À l'heure de la transition écologique, ne pourra-t-on plus jamais voyager comme avant ? Faut-il limiter ses déplacements, voire renoncer aux voyages ? Ces questions n’ont rien inédit. Les philosophes de l’Antiquité, sans avoir ni l’avion, ni Internet, les avaient pour l’essentiel déjà posées. Car les voyages ont toujours eu un caractère ambigu et polémique. A contre-courant des idées reçues, Juliette Morice propose de penser le voyage, depuis ses tout débuts jusqu’à l’ère du tourisme de masse. Ce que l’on découvre alors, ce ne sont pas tant les contradictions de cette pratique, que les nôtres propres, désir d’évasion et refus de l’inconnu, entre mensonges exotiques et besoin d’ailleurs.
Enquête philosophique très intéressante qui vient questionner le sens du voyage. Fascinant de découvrir l'historicité des arguments relatifs au voyage... et de se rendre compte qu'ils sont tout sauf récents ! Coup de cœur sur la partie altérité, extosime, haine de soi transformée en haine du touriste et le faux débat du vrai voyageur VS le touriste
enquête impressionnante par sa densité bibliographique. cela dit, le titre du livre me semble un peu aguicheur. j’espérais une lecture plus tournée vers l’avenir et moins vers le passé, bien que cette plongée profonde dans la littérature sur le voyage est plus que réussie.
Enquête philosophique, mais aussi historique, ponctuée par des nombreuses citations d’écrivains. Travail de synthèse bien fait, nombreuses questions essentielles à notre temps sont posées au sein du livre, celui-ci est parfois un peu répétitif. Mais cela tient au sujet du voyage lui-même, pris constamment entre deux pôles.
On fait le plein de questions sur un sujet qui paraît évident initialement mais qui au final est assez complexe à définir. Pas de réponse définitive, mais une invitation à rechercher le sens du voyage au sein de nos vies.