« Ici, la nuit est belle. (…) Leo avance de tache de lumière en tache de lumière et entre les deux, elle disparaît presque entièrement. Elle est alors exactement ce qu’elle paraît être : la fille qui glisse le long des murs, calme, discrète. La fille qui s’efface, la fille qu’on oublie. »
Leo n’est pas rentrée et le printemps s’entête dans sa douceur. Leo ne reviendra pas. La shérif Lauren Hobler découvre son corps au milieu des iris sauvages. Autour de la mort soudaine d’une jeune fille, Les Âmes féroces tisse plusieurs destinées. Pour élucider un mystère, mais lequel ? Celui de Leo, peut-être, et de ses silences. Celui de Lauren, coincée dans une petite ville qui ne la prend pas au sérieux. Il y a aussi Benjamin, Seth et les autres… Les gens de Mercy, qui pensent tous se connaître et en savent si peu sur eux-mêmes.
Envoûtant, surprenant et d’une grande ampleur romanesque, Les Âmes féroces traque la part d’ombre de chacun.
Marie Vingtras vit à Paris. Elle est l’autrice de Blizzard (Éditions de l’Olivier, 2021), grand succès critique et public, lauréat du prix des Libraires et du prix Libr’à Nous. Les Âmes féroces est son deuxième roman.
très très maîtrisé dans sa construction, dans l'élaboration de ses personnages ; accomplit la gageure d'être un roman français parlant des Etats-Unis sans que ça ne soit gimmickesque, caricatural ou un peu blasant, au contraire, on y croit de bout en bout. étant la personne que je suis j'ai bien évidemment connu un bond d'enthousiasme en me rendant compte que la narratrice était une shérif lesbienne avant de mâchonner ma déception lorsque j'ai capté qu'elle ne relatait qu'un quart du roman. c'est ainsi. parfois, la vie vous donne une narratrice shérif lesbienne, oui, mais à 25% seulement.
assez perplexe cependant face à la pertinence globale du récit : je me demande ce que ça apporte de plus, de nouveau, cette histoire qui campe de plus des éléments que je trouve pas mal éculés, si ce n'est questionnables : les ados mineures qui séduisent de leur plein gré un prof comme des adultes ? qui poussent l'adulte à "céder" ???? est-ce cela dont on a besoin ? idem sur le sort de cet adulte, que je n'aborderai pas plus avant - est-ce vraiment de ce genre d'histoires qu'on a besoin de se nourrir en tant que société ? est-ce qu'on n'a pas entendu cette complainte mille et une fois déjà ? quant à la résolution du roman, elle est bien trouvée en ce qu'on ne s'y attend pas, mais frustrante en ce qu'elle aplanit d'un coup tous les enjeux du roman. j'espérais que ce serait plus qu'un thriller bien foutu, que ça irait questionner des choses qui grattent et qui piquent et qui éclairent, mais j'y ai surtout trouvé ça : un thriller bien foutu. j'aurais aimé plus.
J'ai commencé le livre avec un Gros a priori : une française qui écrit un roman se passant dans un petit bled paumé des US, j'avais peur. (Certainement un PTSD de Joël Dicker, je vous ai déjà dit que j'aimais pas Joël Dicker?)
Et finalement le premier quart de passe très bien. Certes c'est une enquête assez classique: une jeune ado retrouvée morte dans un fleuve, le meurtrier pourrait être n'importe qui, tout le village est sous le choc, MAIS c'est une shériffe lesbienne qui mène l'enquête. Et l'autrice n'utilise pas son orientation sexuelle pour coser une cache, la psychologie du personnage est importante, on mêle l'intime a l'histoire sordide du meurtre, on parle d'âge, d' "horloge biologique". Ça me plaît.
Et puis patatra, un deuxième narrateur arrive et j'avais l'impression d'un pastiche d'Humbert Humbert, et rebelote avec la troisième narratrice, clichée de l'ado américaine qui veut quitter son bousin et je ne vous parlerai pas du dernier narrateur qui relève (un peu) le niveau.
