Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l'école. De petits hôtels en aires d'autoroute, l'errance dans le nord de l'Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I'enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l'internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, aux tubes que les deux chantent à tue-tête dans la voiture, grâce à Claudia, Isabella ou Vito, l'enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, il est un « guépard nerveux » dans un nuage de nicotine pense la petite. S'il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer ; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe et ressent tout.
Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l'intérieur l'écroulement d'une petite fille qui doit accomplir seule l'apprentissage de la vie.
O poveste emoționantă despre o fetiță de 8 ani care se maturizează forțat și tatăl ei alcoolic și cam depresiv care o răpește într-un road trip de zile mari. Ilaria este scoasă cu forța din familiaritate și aruncată într-o lume complet necunoscută, în care trebuie să învețe singură să se orienteze, mai degrabă emoțional decât altfel. O narațiune simplistă, la persoana întâi, cu atât mai puternică cu cât este perspectiva autentică a unui copil nevinovat, „Ilaria sau drumul spre nesupunere” arată consecințele pe care le poate avea asupra unui copil separarea părinților săi. Folosită ca un pion de tatăl ei în lupta tăcută pe care acesta o duce cu mama fetei, întrucât el refuză să accepte divorțul și faptul că iubire nu mai există între ei de foarte mult timp, Ilaria învață să se ferească de schimbările bruște de dispoziție ale tatălui ei, caută alinarea în gesturile de bunătate ale străinilor, încearcă să se împace cu ideea că dorul de mama ei o consumă pe interior. Piesa de rezistență? Finalul. Fiindcă în viața reală și în sentimentele unui copil nu există alb și negru. Minunată bucățică de literatură, pe care o recomand cu căldură!
Lu pour le prix Summer 2025 (qui ne sera malheureusement pas remis, l'association qui organisait la fête du livre de Bron a annoncé sa dissolution après 39 ans d'existence, RIP).
Roman personnel (dans un entretien au Monde, l'autrice confirme qu'elle a elle-même été enlevée par son père et connu deux années d'errance à ses côtés) et émouvant, écrit au présent, du point de vue d'Ilaria. Cette enfant de 8 ans comprend peu à peu la réalité de sa situation : son père l'a enlevée, elle ne rentrera pas chez elle pour retrouver sa mère et sa sœur. Dans un style simple, à travers un regard enfantin (qui m'a paru - pour une fois - crédible), Zalapi nous entraîne dans ce monde fait de trajets à voiture, où le temps semble s'étendre à l'infini, sans aucune distraction. Un monde de tiraillements aussi, car Ilaria est en lutte : doit-elle désobéir à son père ? Doit-elle blesser cet homme déjà si malheureux ? Un lourd poids sur des épaules d'enfant.
J’ai aimé parcourir ce livre du point de vue innocent d’une enfant qui explore la colère du père, le chantage et la dépendance affective, l’alcoolisme. Mais, je reste un peu sur ma faim, tout va trop vite, deux années sont survolées trop rapidement, je comprends les zones d’ombre parce qu’on est du point de vue d’ilaria mais parfois ça m’a un peu frustrée, qui sont ces personnages ? d’où sortent ils ? quels sont vraiment les liens notamment par le téléphone entre le père et la mère ? Joli livre avec une très belle écriture mais ce n’est pas un coup de coeur malheureusement
Roman d'apprentissage entre motels et trattorias, on grandit avec Ilaria dans cette pérégrination italienne d'une enfant arrachée à sa mère. En traversant l'Italie avec son père, elle grandit à chaque kilomètre parcouru, se construisant au fil des rencontres et des silences de ce voyage incertain. Avec une langue et une pudeur tenue, Gabriella Zalapi signe un roman magnifique qui hantera vos pensées longtemps après l'avoir fermé.
While waiting for her sister after school one day, 8-year-old Ilaria is kidnapped by her father and taken on a seemingly never-ending road trip. From Switzerland to France to Italy, they drive from phone booth to phone booth where her father calls her mother in a desperate attempt to win her back.
