Les littératures de l'imaginaire, et plus encore la science-fiction, ont longtemps été considérées comme un simple vecteur de divertissement ou d'évasion. Aujourd'hui encore, c'est surtout par les essais que se transmettent les idées. La SF, cette "littérature du pas de côté", a pourtant un potentiel politique immense, soutient Vincent Gerber. De Philip K. Dick à Kim Stanley Robinson, en passant par Ursula K. Le Guin, Alain Damasio et bien d'autres, il nous entraîne dans un voyage vers des mondes lointains qui pourtant éclairent le nôtre. Si elle n'est pas divinatoire, la science-fiction permet de décadrer le regard. Elle peut avertir, prévenir, révéler les brèches du système. C'est la littérature de l'expérimentation des possibles - scientifiques, mais aussi humains et sociétaux. Alors que l'horizon est incertain et que nos vies prennent des accents dystopiques, ce livre est une invitation à abreuver nos imaginaires à d'autres sources que celles que le réel nous tend. Pour bâtir des futurs plus désirables, renouons avec l'utopie !
L’ambition de cet essai : illustrer et questionner ‘ comment la science-fiction permet de mieux comprendre le présent, de mettre en garde sur les différents futurs possibles, et de « remettre en question l’immuable »´. Pari réussi pour Vincent Gerber qui nous livre un texte à la fois fouillé, synthétique et richement nourri de citations et de résumés d’œuvres de SF. La plume est littéraire mais sans fioritures, très agréable. À mettre entre toutes les mains !
Trop bien !!! Vincent Gerber fait le lien entre les littératures de l'imaginaire et l'anarchisme!! Ça ouvre des pistes intéressantes (et plein de réfs à fouiller)