S’il est écrit que je dois mourir Il vous appartiendra alors de vivre Pour raconter mon histoire S’il est écrit que je dois mourir Alors que ma mort apporte l’espoir Que ma mort devienne une histoire
Bouleversants de courage et d’humanité, les cinquante textes qui composent ce recueil témoignent de la force de la poésie, forme privilégiée de la culture arabe, et confirment que la vie finit toujours par l’emporter sur la mort : « Car nous aimons la vie, disait Mahmoud Darwich, poète emblématique de la Palestine, pour peu que nous en ayons les moyens. »
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De très bons choix de poèmes pour une édition à point nommé face à la seconde Nakba, s'ouvrant sur des poèmes post-7 octobre puis une majorité de poèmes antérieurs, suivis d'une très belle postface de Karim Kattan. L'ensemble des droits d'auteur du recueil est reversé à l'UNRWA.
Quelle idée par contre Libertalia ou OrientXXI de mettre les versions originales en fin d'ouvrage plutôt qu'en face à face...
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Que rajouter de plus après avoir lu la postface de Karim Kattan : "Il faudra, à un moment, prendre le silence qu'il faut pour honorer ceux qui sont morts dans ce livre, ceux qui sont vivants, et ceux qui vivront endeuillés, blessés, et traumatisés". Ce recueil était tout simplement bouleversant à lire. Dedans, on y évoque le déchirement de l'âme à la suite de la perte des êtres aimés, la dépression, la guerre, l'exil et l'espoir persistant du retour (par exemple dans "Mon grand-père et sa maison", absolument poignant, que j'ai relu plusieurs fois). Chaque poème est un cri du coeur, et l'on pleure avec le poète ou la poétesse. Cet ouvrage était tellement nécessaire, tant dans le fait qu'il permet de diffuser plus largement des voix de la poésie palestinienne, mais aussi dans le travail de recueil et de mémoire de toutes ces vies injustement arrachées.
Un extrait d'un poème de Doha Al Kahlout qui montre que Gaza était constamment sous les bombes avant même le 7 octobre :
"Les papiers sont notre mission, nous collectons de quoi prouver nos patronymes menacés d'oubli, nos actes de naissance, pour ne pas confondre nos âges, et si jamais nous restons en vie, nous nous rappellerons que notre âge véritable est celui de quatre guerres et que notre survie est un miracle."
C'est très beau. Je pense que c'est encore mieux de le lire sans traduction mais ça reste assez beau. C'est de la poésie contemporaine alors il faut s'habituer, il n'y a pas de métaphores, c'est très terre à terre. C'est beau mais terrible à la fois car ça montre l'horreur de la guerre qui a lieu en ce moment. J'ai beaucoup aimé le fait que ce soit une autre façon de militer, à travers les mots.
Lu la version originale et la traduction Ce livre vous brise le cœur à chaque page, mais il reste d'une beauté bouleversante. Au-delà de sa puissance littéraire, il est essentiel : il redonne une voix à un peuple déshumanisé et opprimé depuis trop longtemps. Il force à regarder en face quand on préférerais détourner les yeux.
Mais rien ne pourra, Gaza, rassembler les restes humains Pour faire des corps entiers Aucune paix ne compensera une seule de tes funérailles De ces funérailles qui n’ont pu trouver leurs dépouilles
Vraiment j’avais envie de chialer à chaque poème ! C’était… émouvant, touchant, trop triste. Vraiment ce dire qu’une partie de ces auteur.ice.s est/a potentiellement péri, été blessé, exilé et j’en passe… bref c’était magnifique.