nstallée à New York au début des années 80, Chantal Thomas reçoit l’invitation d’aller enseigner la langue et la littérature française à l'Université de l'Arizona, à Tucson. Au milieu du désert et dans un dépaysement total, elle pratique avec humour l’apprentissage des codes locaux tout en s’adonnant aux plaisirs de la vie, l'amitié, le vin, la tequila, des nuits étoilées, quelques amants fugitifs, une bagnole pour explorer. L'université lui propose de rester. Un choix trop décisif. Avant de rentrer en France, elle fait un détour par le Mexique : nouveau dépaysement, nouvelles rencontres, nouvelles éclipses. Décidément, Chantal Thomas n’est pas faite pour se fixer. Elle repassera par Tucson pour une joyeuse cérémonie des adieux.
"J'ai eu envie de relire mon journal de Tucson et du Mexique, d'ouvrir mon cahier d'un printemps au désert, de laisser advenir, entre les mots, images et sensations. Curieusement, tout m'est apparut dans la fraîcheur d'un présent, ou d'une fleur de cactus. Alors, j'ai pensé que ces pages pouvaient être partagées."
Une magnifique envie de liberté et d'échappée, qui se dévore dans un enchantement continu.
Chantal Thomas (born 1945 in Lyon) is a French writer and historian. Her 2002 book, Farewell, My Queen, won the Prix Femina and was adapted into a 2012 film starring Diane Kruger and Léa Seydoux.
Thomas was born in Lyon in 1945, and was raised in Arcachon, Bordeaux, and Paris. Her life has included teaching jobs at American and French universities (such as Yale and Princeton) as well as a publishing career. She has published nineteen works, including essays on the Marquis de Sade, Casanova, and Marie Antoinette.
In 2002, Thomas published Les adieux à la reine (Farewell, My Queen). The novel gave a fictional account of the final days of Marie Antoinette in power through the perspective of one of her servants. It won the Prix Femina in 2002, and was later adapted into the 2012 film Farewell, My Queen. The film stars Diane Kruger as the titular queen and Léa Seydoux as her servant Sidonie Laborde. Thomas co-wrote the screenplay,and it opened the 62nd Berlin International Film Festival. Helen Falconer of The Guardian called the work "a well written slice of history" with "evocative, observant prose," but criticized it for creating a narrator who "merely provides us with a pair of eyes to see through rather than capturing our interest in her own right." While disagreeing in its classification as a novel, Falconer did however add that Farewell, My Queen "generates in the reader a real sense of being a fly on the wall, eavesdropping on the affairs of the great and the not so good."
Thomas is currently the director of research at the French National Centre for Scientific Research.
l'écriture de Chantal Thomas est toujours aussi plaisante, on est totalement plongé dans l'Arizona durant les années 80, j'adore ses descriptions, j'adore sa vie, j'adore cette gonz
je suis toujours étonnée et admirative de voir comment ses lectures (romans, journaux, lettres) guident-éclairent-font sa vie.
c'est le journal, ses pensées, ses rêves, ses découvertes, lorsque Chantal Thomas part donner un séminaire à propos de La Vie de Marianne de Marivaux (1731) et de roland barthes, six mois à Tuscon, en Arizona en 1982. Elle a 37 ans. Elle voulait l'Alaska et la neige mais ne l'a pas eu, elle postule pour une université qui arrive ensuite dans l'ordre alphabétique : en Arizona... ou elle connaitra le désert en fleurs! il y a quelques cartes postale manuscrites à sa mère et sa grand mère, une tentative de vélo dans un pays de voitures ("une impression de flotter quand je fais de la bicyclette"), du désir des autres, de vivre, d'écrire et lire.
"lire reviendrait à écrire le texte a l'oeuvre à même le texte de nos vies? (barthes) comment lire reviendrait à ecrire le texte de notre vite à même le texte de l'oeuvre ? (chantal thomas)"
Quand il s’agit d’auteur de l’Académie française, je reconnais être pleine de préjugés. Vieux, hommes, blancs, un peu reac, élitistes … Mais Chantal Thomas est définitivement l’académicienne la plus cool qui soit. C’est un très beau journal, très personnel donc difficile à résumer ou à évaluer de quelques étoiles, mais j’ai beaucoup aimé les références littéraires et le partage de cette Amérique de l’Ouest des années 80.
Je fais ma rageuse mais je ne vois pas vraiment l’intérêt de publier ces fragments de carnets intimes. C’est plutôt bien écrit mais je trouve qu’il n’y a aucune portée littéraire évidente. On croit lire une sorte de road trip et en fait c’est un enchaînement imprégis de vagues souvenirs de rêves… Bref lecture pas très agréable pour ma part
A beautiful glimpse of Arizona & Mexico from a French perspective. Wonderful illustration of the effect of a landscape on one's psyche. Amazing that the majority of the text was written in 1982 but reads as a contemporary 2024 female voice. I hope it will be translated so I can pass on to my anglophone friends !