de marier le burlesque et le tragique dans une écriture qui évoque à la fois la rudesse de la vie des Serban et la beauté indicible de leur environnement. La poésie et le folklore tsigane traversent le texte, apportant une dimension presque mythologique à ce récit de lutte et de survie. Les paysages roumains, décrits avec une précision presque picturale, deviennent des personnages à part entière, renforçant le lien indéfectible entre les Serban et leur terre.

"Ceux du lac" est un roman brûlant, qui interroge notre rapport à la nature et à l'autre, tout en célébrant la force des liens familiaux et l'importance de la transmission. Corinne Royer nous invite à réfléchir sur les contradictions de notre époque, où la sauvegarde de la nature est parfois un prétexte pour légitimer des actes de dépossession. Ce récit est à la fois une critique sociale et une déclaration d'amour à la vie simple et libre, une vie en harmonie avec le sauvage
Profile Image for Éric.
221 reviews4 followers
January 7, 2025
Quand j'ai eu la première fois le livre sous les yeux et que j'ai lu la 4e de couverture, j'ai pensé que l'histoire serait "plombante". Quelle mauvaise entrée en matière car le livre est tout sauf plombant. Et heureusement qu'une bonne âme me l'a offert pour que j'en profite !
Une très belle histoire superbement racontée. La poésie et le rêve sont omniprésents. Le réalisme et la dureté sont déposés subtilement par petites touches qui nous donnent à voir la Roumanie d'aujourd'hui et en filigrane celle de Ceaucescu, avec la constante du rejet des tsiganes et de la dureté de la vie.
Un des fils conducteurs du livre : l'écologie, l'environnement, la relation des humains à la nature. La symbiose de la famille Serban (Sasho, le poète au bégaiement fantastique ; Marcus et Ruben, les jumeaux, Naya) avec Vacaresty et la rivière Dambovita est génialement illustrée par la scène d'ouverture du livre : la pêche.
Tous les personnages, même secondaires, sont hauts en couleur et extravagants, ce qui nous donnent une lecture assez joyeuse.
"Effrayer la catastrophe par le peu de peur qu'elle nous fait".
"Je peux pardonner aux cons d'être des cons, mais pas aux salopards d'être des salopards".
Profile Image for Frey.
948 reviews63 followers
September 11, 2024

Il y a quelques longueurs, et le style est parfois faussement recherché, dans le genre belles phrases qui sonnent bien et profondes, mais qui n’accompagnent pas nécessairement le propos. Mais ! j’ai trouvé ça agréable, beau, triste, j’ai aimé le côté onirique donné à la narration, les passages scandés en vers, et le ton global de l’œuvre. J’ai aimé les non-dits, la pudeur, l’obscurité et la perte de l’espoir, mais aussi les rêves, les relations entre les personnages. J’ai failli arrêter deux fois, deux passages ont déplu et ça a brisé un moment la suspension de lecture, l’effet produit par le reste. J’ai trainé en longueur, et en vrai je pense que c’est bénéfique. A vouloir lire trop vite, on passe complétement au travers du livre et c’est le genre qui aime bien prendre son temps – loin de mes habitudes de lecture (je sais, faut déguster, mais j’y vais un peu toujours comme si je n’avais pas mangé depuis 15 jours).

C’était le bon moment pour moi ; c’est le genre d’écriture et de romans où ça passe ou ça casse, et j’avais tellement aimé Pleine Terre (ou plutôt gardé un bon souvenir), que j’en attendais beaucoup.

Profile Image for Ania Grande.
30 reviews
May 31, 2025
"Il aurait souhaité se couler dans des pensées simples, mais il avait la tête bruissante et le corps plein de velléités."
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