« Il ne restait plus aux époux que quelques rares accès de passion amoureuse, bien éphémères. Îlots où ils accostaient pour un temps, avant de reprendre l’océan de la haine sourde qui les rendait étrangers l’un à l’autre. »
Ivan Illitch est un talentueux magistrat mais il peut aussi être décrit comme un snob au regard admiratif vis-à-vis ses supérieurs et méprisant à tous ceux qui sont socialement inférieur. C’est un homme qui a comme seul allégeance le travail et tous ce qui lui permettrais de monter administrativement (et socialement). Il se marie non pas par amour mais parce que c’étais une chose bien vue par ses supérieurs. C’est dans ce décor qu’un jour, Ivan Illitch se blesse au flanc après une chute violente et précipite sa mort. Entre sa chute et sa mort on y retrouve une souffrance moral et physique (violente et persistante), une haine dévastatrice et une solitude.
Je pense que ce livre nous force à considerer cette question: Comment se préparer à la mort? Certain affirme qu’on y arrive par la religion. D’autre par philosophie. Et enfin, d’autre propose la lecture profonde de la littérature comme l’a proposer Harold Bloom. Et aussi il nous montre l’importance de vivre pour sois et non pas pour les autres. Quoique difficile à appliquer je pense que c’est une vérité fondamentale.
J’ai relu ce livre car certaine méditation d’Ivan était simplement brillant et donc mémorable mais aussi parce que je suis tombé légèrement malade en Février et ma condition m’avais partiellement rappelée celle d’Ivan.
Je recommande de lire parallèlement “Le Dernier Jour d’un Condamné” de Victor Hugo.