A part une construction très maîtrisée de bout en bout, je n'ai plus vraiment apprécier ma lecture une fois la sheriffe mise de côté. On retrouve le sel qui a fait Blizzard : des dialogues intérieurs bien écrit, un roman solidement ficelé mais au service d'une histoire moyenne et avec des sujets laissant a désirer (on a vraiment besoin de lire encore des histoires d'age gap entre deux personnages ?!)
Je pense que j'ai lu ce roman au mauvais moment. Je l'ai écouté et, en parallèle, je lisais Fox de JC Oates. Deux narrateurs du genre, c'était trop pour moi et je trouve l'autre roman plus fort. Toutefois, j'ai beaucoup aimé la première partie avec la shériffe ainsi que la construction des personnages... commage que je sois restée avec ce sentiment de décousu.
Un livre qui débute comme un roman policier tout ce qui a de plus banal. Mais le fait que le narrateur change à chacune des 4 parties le rend distinct des autres romans policiers. J’ai vraiment adoré cette narration multiple qui donne un regard à chaque fois différent sur la victime et la tragédie, et contribue à l’intrigue!!
Une impression de déjà-vu, un soir, épuisée devant un énième feuilleton policier, ou tout simplement dans son premier roman – à tourner en rond, faire durer, étirer en longueur les pensées et les fautes des personnages avant le dénouement final. C’est bien écrit, mais ça se tire en longueur, c’est long, c’est un peu chiant, c’est intéressant aussi, il y a de jolies phrases, des formules bien tournées, des idées intéressantes, ça tourne bien autour du sentiment de culpabilité. Mais je crois que l’insistance a été trop faite sur la prédation des adolescentes désœuvrées, ces jeunes filles pauvres qui ne voient en l’homme beau et riche qu’une cible pour s’extirper de leur vie, un moyen d’avoir mieux.
Le point de vue de Lauren et de Seth semble anecdotique entre Benjamin et Emmy, ou peut-être est-ce l’inverse, des tranches de pain rassis autour d’une garniture, qui tiennent le tout ensemble malgré eux. Quant au grand secret de celle-ci, Emmy, il ne m’a pas semblé si grand, peut-être que tout a été insisté trop autour pour qu’au final tout retombe comme un soufflé. J’ai l’impression de retomber dans ce qui avait été une faiblesse et une force de Blizzard, un évènement, tragique, autour d’un enfant, qui fait étudier la psyché des gens autour de celui-ci dans leur quête de la compréhension. On s’attend également au dénouement, il suffit de suivre le fil rouge, si ce n’est pas ça, c’est ça. Ca donne une impression de roman paresseux, qui veut s’appuyer essentiellement sur l’étude de la psyché des personnages tout en n’ayant qu’une intrigue faible, des caractères stéréotypés et des ambitions réduites.
(spoiler) J’ai craint, aussi, quelque chose, d’assez viscéral, que Lauren finisse par céder à sa conjointe, accepte de porter un enfant, malgré son désamour pour eux, malgré la peur de la chose, malgré son identité… et j’ai été évidemment déçue. Être une femme n’implique pas d’être mère, des fois ça ne se fait pas, pour tout un tas de raison, et le fait qu’on signale son évolution, son changement de comportement (en mieux) par son statut de future mère… j’ai trouvé ça assez malaisant.
Très efficace, on veut savoir qui a commis le meurtre et les personnages sont tous bien construit, je l’ai devoré. Mention spécial a la shérif lesbienne parce que c’est trop stylé.
La petite ville de Mercy, ses habitants attentifs à leurs voisins, se déplaçant à pied pour avoir le temps de bien tout regarder, sa sheriff lesbienne et son maire conservateur.
Le corps de Leo est retrouvé un matin et pendant un an, au fil des saisons, nous suivrons 4 personnages pouvant s’apparenter au crime.
J’ai aimé la sheriff qui ne se sent pas légitime à exercer ses fonctions. J’ai eu de la peine pour son amante, brûlée vive par son ex-mari.
J’ai aimé découvrir le prof de français qui enseigne à Leo l’italien. Leo qui souhaite rejoindre sa mère en Italie, même si elle n’a plus de nouvelle d’elle depuis longtemps.
