À la vue de la couverture je m’attendais à une lecture « chill » avec un gars qui reste chez lui et kiffe sa life à domicile. Que nenni ! J’ai vraiment passé un moment agréable et j’ai surtout été vachement surprise ! Ce manga est vraiment cool, il y a un peu de suspens, on s’attache vite au personnage - un homme de 45 ans franchement bravo pour le perso. Le manga offre une belle critique du salariat et de la société actuelle de manière générale. Il a une certaine portée pédagogique mais aussi le livre pousse à réfléchir. Il aborde certains traumas aussi, mais sans être dénué d’humour. Vraiment je valide fort. J’ai tellement hâte de découvrir le 2.
Vivre chez soi en ne faisant rien de toute la journée pour le restant de ses jours ? Mon rêve en fait ! J'attends de voir comme l'histoire va tourner dans le tome 2.
Hyper curieuse de découvrir ce titre, le résumé a su attiser ma curiosité et j’avais très envie de voir ce que cette histoire allait donner. Bon pour être honnête, je n’étais pas certaine d’apprécier cette oeuvre mais j’ai quand même eu envie de découvrir tout ça. Et bien je peux vous dire que ça a été une très bonne surprise pour ma part. J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je suis déjà impatiente de lire la suite!
Dans ce premier tome, en pleine pandémie, les Japonais sont invités à rester confinés. Pour beaucoup, c’est une épreuve difficile, mais pour Kentaro Komori, modeste employé d’une petite entreprise, c’est l’occasion rêvée de réaliser un plan de longue date : passer le reste de sa vie sans sortir de chez lui ! Pour prendre sa retraite anticipée et se retirer du monde, il a économisé et établi un plan au yen près… Après 20 ans de travail comme représentant commercial, Kentaro est épuisé et ne se voit plus que comme un simple rouage d’un système sans pitié. Au fond, ne serait-il pas plus heureux seul à la maison, en vrai NEET, sans emploi, études, ni formation, et surtout sans comptes à rendre à quiconque ? Il transforme un studio sans voisinage en cocon ultime : au milieu de la pièce trône une tente avec son sac de couchage, son ordinateur et son radiateur. Kentaro peut enfin lire, regarder des films ou écouter de la musique à volonté ! Mieux, il invente un véritable art de vivre, avec un calcul précis des lessives nécessaires, la préparation de la playlist idéale, l’aménagement d’un coin livraison accessible depuis sa fenêtre… Le voilà calé pour au moins deux décennies de tranquillité ! C’est du moins ce qu’il s’imagine, jusqu’à ce qu’un inconnu tente de s’introduire chez lui…
J’ai trouvé ce tome tellement intéressant. Alors déjà je m’endormirais beaucoup moins bête parce que je n’avais jamais entendu parler du terme NEET. Sincèrement, j’admire le personnage de Komori, il a décidé de mené la vie qu’il rêve depuis de très nombreuses années. Et il faut bien le dire, il s’y est plus que préparé. Il a pensé à tout, absolument tout. Tout est réfléchi, pensé, travaillé, pour qu’il n’ai plus besoin de mettre un seul pied dehors. Même pour jeter ses poubelles il a pensé à quelque chose. Pour certaines choses, j’ai trouvé que c’était très ingénieux de sa part mine de rien. Il a tellement pensé à tout qu’il est tranquille pour une bonne vingtaine d’années! Mais il n’avait pas prévu l’arrivée d’une voisine très bruyante et encore moins que quelqu’un essaye de s’introduire chez lui.. J’ai beaucoup aimé voir la relation amicale naître entre lui et sa voisine. Même si ça a mal commencé, au fil du temps ils apprennent à se connaître. Par contre, j’ai surtout apprécié les moments de tension avec cet individu qui veut rentrer chez Komori. Ça amène du suspense, une tension même, on se pose beaucoup de questions, on se demande qui est cette personne, que veut-elle etc. Rien que pour ça je suis impatiente d’avoir la suite.
Un premier tome vraiment très intéressant à lire, j’ai passé un bon moment pendant ma lecture. J’aime le côté très tranquille de l’histoire avec une bonne touche de suspense de temps en temps. L’histoire est prenante, on se pose plein de questions, on en veut encore plus. Très curieuse de voir ce qu’il va bien pouvoir se passer dans le second tome!
Auteur emblématique de la maison Ki-Oon, Tetsuya Tsutsui revient ici pour un nouveau titre sociétal des plus courts cette fois, étrange et percutant, qui a su me surprendre alors que je ne partais pas forcément conquise.
C’est avec lui que la maison d’édition a démarré en 2004, grâce à son titre Duds Hunt, on a donc eu droit depuis à l’ensemble de ses titres, de Manhole en passant par Poison City, Noise ou Prophecy. Pour ma part, je n’ai pas réussi à en finir un, je l’avoue, car il me manquait souvent quelque chose de l’ordre de la suspension de crédulité. Mais peut-être devrais-je essayer à nouveau vu le plaisir que j’ai pris ici.
