Puisqu'il faut trouver une autre planète habitable, pourquoi pas la Lune ? Mais la vie est rude sous le feu blanc du Soleil. À l'abri de son dôme agricole près du cratère Lalande, une fermière regarde les moissons et les générations s'élever et retomber comme les marées terrestres. Le soir, au clair de la Terre, elle parle avec son chat des fièvres qui frappent les humains, des fissures qui menacent la survie de la ferme, des enfants saisis par l'appel du vide, des robots fous et des fleurs dans la mer de la Tranquillité. Son quotidien bascule le jour où on lui confie le soin d'une petite fille a la main verte. Qui fera éclore l'autre ?
D'abord, un grand merci à Robert Laffont pour m'avoir fait parvenir ce livre avant même sa sortie, ça fait très plaisir ! D'autant plus que j'ai découvert Catherine Dufour cette année avec Danse avec les lutins et que ça avait été un coup de coeur.
Ce n'est malheureusement pas le cas pour Les Champs de la Lune. Il a beaucoup de qualités pour lui, le style de l'autrice est un plaisir de chaque phrase, on est dans de la hard SF manifestement très renseignée, Le domaine spatiale et tout ce qui concerne les végétaux, ce sont les deux champs où on surnage avec plaisir dans l'érudition de Catherine Dufour. Au point que je regrette de ne pas avoir réussi à m'investir davantage.
Le récit est très lent, ce qui pourrait ne pas être un problème (après tout, on est sur la lune AH AH AH) mais au fur et à mesure des pages, mon intérêt s'est étiolé pour se muer en simple curiosité. Et quand, dans les dernières pages, l'autrice nous dévoile de quoi il était vraiment question, quel était le propos, je me suis dit que j'aurais adoré avoir suivi ce développement. En fait, quand la protagoniste révèle ce qu'elle a compris à la fin, moi je suis là "Ah oui... j'avais pas compris".
Bref, je pense que Les Champs de la Lune est vraiment excellent, je pense. Mais je pense aussi que je n'étais pas le bon lecteur au bon moment. Vous devriez vraiment lui accorder votre curiosité si vous aimez la SF, particulièrement la hard SF, les questions de développement individuel dans une communauté et évidemment, le style de Catherine Dufour. Je répète, c'est son gros point fort, j'en reviens pas de la facilité avec laquelle elle passe de la satire comique fantastique à la SF réaliste mélancolique.
3,5⭐ J'ai adoré suivre El-Jarline et son évolution, les réflexions qui sont amenés via ce personnage sur les émotions mais aussi sur des thématiques plus large comme l'écologie ou l'impact de l'humain. Niveau ambiance, j'ai beaucoup aimé l'écriture très poétique et le contraste entre la ferme foisonnante de vie et les paysages lunaires beaucoup plus stérile et immobile. Le tout était très contemplatif et le rythme assez lent. J'ai passé un très bon moment malgré quelques longueurs.
Catherine Dufour est une personnalité que j’apprécie et que je prends plaisir à écouter régulièrement dans des émissions de radio ou dans des épisodes de podcasts pour parler de science-fiction ou d’informatique. Je connais finalement moins l’autrice, même si j’avais lu et beaucoup aimé son roman Le goût de l’immortalité. Il faudra que je rattrape un jour mon retard sur ses publications mais en attendant j’ai eu envie de lire son dernier roman, Les Champs de la Lune, qui vient tout juste de sortir dans la collection Ailleurs & Demain chez Robert Laffont.
Puisqu'il faut trouver une autre planète habitable, pourquoi pas la Lune ? Mais la vie est rude sous le feu blanc du Soleil. À l'abri de son dôme agricole près du cratère Lalande, une fermière regarde les moissons et les générations s'élever et retomber comme les marées terrestres.
Le soir, au clair de la Terre, elle parle avec son chat des fièvres qui frappent les humains, des fissures qui menacent la survie de la ferme, des enfants saisis par l'appel du vide, des robots fous et des fleurs dans la mer de la Tranquillité.
