Avide est un roman de randonnée qui garde un bon rythme du début à la fin. Myriam Vincent pimente le récit de révélations chocs stratégiquement intégrées à la trame narrative et réussit habilement à rendre le lecteur investi dans la Chasse. J’ai cependant quelques réserves.
D’une part, le personnage d’Ève m’a exaspéré au point de la frustration à plusieurs moments. D’autre part, bien qu’on aime ce style d’écriture contemporaine au Québec, je suis moins fan de l’utilisation du langage familier dans l’intégralité d’une œuvre littéraire. Des contractions et des anglicismes ici et là peuvent donner vie à des échanges entre personnages, mais systématiquement, sur 260 pages, ça fait beaucoup. C’est peut-être vieux jeu, mais j’apprécie un roman qui utilise pleinement le potentiel de la langue française avec un choix de vocabulaire soutenu et une syntaxe plus fine.
Cela dit, je recommande fortement Avide pour celles et ceux à la recherche d’une bonne intrigue, sans trop de flafla.
3.5*