J’ai été scotché par le personnage d’Emmy, la meilleure amie de Leo. J’ai aimé comprendre pourquoi elles ne se fréquentaient plus.
Enfin, j’ai eu de la peine pour le père de Leo qui élève seul sa fille, ayant perdu son garage, sa maison et sa femme dans la foulée.
J’ai aimé découvrir en fin de roman les liens secrets entre les personnages, leur personnalité qui s’éclaire.
Et j’ai adoré la persévérance de la sheriff qui mettra un an à trouver comment Leo était morte.
Un roman qui pose la question des mensonges : ainsi Emmy découvre très jeune que les adultes sont tous des menteurs et elle en fait son arme de pouvoir.
Un roman sur le pouvoir que nous souhaitons tous posséder, mais pas tous à n’importe quel prix.
L’image que je retiendrai :
Celle de la sherrif et de ses adjoints qui triturent leur chapeau quand ils sont gênés.
2,5 - L’intrigue et la plume de l’auteure sont bien développées. C’est également intéressant que l’histoire soit racontée par quatre voix différentes. Par contre, il y avait un peu trop de détails pour moi. Je suis une personne trop curieuse et impatiente d’arriver au punch. 🫣
Très bon moment de lecture, un polar original à quatre voix qui est aussi un portrait sociologique de l'Amérique des petites villes où tout le monde se connait.
« Les âmes féroces » retrace l’histoire de la disparition d’une jeune fille, Leonora Jenkins, et de l’enquête menée par Lauren Hobler pour la retrouver. L’action se situe dans la petite ville de Mercy (miséricorde, pitié, compassion,) où Lauren exerce son métier de shérif. Comme pour « Blizzard », c’est la disparition de l’enfant qui sert de point d’ancrage à la construction du roman, et c’est vers elle que convergent différents individus et leurs secrets. « Alors, où vont les jeunes filles sages au milieu de la nuit ? » Nous sommes le 26 avril 2017, une date qui restera gravée dans la mémoire de Lauren, car à Mercy il ne se passe jamais rien. « À croire que la criminalité s’est arrêtée un jour aux portes de la ville, a pesé le pour et le contre et s’est dit que finalement ça n’en valait pas la peine, qu’il n’y avait pas assez de potentiel sur place pour perdre son temps. »
« Les âmes féroces » s’articule autour de plusieurs personnages dans une petite ville où les apparences paisibles masquent des tourments intérieurs et des relations complexes. La narration est organisée en quatre parties correspondant aux quatre saisons : Printemps, Été, Automne, Hiver, chaque saison dévoilant différentes facettes des protagonistes et des événements qui bouleversent leur quotidien. Chaque saison, sa voix, quatre personnages apportent un éclairage différent.
Ainsi, les saisons prennent tour à tour la parole, et chacune d’entre elles se base sur des axes précis, l’évolution des personnages et l’avancée de l’enquête. Ainsi, le printemps commence l’histoire, dans une ambiance relativement sereine, mais dont l’apparente tranquillité va rapidement montrer des signes d’agitation. C’est au printemps que le lecteur fait la connaissance de Lauren, de la ville et de ses habitants. C’est encore au printemps que le drame surgit. Durant l’été, les émotions s’accentuent au rythme de la chaleur et quelques secrets affleurent. L’automne marque une rupture, car de nombreuses révélations émergent : les relations se compliquent et certains personnages prennent des décisions qui changeront le cours de leur vie. L’hiver fait émerger « Les âmes féroces », par le paroxysme des conflits internes et externes. C’est le moment de la résolution de l’enquête où les protagonistes doivent faire face aux conséquences de leurs actes et trouver une forme de rédemption. « Les soupçons c’est comme la gangrène, ça se répand sans que vous puissiez toujours y mettre un terme. »
Les émotions humaines et des relations interpersonnelles sont au cœur du roman. « Les âmes féroces » invite à une réflexion sur la manière dont les apparences peuvent tromper, et comment chaque individu porte en lui une complexité souvent invisible aux yeux des autres, thématiques que personnellement j’adore. Chacun soulève une interrogation particulière, une émotion singulière, un secret qui lui est propre. Les saisons servent de catalyseur et offrent un bel écrin à l’expression des sentiments.