Told from the young girl’s perspective, we see through her eyes this situation she doesn’t fully understand. We feel her anguish, her confusion, and the caution she feels about her unstable father who can be amiable one moment and hostile the next. As the weekend trip turns into a week-long trip, and eventually adding up to over a year and a half on the road and in various locales, Ilaria loses her French, her English, and it gets harder and harder to call to mind the faces of her mother and sister. But she comes into her own, in a way, eventually finding a home away from home in one of the many stops along the way.
The book takes off at break-neck speed, which I initially held against it. But despite the fast pace and a story that is always on the go, Zalapi finds space to develop these characters and to make them feel real. It’s an age-old dynamic, this relationship between an unstable parent and child, but the author does a great job at not simply using the child’s voice to tell us that she feels scared and unsure about this new life foisted on her, but it’s through the observations she makes and her father’s dialogue that the reader comes to understand their relationship.
A short read that had endeared me to it by the end.
3,5 j’ai toujours un peu du mal avec les livres pour adulte écrit du point de vue d’un enfant. malgré tout j’ai trouvé cela touchant et la fin un peu trop abrupte. j’aurai voulu continuer à suivre ses aventures…
4/5 Étonnement surprise !! J’ai bcp aimé lire un pov d’enfant, surtout quand elle se fait enlever, elle parait plus mature qu’une enfant de 8 ans mais ça aborde des thèmes de dépendance à l’alcool, affective… Beau Road Trip en Italie au passage et j’ai surtout aimé le style d’écriture qui fait penser qu’on est dans la tête d’Ilaria avec le désordre des infos !
Narración sencilla, desde el punto de vista de una niña de 8 años, a quien su padre, bebedor y absurdo, se lleva, en una especie de secuestro para castigar a la madre, a un viaje interminable desde Ginebra hasta Sicilia, parando en bares, gasolineras y hoteles de mala muerte. Es un viaje desde la inocencia, que va revelando las contradicciones de los adultos, los problemas de las relaciones y la utilización perversa de los niños en los conflictos familiares. Muy bonito libro.
J’ai aucune critique, ce livre est bouleversant, émouvant, touchant. Une petite fille qui subit les sautes d’humeurs d’un père instable, colérique et alcoolique. Elle puise dans ses ressources profondes pour survivre, déchirante quand elle pense à sa mère. J’ai adoré. Facile à lire, il faut s’installer dans l’herbe le temps d’une après-midi pour le dévorer.
Un barbat indragostit de sotia lui atat de mult, incat pentru a o obliga sa se intoarca la el, o rapeste pe una dintre fiicele lor si porneste cu ea la drum. In ce Univers poate reusi un plan ca asta nu imi pot inchipui. Dar probabil cand recurgi la el, in capul tau nu mai e nimic clar, nimic nu mai conteza decat sa iti atingi scopul.
Ilaria are 9 ani si pe drumurile din Geneva pana in Italia, incearca sa faca fata cum poate acestei ruperi si, mai ales, dorului de mama si sora ei. Opririle obsesive pentru convorbiri telefonice sau telegrame sunt sperante pentru Ilaria ca poate totusi se vor intoarce acasa. Camere de hotel, diverse masini, oameni care se poarta frumos cu ea, jucarii… nimic nu ii alina dorul, ba, dimpotriva, tatal o forteaza sa comploteze impotriva mamei ei, iar Ilariei ii spune minciuni despre ea. Efectul pe care il are asupra copilei e evident: vina, tristete, lacrimi.
Pe mama o auzim doar din povestile tatalui si putem doar sa ne inchipuim prin ce trece. In anii 80, fara telefoane mobile si sistem de tracking. Totusi, pare sa ramana ferma si sa faca tot ce ii sta in putinta sa isi recupereze fiica.
Cei care am trait in anii 80 si 90, ne reamintim de parentingul acelor ani, in care era normal ca copiii sa fumeze (sau sa le aprinda tigarile parintilor, ca in carte), sa invete sa conduca masini la varste mici si sa ramana singuri cu orele in spatii inchise. Apoi e trimisa la Internat, pentru o perioada scurta la bunica ei italianca si in cele din urma la Isabella, o femeie care si-a pierdut sotul si in sfarsit acolo cunoaste linistea si dragostea care i-a fost furata timp de 2 ani.
