« J’t’à boutte ! J’peux pas tout faire pis t’es assez grand pour te débrouiller tout seul ! » Je suis habitué à ce que ma mère se dégage de ses responsabilités. Résultat : le loyer est rarement payé et on se fait expulser. D’habitude, elle se débrouille pour nous reloger. Mais cette fois-ci, elle m’a plutôt abandonné à mon sort à quelques mois de mon dix-huitième anniversaire. Alors que je me consacrais entièrement à mes études et à mon championnat de course, me voilà préoccupé par un sérieux problème : survivre sans avoir de toit au-dessus de la tête. Je dois rapidement trouver une solution pour dormir, manger et me laver, le tout sans éveiller les soupçons de mon entourage ni ceux de l’école. Hors de question que quelqu’un appelle la DPJ. Je n’ai pas le choix d’avancer, un pas après l’autre, vers la ligne d’arrivée : celle qui me sortira de la rue.
Au Canada, les jeunes entre 13 et 24 ans représentent environ 20 % des personnes en situation d’itinérance. Plusieurs facteurs peuvent les mener à vivre ainsi : violence, négligence, conflits familiaux, pauvreté, troubles de santé mentale, consommation, etc. Volontaire ou non, cette condition précaire augmente les risques d’exploitation humaine et de criminalité. Dans tous les cas, aucun adolescent ne devrait avoir à affronter cette réalité.
Surnommée « le rat de bibliothèque » durant toute son adolescence, Jessica n’a jamais laissé les commentaires négatifs amoindrir son amour de la lecture.
Après avoir écrit plus de cinquante (oui, oui !) fanfictions de Harry Potter, elle se lance dans l’écriture de ses propres histoires en 2015. Diplômée en Histoire et civilisation du Collège Lionel-Groulx et détenant un certificat en Création littéraire de l’Université Laval, elle tente avec ses livres d’apporter un changement autour d’elle.
Elliott 🥺❤️ Cette histoire, qui a commencé sur un coup de tête pour un cours universitaire, a su gagner mon coeur chaque fois que j’ajoutais des mots sur le manuscrit. J’espère sincèrement que le récit sera à la hauteur du sujet important que j’ai tenté de mettre en lumière. J’espère de tout coeur que cela sensibilisera les gens sur cette triste réalité qu’est l’itinérance.
Merci à toutes les personnes qui m’ont aidé, qui ont su rendre cette histoire le plus réaliste possible.
Merci à mon petit Elliott qui m’a montré qu’il y a toujours de la lumière dans la noirceur et qu’il faut parfois arrêter de courir pour voir la ligne d’arrivée 💚
Bonne lecture à tout ceux qui ont cru en moi et en ce roman.
Ps : si vous avez des commentaires négatifs, please please, n’hésitez pas à les partager! C’est comme ça que je peux m’améliorer pour mes prochains projets 🙏🏻
Mon avis : Cette histoire m'a profondément touché. L'histoire d'Eli, un jeune garçon de 17 ans abandonné par sa mère et livré à lui-même, est une belle leçon de persévérance et de résilience. Ce livre regorge d'informations précieuses, et j'espère qu'il sera lu par un large public.
Résumé: « J’t’à boutte ! J’peux pas tout faire pis t’es assez grand pour te débrouiller tout seul ! » Je suis habitué à ce que ma mère se dégage de ses responsabilités. Résultat : le loyer est rarement payé et on se fait expulser. D’habitude, elle se débrouille pour nous reloger. Mais cette fois-ci, elle m’a plutôt abandonné à mon sort à quelques mois de mon dix-huitième anniversaire. Alors que je me consacrais entièrement à mes études et à mon championnat de course, me voilà préoccupé par un sérieux problème : survivre sans avoir de toit au-dessus de la tête. Je dois rapidement trouver une solution pour dormir, manger et me laver, le tout sans éveiller les soupçons de mon entourage ni ceux de l’école. Hors de question que quelqu’un appelle la DPJ. Je n’ai pas le choix d’avancer, un pas après l’autre, vers la ligne d’arrivée : celle qui me sortira de la rue.
