Stella, protagoniste et narratrice, retrace les abus subis dans sa famille. Trente ans après les faits, elle décide de porter plainte, de dénoncer inceste et omerta, agresseurs et complices. Sa vie bascule alors. Aux yeux de sa famille et de la société, elle devient la personne par qui le mal est arrivé.
Lucile disait en rencontre qu'elle a choisi le format du roman en vers libres parce que c'était pour elle une façon de ne pas ajouter de la violence à la violence ; de laisser suffisamment d'ellipses, d'espace et de silence pour que le lecteur ou la lectrice puisse se ménager la sécurité et la marge nécessaires pour se protéger face à l'âpreté, à la dureté de son sujet - l'inceste, la reconstruction, le traumatisme. l'économie de mots comme une façon de s'assurer le consentement de son lectorat. j'ai beaucoup aimé cette idée - il est de notoriété, non pas publique car je n'ai pas l'ego de Kanye West et j'ai conscience que tout le monde se fout absolument de mes lubies littéraires, je disais donc, il est de notoriété personnelle que je n'aime pas particulièrement le format du roman en vers libres car je le trouve souvent frustrant, un peu arbitraire formellement, pas toujours satisfaisant thématiquement et émotionnellement, et pourtant - et justement ?- je n'en ai que davantage été touchée par le roman de Lucile, parce que c'était absolument le format approprié, que ça permet de le lire d'une poignée, d'une assise, d'un souffle, puis de se retrouver seul, entier et serein avec soi juste après, parce que ça dit dans les fragments et les moments qu'il faut, parce que ça donne ce qu'il faut et pas plus, que j'y lis un respect de l'histoire vécue comme de celles des lecteurs et lectrices. bref, tout ça pour dire que je vous enjoins très très très très fort de le lire, parce que ça raconte et expose infiniment plus que le nombre de pages ne le suggère, et parce qu'il mérite plus que pleinement sa place dans la magnifique bibliothèque de survie que décrit Lucile dans ses remerciements. merci infiniment et bravo
« un jour je leur enverrai la facture de mes soins et de mes séances de thérapie pour qu'ils me remboursent mes dettes et que je m'achète une maison au soleil. »
❤️🩹
Dans ce livre, l’autrice dénonce haut et fort l’injustice et le combat des victimes d’inceste !
Avec peu de mots, elle nous confronte à l’horreur. Celle que beaucoup trop taisent, celle que plusieurs tentent de soulever.
La détresse est palpable. La douleur et l’incompréhension aussi.
C’est déstabilisant, bouleversant.
« je serais prête à, littéralement, brûler le patriarcat ne me donnez pas une boîte d'allumettes, un briquet, un bidon d'essence ou alors le monde ne sera plus le même. »
Je veux vivre dans un monde dans lequel les femmes n’ont pas à avoir peur. Un monde dans lequel la parole féminine est écoutée, entendue, respectée, crue, vue.
Mes soeurs, mes mères, mes amies, je serai toujours votre allié.
« Les agresseurs et les complices traumatisent les victimes, les agressions et les menaces traumatisent les victimes, les silences et les secrets traumatisent les victimes »
Magnifique livre. On parle de sujets tabous, de violences, d’agressions sexuelles, d’inceste. Les mots utilisés sont très crues, mais ca prend ca pour dénoncer les atrocités❤️🩹
En tant qu'être humain mais aussi en tant qu'éducatrice je trouve que ce livre est tellement important. Il aborde un sujet tabou : l'inceste. On préfère le taire, ne pas en parler, garder ça pour nous, entre nous. Alors que non. On devrait pouvoir en parler, sans gêne. Les seuls qui doivent être gênés sont les agresseurs, les incestueux. Mais... Les victimes ne sont pas toujours écoutées, entendues, par la justice mais aussi par la famille. Les victimes doivent être protégées et défendues, ce qui est loin d'être le cas. J'ai été touchée par cette histoire qui se lit très vite. Attention tout de même aux personnes sensibles mais lisez-le. Vraiment. Ça en vaut le coup.
Je l'ai littéralement lu d'une traite sur le trajet de chez moi - et j'en ressors un peu bouleversée, un peu en colère aussi. C'est fort, c'est percutant, édulcoré par la rédaction en vers libres mais criant d'une vérité absurde. D'une vérité insensée.
C'est l'histoire de tant de femmes, de tant de victimes - de trop de femmes, de trop de victimes. De trop d'enfants, surtout.
Ces voix qu'on pousse au silence, ces enfants devenus adultes qu'on écarte parce qu'ils ont osé parler et dénoncer... L'histoire d'hommes aux mains pleines de pouvoir et d'une justice effroyablement bancale qui inflige double peine à ceux qui se battent pour qu'on les entende...
Lu en moins de 24h. Écrit en vers, ce qui rend le thème de l’inceste moins douloureux à lire, tout en étant criant de clarté. J’ai tout aimé de ce livre touchant, qui montre le cheminement de Stella, victime d’inceste et d’un climat familial malsain, qui dénonce et entame le chemin vers la guérison. Lecture nécessaire.
le courage de cette femme ouf. un roman dénonciateur de violences sexuelles c’est jamais joyeux mais il y a des phrases de reconstruction qui marquent tant le contraste est géant.
*je recommande mais il faut être dans un super mood pour le recevoir, ce qui n’était pas mon cas.
j’ai décidé d’emprunter ce SP à la librairie sur un coup de tête et je l’ai lu presque d’une traite sur le trajet ce matin. je viens de le finir à l’instant. c’est vraiment percutant. un sujet très dur (l’inceste) mais un tabou qu’il faut absolument briser, une omerta qu’il faut à tout prix stopper. un texte nécessaire, qui en plus de remuer, d’interroger, brille par sa poésie. l’écriture en vers m’a immédiatement portée, et c’est je crois le format qu’il fallait à cette histoire. en tout cas, ça porte bien son nom : on a envie de tout brûler pour reconstruire un monde meilleur…
merci aux éditions de la ville brûlé de publier ce genre de proposition 🙏 et merci à l’autrice de l’avoir écrit.
Dur à lire tant la souffrance de cette enfant est grande 😢 L’auteure donne un rythme à ce récit libérateur qui fait qu’on ne peut le lire que d’une traite.
Tout simplement décalissant du début à la fin. J’ai eu le motton. C’était difficile à lire tout en étant d’une beauté poétique sans nom.
Je ne sais pas si c’est une histoire vraie ou inspirée de… mais ouf… et vers la fin, le frère agresseur qui passe l’examen de police… non mais dans quel monde on vit…
Une lecture au sujet difficile et percutant. Écris en vers libre; cela démontre que parfois il faut peu de mots pour en faire ressortir l’essentiel❤️🩹