17 000 chalutiers chinois et européens sont en train de vider les mers africaines pour les tables occidentales. Sur ces bateaux, des équipages exploités. Sur le continent, des millions à dépendre de la pêche. Face aux braconniers, quelques ONG luttent. Un docu-fiction sur la consommation effrénée raconté par un commandant en second de Sea Shepherd. Préfacé par Baptiste Morizot & Camille Étienne.
"Il est plus facile de trouver l'énergie de lutter contre, si on peut croiser par hasard dans la mer sans chemin la grandeur de la vie qu'on défend." Ces mots de la préfaces m'ont encore plus convaincu que ça allait être un super roman graphique ! Ça allie très bien faits scientifiques, parcours de pêcheurs se retrouvant de réfugiés climatiques et le travail de Sea Shepherd, c'est à lire !
Poignant de vérité, déboussolant et attristant.. Même les mots paraissent dérisoires au vu de cette situation… « C’est finalement assez simple : la chose la plus puissante que nous pouvons faire, une fois cette page tournée, c’est précisément de ne rien faire » « Qu’on puisse mieux voir ce qu’il nous reste de beau au nom duquel se battre » 🐋❤️
Je ne m'attendais absolument à rien concernant ce témoignage et j'ai été bouleversée. C'est important et très bien rédigé. On a de la narration et des explications chiffrées et sourcées. Le roman graphique implique à la fois les effets délétères de la pêche en surexploitation sur l'environnement, mais également d'un point de vue humain sur l'exploitation des pêcheurs et l'atteinte des petits villes qui vivent sur la pêche locale. Les dessins sont très percutants.
"Comme il paraît que nous ne pouvons protéger que ce que nous aimons, et aimer ce que nous connaissons, ce livre est de ceux qui nous permettent d'y mettre un peu de lumière". A lire absolument!
J'ai lu la BD après avoir écouté une entrevue de l'auteur, Maxime de Lisle. Je n'ai donc pas découvert les chiffres et les horreurs décrites dans sa BD. C'est peut-être pour ça que je n'ai pas frémi, eu l'estomac retourné à ma lecture.
Graphiquement, je ne le trouve pas extraordinaire. L'illustrateur réussit à faire passer son message, on reconnait ce qu'il dessine, les personnages aussi. Mais je n'ai pas accroché au dessin.
En terme de contenu, ce récit à plusieurs voix permet de ne jeter de pierre à personne : tous sont victimes de la mondialisation, de la commercialisation des ressources naturelles. Mais on a tellement envie d'en secouer certains ! Jusqu'à ce qu'on comprenne que lui est aussi est pris dans le cercle infernal de la survie. Je suis très impressionnée par les membres des équipages de Sea Shepherd, leur engagement. J'avais entendu une longue entrevue avec un membre dans le passé mais si ça n'avait pas été le cas, j'aurais été très curieuse d'en savoir plus sur l'organisation, leur mission, leur engagement. Bravo à eux ! Pour les curieux : https://seashepherd.org/
Du coup, la note ne semble peut-être pas rendre justice à ce titre... mais je la maintiens : c'est une bonne lecture, mais pas géniale (parce que j'en savais déjà beaucoup ?) Pas sûre de le relire un jour.
Un témoignage magnifique et si important. C'était très beau et c'était très fort. Ça fait bouger des masses ce genre de récits j'en suis persuadée !
++ Pour la préface de Baptiste Morizot et surtout la post face de Camille Etienne qui nous appelle à agir ... Ou justement qui nous suggère "de ne rien faire. De laisser ces espèces tranquilles. Le temps qu'elles respirent en dehors de nos avarices"
Excellente BD rien que pour l’émotion qu’elle procure! Elle est très bien construite, alternant récit et pages explicatives, sourcées et chiffrées. Une bonne introduction au sujet de la pêche industrielle, ses mécanismes et surtout son impact dévastateur sur les écosystèmes et les populations locales. Je recommande vivement!
Je l’ai trouvé vraiment génial !! On suit deux parcours qui sont liés par un même sujet celui de la sur pêche et toutes ses conséquences. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est d’avoir des doubles pages plus théoriques avec des données chiffrés pour pouvoir s’informer au maximum.
Un scénario équilibré pour amener les tristes informations, fluidité des cases/planches, mise en couleur réussie. Le seul truc qui pêche, c’est les traits des visages des personnages.
Tout le long de ma lecture je trouvais la BD intéressant mais sans plus, cependant la postface était très constructive et nous fait vraiment réaliser ce qu’il ce passe. Cela dit, je n’ai pas trop aimé les dessins et je trouve que la BD est un peu courte mais globalement elle nous apprend et nous fait réfléchir sur plusieurs choses comme la surpêche ou encore la surconsommation, de façon assez claire.
Jolie BD qui donne à réfléchir sur l'équation insolvable de la durabilité, du capitalisme, de la surconsommation, de l'immagration, et du développement de pays du tiers-monde. Dommage c'est un peu court