Au Canada, les jeunes entre 13 et 24 ans représentent environ 20 % des personnes en situation d’itinérance. Plusieurs facteurs peuvent les mener à vivre ainsi : violence, négligence, conflits familiaux, pauvreté, troubles de santé mentale, consommation, etc. Volontaire ou non, cette condition précaire augmente les risques d’exploitation humaine et de criminalité. Dans tous les cas, aucun adolescent ne devrait avoir à affronter cette réalité.
L'itinérance est tellement un sujet délicat, encore plus lorsqu'on traite de l'itinérance chez les jeunes. C'est surtout un sujet très actuel qui peut toucher n'importe qui, n'importe quand. Souvent, on ne choisit pas l'itinérance, c'est elle qui nous attrape. C'est pas mal ce qui est arrivé avec Eli. J'ai trouvé ce personnage plein de résilience, de perséverance et de détermination malgré la vie qui lui a été donné. On sent qu'il essaie de garder la tête en dehors de l'eau malgré la honte qui le tarraude constamment au vu de l'état des choses. Les mensonges lui permettent de cacher ce qu'il vit, mais les gens autours de lui finissent par le remarquer. C'est aussi une des forces de ce roman. Le filet social qu'il a, les amis qui s'inquiètent pour lui, les adultes qui commencent à poser des question, les gens à la rue qui tentent de l'aider... C'est une petite lumière dans ce roman parfois très lourd et difficile à digérer. J'ai même pleurer deux fois durant ma lecture. L'itinérance est une peur qui ne fait que s'exacerber, surtout présentement avec le contexte de crise de logement et d'inflation.
J'ai apprécié les nombreuses nuances apportés durant ce livre, entre autres envers la DPJ. On sent que les intervenants sont bienveillants et qu'ils sont là pour aider malgré les difficultés. Le livre parle aussi d'amour (et d'attirance LGBTQ+), d'amitié et de racisme ordinaire. Les personnages sont diversifiés ce qui est beau à voir. C'est un roman Tabou à mettre entre les mains de tous les jeunes pour qu'ils puissent voir que l'itinérance mérite de la bienveillance et de la compassion, et non du mépris et de l'intolérance. Je le recommande chaudement!
Un roman Tabou poignant, mais criant de vérité. À travers l'histoire touchante de Elliott, on en apprend beaucoup sur le milieu de la rue. Dès les premières pages, j'ai été émue par l'histoire et le personnage principal. Malgré ses 17 ans, il démontre une grande maturité et une résilience incroyable qui lui seront utiles tout au long de son parcours. Bien que ce soit une histoire fictive, elle se rapproche grandement de la réalité et c'est ce qui fait que l'histoire est si touchante. Certains passages sont plus difficiles à lire, mais la plume de l'auteure nous captive jusqu'à la fin où elle a su fermer en douceur cette histoire remplie d'humanité.
J’ai énormément adoré ton roman, c’est mon favoris!!!
J’ai pleuré durant ma lecture. C’est la première fois que je ressens autant d’émotions dans un livre Tabou. J’ai beaucoup aimé la référence que Mel dit à Eli, c’était très touchant.
Cette histoire n’est pas une histoire sans visage. C’est celle d’Elliott 17 ans presque 18, qui provient d’un milieu poqué. Elliott court pour sauver sa vie, sa peau, son avenir.
Mais sa mère prisonnière de sa dépendance n’arrive plus à joindre les deux bouts et décide de couper les ponts avec son fils sans lui dire. Cruelle et injuste est la réalité du jeune qui se ramasse à la rue. On dépeint la réalité de la rue avec ses éclaircis d’humanité tout comme sa violence. La peur est au centre du roman, celle de finir son adolescence en centre jeunesse alias la prison pour jeunes aux yeux d’Eli.
J’ai aimé qu’on montre l’envers du décor, la réalité des éducateurs qui travaillent parfois les mains liés en centre jeunesse. Évidemment, le shlag a gagné mon cœur avec ses intervenants colorés et humains. J’ai aimé qu’on redore un peu l’image de la DPJ même si c’est difficile. Qu’on y montre les humains qui tentent de sortir des sentiers battus. C’est une belle porte d’entrée pour aborder l’itinérance.
On s’entend que la réalité est plus rough encore que ce qui est écrit dans le livre. Mais c’était bien que ce soit hors de Montréal, car l’itinérance se trouve même en région ou éloigné des villes.