Mi s-a chircit sufletul pentru Ilaria si pentru mama - cred ca in locul ei as fi fost in stare de orice, dar din fericire, ea n-a fost o femeie slaba.
« nous vivons de profil papa et moi. Je connais bien la ligne de son nez… » on ressent vraiment le sentiment d’être un enfant perdu et juste ballotté dans pleins d’environnement elle s’attache à des détails précis mais éphémères
son pere qui oscille entre être affectueux et presque maniaque, puis taiseux, imprévisible et irritable comment jongler avec ça, avec ces sentiments d’adultes bizarres qu’elle comprend pas un objet déplacé et utilisé comme outil dans les relations des adultes
comment elle finit par s’attacher à certains endroits, s’y ancrer, tt ça pour y être à nouveau arrachée et retourner sur les autoroutes interminables
c’est beau le dernier « Papa se transforme en une pièce a l’intérieur de moi » comme la mère qui est une pièce à l’intérieur du père les tabous familiaux + le poids de l’héritage
C'est l'histoire d'Ilaria, une petite fille enlevée par son père et brinqueballée en Italie d'adultes en adultes, de bras en bras. Racontée à hauteur d'enfant (puisque cette petite fille est la narratrice), l'histoire courte est abrupte, décousue, uniquement centrée sur les ressentis d'Ilaria, sur ce qu'elle entend, sur ce qu'elle voit, sans analyse aucune. Difficile donc de donner un avis sur la plume de l'autrice puisque les mots utilisés sont ceux d'une enfant. Mais force est de constater qu'elle réussit parfaitement à nous envelopper dans cette fuite en avant rythmée, très bien découpée et qui nous laisse un arrière-goût amer en bouche en pensant au mal que les parents peuvent faire subir à leurs enfants. Quand on prétend aimer trop son enfant, c'est qu'on l'aime mal.
Récit court et intense, la conquête de la liberté par Ilaria, enlevée par son père à la sortie de l’école. A partir de là, ce sont 2 années d’errance en Italie, de ville en ville, du nord jusqu’en Sicile, au cours desquelles Ilaria va apprendre à ne plus pleurer quand elle pense à sa mère ou sa sœur, ne pas réagir aux réactions violentes de son son père, à s’adapter à cette vie qui semble presque normale. Tout est décrit au travers du regard d’Ilaria, au cours de ce road trip aux airs de vacances interminables. C’est rapide, incisif, l’apprentissage de la vie d’une petite fille de 8-10 ans. Belle découverte (je m’étais notée dans mes « want to read » Antonia de la même autrice, je me me le re note).
Écriture subtile tout en étant très directe, à travers les yeux d’un enfant de 8 ans. Perspective de l’enfant très réaliste et réussie. Je m’attendais à voir apparaître le thème de la désobéissance un peu plus tôt. Pas un coup de coeur mais ça fait toujours plaisir de lire de la littérature géographiquement proche de nous (italo-suisse)
Les mots s'enchaînent, sont percutants, comme un télégramme. Nous comprenons la tourmente de cette enfant de 8 ans qui a été enlevée par son père, qui veut être fidèle et en même temps rebelle. Cela ne laisse pas indifférent!
Très intéressant de lire un récit du point de vue d'une petite fille, arrachée à sa mère et forcée de sillonner l'Italie aux côtés de son père alcoolique et sans emploi. On en arriverait presque à se questionner sur l'utilité de cette réinsertion dans une vie "normale" après deux années de cavale alors même que c'est malsain d'enlever sa fille et de l'utiliser comme "rançon" pour tenter de pathétiquement reconquérir sa mère.
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Une histoire courte, saisissante et bouleversante, d'autant plus marquante parce qu'elle est racontée par une petite fille — on y assiste, impuissants, à la manière dont elle se fait briser. T_T
Percutant et juste. Les mots m’ont manqué pour décrire certaines situations avec mon père, l’ambiance de mon enfance. L’autrice a pu les retranscrire avec justesse. Une claque.