Son quotidien bascule le jour où on lui confie le soin d'une petite fille a la main verte. Qui fera éclore l'autre ?
Nous suivons le quotidien à la surface de la Lune d’El-Jarline, une agricultrice qui s’occupe d’une ferme qui doit nourrir la cité voisine souterraine, ou plutôt soulunaire. Le récit prend la forme des rapports qu’elle adresse à l’institution bureautique pour laquelle elle travaille. Le ton est ironique, un peu désabusé, et le rendu est plutôt drôle.
Ses alertes de sécurité sur la fissure du dôme ou sur une plante invasive sont ignorées, et on pense à ces scientifiques qui ont alerté sur le changement climatique sans être véritablement entendus. Se sachant non lue, El-Jarline se permet de plus en plus de remarques sarcastiques, et cela devient franchement hilarant.
La narratrice nous fait voyager avec elle sur la Lune colonisée, nous découvrons avec elles ses paysages naturels et ses constructions humaines. À travers ses voyages et ses rencontres, El-Jarline fait part de ses observations et son regard étonné et mi-moqueur fait penser aux Lettres persanes de Montesquieu, comme je l’ai entendu dans une émission de radio où était évoqué le roman de Catherine Dufour. A travers elle, nous observons la façon dont les humains vivent sur la Lune et comment la société lunaire s’organise. Les conditions à la surface sont dangereuses, la vie peut être cruelle, mais l’autrice montre comment cette cruauté n’est pas sans poésie.
Le rythme du récit peut sembler lent mais je préfère le qualifier d’immersif, on suit le quotidien de la narratrice et on se laisse emporter par les descriptions des paysages lunaires et de ses habitants, humains et non-humains. Il y a un fil rouge autour de la fièvre aspic, une maladie qui décime la population lunaire et sur laquelle la narratrice va enquêter.
L’humour est très présent mais il y aussi des émotions plus tristes, quand la narratrice découvre le deuil. El-Jarline s’éveille progressivement à des émotions qu’elle découvre, et c’est assez touchant.
Globalement, il s’agit d’un très beau roman de science-fiction, inventif et poétique. Après cette lecture, je suis encore plus décidé à rattraper mon retard dans les oeuvres de Catherine Dufour.
J'ai reçu ce livre en avant-première (merci Catherine), et je l'ai entamé assez rapidement après l'avoir reçu. Mais un livre de Catherine Dufour n'est pas une oeuvre qui se dévore, et surtout pas celui-là. Mais de quoi ça parle ? El Jarnine est jardinière dans une ferme conservatoire lunaire sous dôme. Elle y fait donc pousser des plantes qui se sont adaptées avec plus ou moins de bonheur à la faible gravité, en regrettant que tous les animaux de la Terre n'aient pas survécu à cette adaptation. Sa ferme reçoit régulièrement des visites des habitants de la ville proche, qui se trouve au fond d'un tunnel de lave sous-terrain. Des visites qui sont parfois funèbres, puisque les soulunaires (c'est le nom de ces habitants de ces villes sous-lunaires) souffrent d'une maladie chronique mortelle, la fièvre de l'aspic. Avec ces ingrédients, bien des auteurs (en fait, tous les autres) auraient conçu des intrigues enlevées dans lesquelles notre personnage principal se serait retrouvée au coeur de défis existentiels mettant potentiellement en danger la civilisation lunaire (pensez par exemple à Luna de Ian Mc Donald, aux gens de la Lune de John Varley, ou autres). Mais Catherine Dufour n'est pas comme les autres. Elle construit donc une contemplation des saisons lunaires au long d'une année. On voit donc chacune des saisons dans sa ferme, ainsi qu'un voyage dans différents environnements lunaires. Ca nous permet de contempler la Lune avec El Jarnine. Et quelles contemplations ! L'autrice a donné à son personnage, sans jamais nous en donner de raison, un ensemble de caractéristiques intriguantes. El Jarnine vit à la surface de la Lune depuis bien plus