Je ne peux décemment pas mettre moins de 4 étoiles à ce livre dont le travail historique est tout juste impressionnant. POUR AUTANT, et bien que cette question de la concentration dans le monde du livre soit extrêmement intéressante et plus que jamais primordiale, c’est un VASTE ET COMPLEXE sujet. Je vous explique pas la migraine que je me suis tapé parfois, en me demandant qui possédait quoi et quel était le but de telle action économique. Se taper plus de 100 ans de concentration éditoriale d’un coup ça fait énormément d’informations.
Je maintiens cependant que c’est un ouvrage précieux, factuel et sourcé sur un milieu (et une histoire) franchement méconnu. J’y reviendrais peut être quand j’aurais une interrogation sur un groupe particulier ou une figure en question.
PS : C’était ma dernière lecture de la bibliographie que j’avais établie pour mon mémoire ! [insérer bruits festifs] Maintenant je vais pouvoir profiter de mes vacances avant de reprendre la librairie, et ENFIN relire des romans queer et tristes qui me feront pleurer de beauté (et pas de désespoir comme c’était le cas pour mon mémoire mdr) parce que la littérature c’est quand même fou quand on y pense.
Quel avenir pour les futurs éditeurs ? C’est la question que je me suis posée en refermant ce livre.
Jean-Yves Mollier dresse un panorama effrayant de l’édition, des racines de la concentration au XIXe siècle jusqu’aux mégas groupes éditoriaux qui menacent la diversité culturelle.
Vincent Bolloré et son empire médiatique ancré à droite, Rémy Montagne et sa vision catholique à la création de Médias-Participations, Louis Hachette et sa proximité avec l’État… Tous ont joué un rôle dans cet équilibre actuel fragile qui met en péril la bibliodiversité et la chaîne du livre toute entière.
Face à une concurrence déloyale et à la concentration des moyens de diffusion et de communication, quel avenir pour ceux qui rêvent de travailler dans l’édition ?
Faut-il rejoindre ces grandes structures pour se faire une place ? Ou miser sur les Nouveaux Éditeurs, ce collectif qui se veut libre à son péril ?