J'ai trop de choses à dire alors que je suis pas en état de les dire. Résumé : j'ai envie de crever.
Des bisous.
Update : Comment c'est possible de faire aussi bien que Meri Jaan ? D'être aussi juste ? De faire aussi mal ?
Deuxième update : Qu'on ne me demande plus jamais pourquoi je suis vendue à Océane Ghanem.
(Pardon d'avance, cette « review » est plus sur l'œuvre exceptionnelle d'Océane Ghanem que sur le bouquin en lui-même, mais c'est ma « vibe » du moment, j'y peux rien.)
(Puis j'ai pas besoin de parler des personnages, de la relation, des messages, de la cohérence, du style. Ça, tout le monde sait que c'est exceptionnel : c'est bien pour ça qu'on revient vers Océane Ghanem à chacune de ses sorties, non ? Passons à autre chose.)
(En plus c'est faux, ce que je dis. C'est pas parce qu'on y revient à chaque fois pour ces raisons-là qu'il n'y a pas des fois où on peut saluer qu'elle nous a brisé le cœur plus que dans le dernier livre. Ce serait de la mauvaise foi de ma part de ne pas le dire. Donc je pourrais, mais c'est pas mon « mood » actuel, extrapolons donc à partir de Jaanu.)
Ok, la troisième c'est la bonne. C'est parti pour l'update du lendemain. J'ai besoin de temps en ce moment pour « figure out » ce que j'ai à dire.
Et en vrai, là, j'ai pas grand-chose à y dire. Par contre, je n'ai pas lâché le livre. Il ne m'a pas renversée ou brisé le cœur comme Meri Jaan a pu le faire, mais parce que c'était quelque chose de fondamentalement différent. Ils s'étaient déjà fait du mal avant, il n'y avait pas besoin de passer par cette étape. Non, l'accroche est très vraie : ils apprennent juste à s'aimer correctement.
Et je trouve ça magnifique. Je pense que ce que je préfère est cette espèce de morale : ne pas savoir aimer est parfois plus destructeur que de ne pas aimer. Et Cian, cœur de mon cœur, finalement si sensible et si bon, avait trop vu les gens mal s'aimer pour le laisser arriver à nouveau, surtout à celle qu'il a toujours aimée. N'est-ce pas ça, l'amour ?
La vraie morale de l'histoire, c'est juste d'apprendre à aimer. Et c'est si juste que, comme à chaque fin de livre d'Océane Ghanem, je me demande comment c'est possible d'aussi bien cerner, décrire, trancher les sentiments humains. N'est-ce pas ça, la littérature ?
Mais, avoir l'idée est une chose. La développer dans toute sa complexité et toutes ses évolutions pour arriver à un résultat en est une autre. Et, peut-être que ça paraît être la chose la plus banale au monde, ou peut-être que je suis trop exigente, mais c'est très facile d'avoir une bonne idée et que la fin ou la manière de la raconter ne collent pas. Avec Océane Ghanem ? Jamais. N'est-ce pas ça, le talent ?
J'accorde que certaines choses auraient pu être développées encore (qui a dit que quatre-cents pages c'était trop ?), j'ai même un peu l'impression qu'il y a eu volonté de raccourcir le style d'écriture. Mais quand même. Accordons-nous sur la justesse innée d'Océane Ghanem pour raconter des sentiments, écrire des personnages, et monter des histoires.
Il y a des histoires d'Océane Ghanem dont l'intrigue autre qu'amoureuse prend plus de place ou dont l'univers fantastique ou fantasy se développe en même temps. Mais quoi qu'il arrive, il y a toujours de tout dans un parfait équilibre, et chaque élément est divinement au service de tout le reste tout en portant ses propres emblèmes.
Donc je le redis. Si le but de l'art est de décrire l'humain mieux qu'il ne se connaît lui-même, alors faîtes entrer Océane Ghanem dans un musée.
(Je ne suis même pas complètement satisfaite de cette « review » mais je suis pas capable de faire autrement actuellement. Zoubi.)
Attendez mais en fait Océane Ghanem c'est Taylor Swift d'un autre style ?