longtemps, puisqu'elle a assisté de loin à toute l'histoire lunaire. El Jarnine a par ailleurs une éducation, une culture, un vocabulaire des plus élégants. Et c'est d'ailleurs le point sur lequel je me dois d'insister : l'écriture dans ce roman est absolument remarquable. Chaque phrase peut être lue, relue, déclamée. Chaque phrase mérite d'être contemplée, appréciée. C'est pour ça que j'ai pris mon temps : la prose d'El Jarnine (à moins que ce ne soit celle de Catherine Dufour) est d'une élégance rare. Pour en revenir à El Jarnine, on se demande tout au long du roman sa nature (ce qui est question aussi oiseuse que celle du genre) sans jamais avoir de conclusion, et en comprenant tout du long que cette question n'a aucune espèce d'intérêt. Et donc, El Jarnine voyage à travers la Lune. Et je crois que ça fait là aussi partie des points forts de cette histoire : un lecteur d'un roman traitant de la Lune n'a pas tant besoin d'une histoire que de belles images. Parce que la littérature de science-fiction s’appuie sur la suspension d'incrédulité plus que sur tout autre ressort. Et ce ressort-là n'a pas vraiment besoin de scènes d'action, en fait : que vous contempliez une planète, un vaisseau spatial, ou un cratère, ce que vous voulez, c'est voir, entendre, sentir, goûter (si possible), vous immerger dans ce paysage. Et ici, le paysage dans lequel on s'immerge, c'est la Lune. Pas tant les cités lunaires que la surface de la Lune, ses cratères, ses mers, son clair de Terre fascinant. Et ce paysage, on y est complètement. On y est dans sa beauté, et dans sa dureté. Parce que ce roman est aussi très dur. La maladie est mortelle, et elle frappe au coeur. J'y vois une référence assez transparente au COVID, mais aussi à la triste nature humaine. ce que contemple avec beaucoup de distance, et une émergence d'émotion, notre jardinière. Quelque part, cette contemplation un peu distanciée, accompagnée d'un chat jardinier, d'une humanité qui a brûlé sa planète, donne l'impression que Catherine Dufour s'est beaucoup plus racontée dans cette oeuvre que dans d'autres. Et ce qu'elle raconte est empli d'une distance remplie d'affection qui m'a beaucoup touché. Bref, c'est un roman remarquablement écrit, qui 'a fait rêver dans sa forme et par son fond, et qui prote à la fois de la contemplation, de l'intimité. Est-ce nécessaire de signaler que c'est à mon avis une lecture parfaitement recommandable ? Je crois. Lisez-ce livre, il vous fera voir la Lune sous un autre oeil, et l'humanité avec un autre regard.
3,5/5 C’est un livre avec un rythme très lent, parfait pour ceux qui aiment suivre un personnage atypique et explorer à travers son regard une société nouvelle, ici sur la lune.
le récit ne raconte fondamentalement rien sauf que j’aime pas assez l’univers pour que ça soit une lecture plaisante y a plein de trucs laissé sans réponse (genre les minicolas??)
c’est trop dommage car je voulais vraiment aimer l’univers mais là ça n’allait nulle part, le discours me semble vu et revu des millions de fois et franchement facile (oUi l’HoMmE eh BAh c’eST uN ParasItE 🙄), donc même les réflexions n’étaient pas interessantes/pertinentes
j’ai aussi trouvé l’écriture assez lourde, elle se veut limite clinique mais ça apporte rien et y a juste des passages inutiles dont je me demande bien ce qu’ils font là
Les champs de la lune se présente à la fois comme un texte et d’une grande sensibilité. L’affection du personnage principal pour les plantes et les êtres vivants s’affirment à travers une connaissance savante, l’observation fine de leurs habitudes et une sensorialité bien présente. Comme vous le savez, j’accroche pas assez peu aux récits tranche de vie. J’ai trouvé parfois le récit trop long et contemplatif. Cependant, la deuxième partie apporte un peu plus d’action et de mystère. La conclusion n’est pas surprenante mais est pleine d’émotion.
