De Mayumi Inaba, j'ai déjà lu La péninsule aux 24 saisons, 20 ans avec mon chat (chaudement recommandé par une collègue) et j'ai adoré. Le style, l'écriture poétique, la sensation d'être hors du temps, une sensation de paix et de bien-être. Ce ne sont pas des romans feel-good, même si on peut les lire dans cette intention, ce sont des mémoires écrits d'une manière que je les ai gardés en mémoire plusieurs années après les avoir lus. La Valse sans fin, par contre, n'était pas mon truc.
Le Pont Hurlevent est constitué de trois nouvelles : les deux premières sont magnifiques, elles parlent de deuil, de temps qui passe, de regrets - ou pas. La troisième ressemblait plus à La valse sans fin, mais même si elle a peut-être bénéficié de l'état dans lequel m'ont laissé les deux premières, je l'ai aimée. J'ai aimé cette atmosphère flottante, perdue et l'espoir et l'acceptation qui la concluent.
Bref, je regrette vraiment que cette autrice soit morte et j'espère que d'autres perles seront publiées en français.
Magnifique, magique !