J'ai eu la chance de pouvoir lire en avant première, ce tout dernier roman de Vincent Delareux, et comment dire, il ne laisse pas indifférent. Bien au contraire.
Déjà l'écriture, à laquelle j'ai adhéré de suite. Vive, tranchante, précise, elle ne laisse rien au hasard. Chaque petit mot, chaque petite situation contient un indice sur la vérité, mais encore faut-il les voir.
Ensuite, l'histoire et les personnages, haut en couleur, mais surtout tourmentés, torturés. Il y a d'abord Séraphine, cette idole, qui remet en question sa vie, sa carrière d'idole. Elle a faim de vérité, après avoir beaucoup abusé du mensonge dans sa vie (de gré ou de force). Elle veut/voudrait balayer toutes ces histoires sur son passé, sur son image, qui lui ont imposé son manager à l'époque du lancement de sa carrière.
Et puis, il y a ce fan absolu de Séraphine, Salvator. Il lui idolâtre à un tel point, qu'il frôle la folie.
Le kidnapping, la séquestration dans cette cave, fourni un huis clos, entre ces 2 personnages, angoissant, stressant, poisseux, dérangeant aussi. On assiste à de véritables joutes verbales, l'un dominant parfois l'autre. Et c'est étonnant, surprenant, surtout quand c'est Séraphine qui prend l'ascendant sur son geôlier.
Bref, vous l'autre compris, c'est un roman fort, qui ne laisse pas indifférent, qui marque même plusieurs semaines après sa lecture, et aussi, qui laisse plusieurs questions en suspens à la fin. J'ai plusieurs pistes de possibles explications, mais laquelle est la bonne.
En tout cas, j'ai hâte de pouvoir en parler prochainement avec l'auteur.
Et chapeau, car c'est un récit fascinant et mystérieux.