Une très belle découverte ! J’essaie depuis un moment de trouver des voix en SF francophone qui me parlent et ce roman tombe à pic. L’exploration offerte de la vie dans les colonies lunaires est belle et riche : entre les fermes, les villes plus ou moins libres et la chorale de personnages rencontrés, il y a de quoi faire dans ce roman foisonnant. J’ai particulièrement aimé – et j’en reparlerais sans doute – les descriptions de recréation d’écosystèmes, et l’équilibre nécessaire à ces fermes de l’espace. La forme du roman se prête à merveille, surtout dans sa première moitié, au suivi de cette vie agricole nouvelle. Bien que les contraintes soient très largement différentes de celles que nous expérimentons, le quotidien des boutures, semis et récoltes fait sens. Il manque peut être un peu du concret du labeur de la terre, mais ce roman peint une harmonie et une sensibilité aux plantes tant d’un point de vue écologique qu’émotionnel qui est très touchant. J’ai moins été sensible à la seconde partie, sans doute parce que les enjeux humains abordés me semblaient moins innovants. Les réflexions sur le deuil, bien que poétiques dans un contexte d’attachement au peu de vie disponible et de création de communautés nécessaires pour la survie de l’humanité dans de telles conditions, m’ont parues plus communes.
Il reste un très beau texte, avec une héroïne complexe s’inscrivant nécessairement dans une démarche politique et militante de par sa fonction agricole même et sa nécessité pour la communauté. Une très belle lecture.
dnf à 9%… je me fais chier et l’écriture ne m’appelle pas on m’a dit que ça ne décollait jamais et ce n’est pas ce dont j’ai envie en ce moment peut-être que je retenterai dans un futur lointain ??
Un beau texte bien écrit très contemplatif (je conseille d'aimer le jardinage) poétique par moment triste dans l'ensemble. Il y manque juste une histoire qui prenne vraiment le lecteur.
Sans l'expliquer, je n'ai absolument pas adhéré à cette histoire qui m'a beaucoup ennuyé...🥲 J'ai tout de même été conquis par l'écriture de Catherine Dufour que j'ai trouvé très belle.
Catherine Dufour, c’est quand même une référence en littérature de l’imaginaire. Or mon expérience avec elle n’avait pas été totalement concluante lorsque j’avais découvert son recueil L’arithmétique terrible de la misère, mais je m’étais toujours promise de la découvrir en roman. C’est chose faite !
Catherine Dufour, c’est une sacrée personnalité et une sacrée plume ou plutôt autrice. Habituée des textes au ton grinçant et percutant, à l’humour cru, elle est également assez clivante. J’avais été percutée par cela dans le précédent texte que j’avais lu d’elle. Or, ici, ce fut une expérience très différente. J’ai trouvé sa plume très douce, très imagée, presque mélancolique et bien moins en colère et violence que d’habitude. Cela m’a bien plus plu.
Elle s’attache cette fois, dans ce roman, à nous décrire via l’enquête que mène une habitante, une scientifique, de la Lune, la colonisation de celle-ci et prendre sa terraformation d’une certaine manière. Fascinante. Ingénieure de métier, on sent tout au long du texte son attachement à rendre plausible ce qu’elle développe. J’ai ainsi lu parmi les meilleures lignes de ma vie sur cet astre. J’ai trouvé fascinant l’imaginaire qu’elle déploie en expliquant comment les Terriens ont tenté une colonisation de la surface avant d’abandonner pour des raisons techniques et de survie, avant de s’intéresser aux sous-sols où ils bâtirent toute une civilisation à travers des villes dans des puits de lave ou des fermes / champs dans les routes qui y mènent. Fascinant.