Avec sa couverture jaune un peu criarde montrant ce quadragénaire peu entretenu mangeant sur un carton, je m’attendais un peu au pire. Le pitch qui annonce le récit d’un type ayant arrêté de bosser pour vivre de ses économies dans son petit 10m² sans jamais en sortir ne m’inspirait pas des masses non plus. Mais connaissant l’auteur, je sentais bien que ça préparait autre chose et j’ai eu raison.
Nous avons déjà ici un joli patchwork d’ambiances et de genres. Il s’agit à la fois d’un récit sociétal et d’un thriller. On y parle aussi bien de la folie du COVID, des mauvais traitements en entreprise que de la culture geek en jeux vidéo en ligne et streaming. Notre héros vit d’abord dans l’isolement le plus complet et tout semble bien se passer. On a presque droit à un manuel de la vie en autarcie en ville à l’époque moderne, ce qui est une version assez savoureux et tout sauf glauque, contrairement à ce que je croyais, de Robinson Crusoé. L’auteur y met beaucoup de bienveillance, nous le rendant particulièrement attachant. Il prépare ainsi avec talent le renversement de situation qui arrive ensuite.
En effet, tout le talent de l’auteur est là. Sur un propos d’abord assez lisse, bien qu’un brin provocateur sur notre société moderne, où l’on prône le groupe, la société et le travail, il décale ensuite son propos vers une frange souvent décriée : ceux s’adonnant aux gaming et au streaming, et il y ajoute, en prime, une petite tension inattendue, sortant de nulle part, avec la pire menace que notre neeteur pouvait rencontrer : quelqu’un cherchant à s’introduire chez lui. Nous assistons donc en parallèle au fait qu’il sorte de sa bulle, en croisant le fer, métaphoriquement, sur le net avec sa voisine gameuse et le fait qu’une paranoïa supplémentaire s’installe chez lui avec la menace qu’il subit. Deux éléments qui vont se liguer pour une nouvelle métamorphose chez lui. On est en plein dark Pokémon, ici !
J’ai aimé le trait semi-réaliste du mangaka qui se couple avec le côté presque comic strip de la vie que mène Kentaro. J’ai moins aimé en revanche, mais ça ça tient de ma non-expérience, tout ce qui a eu trait au gaming. J’ai eu l’impression ici aussi d’une grosse caricature trop lourde pour moi et ça n’a pas pris, en dehors des ressors scénaristiques que je voyais. Je n’ai pas aimé ce moment, trop longs et répétitifs à mon goût. Je ne doute pas en revanche que le clin d’oeil et plus parlera assurément à ceux qui le pratiquent. Je préfère de loin m’amuser avec le faux survival de Kentaro et ses astuces façon Mari Kondo de la vie en autarcie dans un appart de 10m².
Avec l’expérience acquise au fil des thrillers sociétaux qu’il a écrits, Tetsuya Tsutsui nous propose ici un titre drôle, décalé, surprenant où la quête de survie en milieu hostile d’un ermite moderne, nous emmène aussi bien dans une critique du monde du travail, une célébration de la vie en autarcie, une rencontre autour du gaming qu’une menace bien stressante d’intrusion, le tout pendant qu’à l’extérieur une ville est en train de sombrer dans la violence – COVID. Excellent, tellement c’est inattendu !
1. Un mec de 45 ans se ferme chez lui, en profitant de l’ambiance générale durant le Covid, ou s’isoler était plutôt bien vu. 2. Au travail ça ne va pas, il n’arrive pas à faire des amitiés ou au moins des relations avec ses collègues (qui sont, disons le au passage, des sale c*ns). 3. Il met du temps - depuis dix ans préparer son départ de la société, en mettant de l’argent de côté, quitte cet environment toxique pour louer une petite chambre et s’y installer dans une te te. Effectivement, il a pensé à tous les détails, pour simplifier sa Life . 4. Et c’est là que j’ai un sentiment désagréable qui s’installe: il commence à être plus ou moins attiré par sa voisine de 19 ans. Franchement, en XXI siècle le seul remède pour le manque de compétences sociales d’un mec de 45 ans est une relation (virtuelle ici) avec une ado/ jeune femme. Ce point me dérange, limite dégouté de cette lecture.
Les 3 étoiles c’est pour imaginer les détails de la vie d’un homme qui s’enferme volontairement chez lui, pour montrer le monde de gaming et pour parler de la solitude.
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Début de duologie que j'ai trouvé un peu lent... Je donnerais mon avis plus complet dans la fiche du tome 2. Puisqu'il s'agit d'une duologie, je jugerais le manga sur son ensemble plutôt que tome par tome.
Très sympa. Je me suis beaucoup reconnu dans le caractère de ce personnage qui fini par s'isoler et se couper du monde même si je n'irai jamais à un niveau aussi extrême. 😅