Un jardin pour royaume de Gwenaëlle Robert, présentation
Ses enfants sont élevés. Bien des années plus tard, elle reprend sa thèse, consacrée à Rousseau.
A 20 ans, elle a été malheureuse.
Elle décide de se rendre où Rousseau a poussé son dernier soupir.
Avis Un jardin pour royaume de Gwenaëlle Robert
Roman lu dans le cadre du Prix du Roman Fnac pour la rentrée littéraire 2024. Ce sont des épreuves non corrigées. Quel est le but de ce roman ? Je ne l’ai pas trouvé. Revenir sur les traces de l’enfance pour trouver sa voie et un but pour continuer sa vie ?
Ses trois enfants sont partis de la maison, du royaume créé par un père et surtout une mère, cette dernière se définissant comme la reine. Elle veut finir sa thèse, consacrée à Rousseau et commencée alors qu’elle était étudiante. Pout cela, elle retourne sur les terres des dernières années de vie de Rousseau et le premier endroit où il a été enterré. Ce rappel historique et la cie de Rousseau, de celui qui l’a accueilli et des conséquences ont été les parties que j’ai le plus aimées.
Sur un livre consacré à l’enfant, à l’enfance, lire que Rousseau avait donné des préceptes d’éducation mais ne les avait pas appliqués est un élément que je ne connaissais pas.
Elle détaille sa vie avec ses enfants, comment elle a fait pour leur faire passer de nombreux caps. Mais, quand est-ce que l’enfance s’arrête ? Cela dépend des expériences vécues. C’est peut-être pour cela qu’elle retrace son enfance dans ce petit village où ses parents ont décidé de déménager pour retaper une maison, loin de la ville et de ses miroirs. Elle revient sur les pas de son enfance et les souvenirs affluent, cette campagne qui l’a profondément marquée, qu’elle a profondément aimée et ce petit village seul au monde. Village qui doit faire face à l’expansion des villes, des banlieues, des centres commerciaux pour offrir encore plus et à tous. Ce sont aussi les constructions des parcs d’attraction. Les propriétaires terriens se défont de leurs terres, contraints et forcés. Ces éléments sont très importants dans ce roman, tout comme l’éducation qu’elle a reçue. Elle était libre, très proche de la nature. Et ce voyage sur les terres de son enfance lui rappelle tout ça.
Quand on est mère, quand on est reine, on éduque à tâtons, on aime, on punit, on définit des règles mais les enfants partent et la reine se retrouve seule, avec un quotidien où elle ne sait plus quoi faire, elle est désoeuvrée. Elle se sent comme une reine déchue sans sa famille car elle refuse la fin de l’enfance de ses enfants. Fait-elle un parallèle avec son enfance ? Pas forcément. Car on ne reproduit pas forcément ce que l’on a vécu lorsque l’on était enfant. En tous les cas, ce voyage va lui permettre de voir la vie autrement et de consacrer à ses enfants, s’ils le souhaitent, le temps qu’ils veulent. Ils auront un endroit où aller et où il n’y aura aucun carcan.
Le roman ne répond pas vraiment à la question, quand est-ce que l’enfance s’arrête, quels sont les passages qui font franchir un cap.
Je n’ai pas été très emballée par le sujet. Il ne me fait ni chaud, ni froid. Les mots sont justes, le roman est bien écrit. Mais on passe d’une partie à l’autre et ainsi de suite et je n’ai pas forcément trouvé le lien. Un jardin pour royaume ne me laissera pas un souvenir impérissable. En tous les cas, le titre est bien trouvé car ce jardin est tout ce dont elle a besoin, pour se ressourcer, faire le point et revenir plus forte.