Elle décrit ainsi avec son héroïne tout un aspect très proche des sciences de la terre où la botanique est très présente et riche en détails pour comprendre comment cela pourrait fonctionner sur la Lune et quels en seraient les besoins. Elle fait de même avec la population, la colonisation des sous-sols, etc. Mais elle ne s’arrête pas là et heureusement car le récit aurait eu un côté un peu trop »catalogue » sinon. Non, elle ajoute à cela une dimension plus humaine avec une héroïne accueillant une petite fille malmenée par la vie qui va venir perturber son quotidien et lui faire réaliser que tout ne tourne pas aussi bien qu’elle le croit. Émotions et mystères s’ajoutent alors.
Cependant, pour la fan de récits que je suis, j’ai trouvé que Les champs de la Lune manquait bien trop souvent de narratif pour en rester à de la description. L’autrice se fait plaisir avec ce monde qu’elle a richement et finement imaginer pour le rendre crédible. Or, elle oublie parfois qu’il faut aussi une histoire. Celle-ci est des plus ténues et l’autrice elle-même reconnaît à certains moments qu’elle n’avance pas. J’ai donc trouvé intéressant qu’on ait une enquête mais frustrée qu’elle ne soit pas plus exploitée et développée. Idem concernant les relations d’El-Jarline, qui sont là, mais manquent de vie, de consistance.
Je suis ravie d’avoir découvert une Catherine Dufour différence de ce que je connaissais, plus douce, toujours aussi scientifique, mais moins violente dans sa critique et plus dans l’émotion. J’ai beaucoup aimé la colonisation qu’elle a imaginé de la Lune. Je suis un peu déçue de ne pas avoir eu un narratif plus fort. Je reste donc un peu partagée.
Summary : Since humanity needs to find a new inhabitable planet, why not the Moon ? But life is hard under the Sun’s white fire. Protected by her farming dome near the Lalande crater, a farmer watches harvests and generations raise and fall like the sea. At night, under the earthlight, she talks with her cat of the human fevers, the cracks menacing the survival of her farm, the children called by the void, the crazy robots and the flowers in the Tranquility Sea. Her daily life is thrown off the day she’s given the care of a little girl with a green thumb. Which will get the other to hatch out ?
Content Warnings : Grief - Death - Pandemic - Child Abuse - Mentions of alcoholism - Mention of death penalty
Review : Sartres, in Huis Clos, wrote : “Hell is others.” I believe this quote fits this book perfectly : it is a beautiful tale of grief, and, essentially, of humanity. Humans are so attached to this thing they call humanity, their sensitivity : but is it really worth it, if you take all the pain if comes with ? El-Jarline disagrees in the beginning. But then she discovers how her sadness, her grief, ends up pushing her towards becoming both a better and a worst person, and, essentially, how it helps her achieve her goal. This was definitely a beautiful read. One thing I did not like, though, was how slow this was to read : it was stunning, but the chapters were very long, so it felt like this book was 400 pages long while it was only 280.
Quotes : P. 13 : “Elle voyait dans la nuit gelée - La nappe étoilée - Et la Terre en croissant - Qui brillait bleue et fatidique - Au-dessus des mers de régolithe…” P. 55 : “Je me demande si mes rapports ne deviennent pas un peu décousus.” P. 71 : “Mourir, c’est pourrir sur Terre. Mourir dans l’espace, ce n’est pas vraiment mourir.” P. 117 : “La mort a ceci de particulier qu’elle dérange l’avenir en grand et en détail.” P. 121 : “Le dilemme est simple : les êtres humains ne sont pas faits pour vivre sur la Lune. Et la Terre n’est plus faite pour eux, désormais. Ce qui laisse peu d’options.” P. 158 : “Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave, de tristesse.” P. 166 : “Peut-on cesser de voir, une fois qu’on a vu ?” P. 198 : “Si les rêves meurent en traversant les ans et les réalités, mes souvenirs sont le sel de ma mémoire.” P. 219 : “Et crois-tu qu’ayant changé de ciel, nous ayons changé d’enfer ?” P. 284 : “Ici, les trois éléments du paysage sont la lumière, la poussière, et l’infini.”
