Quand une psychopathe décide qu'il faut en finir avec les mâles alpha... ça donneLa Fiancée de personne, un premier roman déjanté, entreBaise-moi(Virginie Despentes) etLa Fiancée du pirate(Nelly Kaplan).
Elle serait presque une femme ordinaire. Mais, comment dire, il y a chez elle cette fâcheuse habitude d'évaluer de 1 à 10, sur une " échelle du connard ", chaque homme qu'elle rencontre. Et de mettre à mort ceux qui dépassent les 8. Le mode opératoire ? Un peu de séduction, puis émasculation d'un coup de mâchoires, les détails de la mise à mort finale peuvent peu ou prou varier. Une psychopathe donc, une vraie, qui voit sa routine et son cœur jusque-là bien gardé assaillis de toutes parts. Outre les irruptions intempestives de son voisin schizophrène en pleine crise conjugale et la mauvaise foi crasse de Robert qui joue au patron pervers, un flic ténébreux est, évidemment, sur les traces de celle que des médias en manque d'imagination ont baptisé la Bitovore...
La Fiancée de personneest un premier roman qui se dévore. Entre polar, sexe et humour, avec quelques pointes de folie pure, ce livre prend un malin plaisir à jouer avec tous les clichés. Son fantasme ? L'anéantissement méthodique et radical d'une espèce bien particulière : le connard.
Je suis plus que mitigée. Je suis peut-être même déçue. En lisant le résumé je me suis dit : "chouette un thriller avec de l'humour pourquoi pas", je mets en doute mon jugement quotidien. J'ai fini le livre pour savoir si la criminelle allait s'en sortir ou non et aussi pour le personnage de Johnny. J'ai bien aimé l'écriture aussi. Mais venons en au vrai problème : Qui a glissé le scénario d'un film porno toutes les 10 pages ?
La fiancée de personne, c’est un récit à part. Impossible de décrire clairement ma lecture, mais pourtant j’ai eu du mal à le lâcher. Je l’ai lu super vite, j’ai passé un bon moment– si je puis dire – mais une fois terminé, je me suis retrouvée à me demander : qu’est-ce que je viens de lire et est ce que j’ai vraiment apprécié ? Le principe est vraiment cool, mais il y a beaucoup de scènes de sexe très porno, ce qui peut être déroutant pour certain.es. Je venais de terminer Dirty Week-end, c’est un peu dans la même lignée de revenge book contre les hommes et le patriarcat.
je sais pas trop à quoi je m'attendais mais j'ai été très agréablement surprise ! le personnage principal est hyper intéressant (aussi pcq hyper flou), les flics sont nuls et idiots (j'adore) tout se passe dans une espèce de frénésie inexplicable à la dirty weekend, avec des scènes très sales (de violence et de meurtre évidemment, mais aussi de sexe quasi porno) le style est vrmt cool et fonctionne super bien avec l'histoire pas pour tout le monde mais très original !
Ce livre est totalement déjanté, c’est le cas de le dire ! On alterne globalement entre scènes de violence sexuelle et sexiste et scènes de sex consenti (qui ne doivent représenter que 10% du livre), en passant par du harcèlement, des fluides en tous genres, et des pénis sectionnés.
On suit donc l’histoire d’une femme, qui n’a pas de nom. Son hobbie à la femme, n’est pas de faire du shopping, bricoler des vieilles voitures dans son garage ou chasser la baleine, non non non : elle aime arracher des membres masculins (oui, j’essaye de trouver des synonymes parce que je n’ai pas très envie de me faire signaler). C’est un passe-temps. Une sorte de passion singulière couplée de justice sociale. Et oui, même si on pense toustes à une personne possédant un membre masculin qu’on aimerait peut-être bousculer un peu, elle tue des gens quand même.
Jusque là l’histoire suit ce qui avait été vendu en quatrième de couverture. Poursuivons.
Ici, les comportements des hommes comme des femmes sont parfois « échangés » en fonction du point de vue du chapitre : L’homme se fait agresser par des femmes, et la femme se fait agresser par des hommes. Les hommes dont elle arrache l’organe sont recouverts d’ordures (men are trash 💅🏻), et les femmes qui agressent l’homme et bien…elles ont le cœur brisé.
Les scènes sont toutes très explicites, très dérangeantes, voire franchement à vomir si on a pas l’estomac bien accroché. Sans parler du consentement qui n’est pas une notion abordée DU TOUT ! Qu’il soit verbal, gestuel, implicite, explicite ou brandit sur un panneau avec écrit “OUI” en lettre rouge pailletée, il n’est tout simplement pas respecté même dans les scènes qui sont censées être consenties. Ce qui soulève un question : le sont-elles VRAIMENT ?
La relation entre les deux personnages est inexistante, vécue en parallèle sous le prisme d’une pseudo affaire policière menée par deux immondes et stupides policiers appelés Pipo et Bimbo et l’homme, un grand gaillard maigre en attente d’une greffe de cœur qui fume clope sur clope et qui se promène constamment avec son chien, Johnny.
Je pourrai facilement écrire une dizaine de page sur ce qui ne va pas dans ce livre, mais je vais maintenant aller à l’essentiel. Je m’attendais à un thriller et je me retrouve avec…un mélange de troubles psychotiques, de violences explicites (pas de TW au début du livre d’ailleurs), des rôles échangés mais pas toujours, une histoire d’amour qui dure 10 pages et qui ne sert à rien, et une enquête…qui n’est pas vraiment une enquête en fait.
Quoiqu’il en soit, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre où l’autrice voulait en venir…Voulait-elle choquer ? Si c’est le cas elle a plutôt réussi, mais j’avoue m’être un peu perdue en route… J’ai aimé mon expérience de lecture, parce que la plume de l’autrice est intéressante, mais en ce qui concerne l’histoire…je passe mon tour.
Si on s’arrête sur le côté déjanté de La Fiancée de personne, c’est clairement un roman qui joue avec les limites du politiquement correct et du bon goût. Il ne se contente pas de les effleurer : il les fracasse à coups de provocation assumée. Le personnage principal, avec son « échelle du connard » et son approche aussi méthodique que brutale de la séduction, flirte avec la caricature, mais dans un but précis : mettre en lumière la violence des rapports de pouvoir entre hommes et femmes.
L’écriture semble volontairement crue, parfois presque grotesque, un peu à la manière des récits trash de Chuck Palahniuk (Fight Club). Le ton oscille entre ironie mordante et absurdité totale, ce qui peut autant séduire que rebuter. L’humour noir omniprésent sert de soupape à la violence sous-jacente du propos, mais il peut aussi donner un sentiment de malaise.
En somme, si on adhère au délire et qu’on aime les récits qui bousculent, La Fiancée de personne peut être une lecture jouissive, dérangeante et marquante. Si, en revanche, on préfère les récits plus nuancés et subtils dans leur critique sociale, on risque de décrocher rapidement.
C'est drôle, un peu cru par moment ce qui peut mettre un peu mal à l'aise pour certain.es. Un regard très juste sur notre société. Sur certains hommes et leur regard/considération des femmes. Le sexisme. Le harcèlement de rue. Certaines scènes du roman sont jouissives. Humour noir. Bref, à ne pas mettre dans toutes les mains, âmes sensibles s'abstenir, mais pour les personnes qui aiment ce type d'humour, on passe un bon moment.
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Je sais pas. J’adore le style, y a des passages que j’ai trouvés fous, mais au final, je sais pas. C’est un ovni, un livre qui restera mais est-ce que j’ai vraiment aimé ? 🤔