Sur la lune, sous le dôme de la ferme Lalande, El-Jarline prend soin des fleurs, plantes, faune importées de la terre qui s’acclimatent à ce climat pour le moins particulier. Accompagnée de son chat Trym, elle porte un regard comme étranger à ce qu’il se passe dans les souterrains, où vivent les ex-terriens et où sévit une fièvre mortelle. Un jour, on lui confie une petite fille en difficulté pour qu’elle lui apprenne le métier de fermière. Contre toute attente, El-Jarline s’attache énormément à cette petite fille Sileqi. Et si, pour Sileqi, elle remettait en question tout ce qui fait la société lunaire ? J’ai lu “Les champs de la lune” de Catherine Dufour, paru chez Robert Laffont dans leur collection Ailleurs & Demain, en LC avec un groupe insta. J’ai un avis assez mitigé sur ce roman. La plume de Catherine Dufour est très belle, poétique avec des réflexions intéressantes sur la vie et la mort. Mais il faut bien avouer que je n’ai pas tout compris et au bout d’un moment, j’en ai eu un peu marre. Pour un roman de moins de 300 pages, je l’ai trouvé très contemplatif et un peu longuet, surtout qu’il n’y a pas réellement d’intrigue. Ce roman est plus porté sur la vie d’El-Jarline, ses états d’âme, ses réflexions que sur une véritable histoire. Pourtant il commençait bien, j’étais hypée par la relation entre El-Jarline et Sileqi que j’ai trouvée touchante et bien construite. Et puis, plus les pages se tournaient et moins je voyais d’intérêt à l’histoire. Vous l’avez compris, ce roman est un mini-fail pour moi. Certaines personnes dans le groupe ont eu un coup de cœur pour cette histoire, donc pour vous faire votre propre avis, n’hésitez pas à le lire !
Les romans de science fiction me semblent souvent assez superficiels mais j'ai été attirée par El Jarline , une robot en charge d'une immense serre sur la lune pour supporter les soulunaires descendant des Terriens, qui petit à petit , en suivant les consignes de lire de la littérature pour ajouter du contexte à ses rapports habituels, commence à prendre conscience. C'est une grande fable émotionnelle quand El Jardine s'attache à une petite fille, cherche à découvrir les sensations de la vie terrestre qui a cessé depuis longtemps et une épopée memorable pour trouver un remède à la terrible fièvre aspic. Mais qui manipule qui?
OK bon je suis officiellement réconciliée avec la SF . En deux mots : 1/ J’ai pris beaucoup de plaisir à contempler les paysages lunaires aux côtés de la narratrice. Je suis toujours admirative de l’écriture de Catherine Dufour ! 2/ En filigrane le roman constitue un doux manifeste : de la littérature et de l’écriture comme un moyen d’être présente à soi et au monde. "Les mots sont des ponts, les mots sont des passages, les mots sont des mains qui se tendent et vous tiennent au-dessus du vide. " 💌
A faire lire à ceux qui pensent qu'il peut y avoir une planète B (et plus largement à ceux qui espèrent une évolution positive de la civilisation humaine...). Une vraie œuvre d'anticipation à ranger à côté d'Arthur C. Clark et une vraie qualité d'écriture.
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C'est pas aussi lent que les premières pages le laissent préjuger, même si ça reste assez contemplatif, il y a des rebondissements (je m'y attendais pas) Catherine Dufour nous plonge dans son univers avec brio Par contre, je pensais pas lire un livre avec autant de noms de plantes un jour
Ce livre me prend presque six mois et plus a lire. Sa plume est riche et plein des descriptions ; sa monde decrivee est grande et bien imaginee. C'est si impressione que je l'ai lu lentement et avec beaucoup de la patience... et l'aide d'une dictionnaire bien sur. A moi, un des livres qui va prouver le plus memorable cet an, je ne doute pas. Je le recommends sans hesitation.