Le roman génère un large éventail d’émotions, capturant la complexité des vies intérieures et les tensions inhérentes à leurs interactions. Le texte reflète la profondeur émotionnelle que chaque individu peut ressentir dans des situations apparemment ordinaires, une plongée intime dans les tourments de l’âme humaine : la solitude qui nous isole, la nostalgie des jours passés, l’angoisse des secrets révélés, les drames et la quête incessante de l’espoir et de la rédemption. Chaque page est une invitation à explorer ces sentiments à travers les yeux de personnages authentiques, vous immergeant dans leur monde intérieur. « Les chemins de leur vie semblaient embrouillés, des routes incertaines dans un brouillard de doutes et de questions. » Comment nos expériences, nos peurs et nos espoirs façonnent-ils nos vies ? Qu’est-ce qui définit réellement qui nous sommes ? Comment nos secrets influencent-ils notre vie ? Autant de questions soulevées qui font corps avec « Les âmes féroces » du roman.
À travers les personnages, un large panel de problématiques de société est balayé : le syndrome de l’imposteur, la recherche de filiation, la chute dans l’échelle sociale, des pulsions difficiles à réprimer, l’homophobie nauséabonde, les violences conjugales. « Les âmes féroces » est donc un roman noir social profondément ancré dans nos réalités quotidiennes et contemporaines. Il est le témoin d’une époque abordée avec une acuité étonnante. La ville de Mercy, « petite ville blanche sous cloche » sert de scène de théâtre et cache de bien sombres drames humains. « C’est le grand mensonge de cette ville, maquiller sous le vernis de la solidarité l’exploitation des petits, des sans-poids, de ceux qui ont tout perdu ou n’ont jamais rien eu. »
L’écriture de Marie Vingtras est à la fois poétique et réaliste, introspective et universelle. C’est ce mélange, associé à la construction, quatre saisons qui symbolise le cycle de la vie et des transformations intérieures que j’ai particulièrement aimé. Une attention particulière est apportée aux détails émotionnels et psychologiques des personnages. La structure saisonnière du roman permet une progression naturelle de l’intrigue et un développement profond des thématiques. Les descriptions sont vivides, et l’ambiance de la petite ville est rendue avec une précision cinématographique. Les personnages sont alors confrontés à des dilemmes moraux et des choix difficiles.
Marie Vingtras a trouvé sa marque de fabrique : la nature humaine dans ce qu’elle possède de plus sombre. Le roman noir social lui sied à merveille, c’est une véritable raconteuse d’histoire qui explore les marécages de l’âme, les non-dits et les douleurs souterraines. La quête d’identité est une thématique centrale de son œuvre. Les personnages principaux, souvent marginalisés ou ignorés par leur communauté, cherchent désespérément à trouver leur place dans une société qui semble ne pas vouloir d’eux. Cette quête de reconnaissance et d’acceptation reflète leurs luttes dans notre monde actuel, où l’isolement et la solitude sont amplifiés, souvent entravés par les attentes sociales et familiales, ainsi que par leurs propres doutes et insécurités. « Les âmes féroces » montre comment cette lutte pour l’identité peut mener à des choix difficiles, à des chemins de vie tortueux, et à d’intenses souffrances. Marie Vingtras réussit à capturer l’essence de notre époque avec dextérité et sensibilité.
J’ai adoré retrouver le style d’écriture de Marie Vingtras et la construction si bien pensée de ses personnages. J’ai été embarquée par l’histoire et je l’avais en tête même lorsque je n’étais pas plongée dans le livre !
En revanche, je l’ai sûrement appréhendée de la mauvaise manière ; comme un thriller dans lequel l’enquête est vraiment centrale et dont le point de vue du shérif est omniprésent. Cette enquête s’est finalement révélée n’être qu’un fil conducteur pour nous faire découvrir les habitants de Mercy et leurs faux-semblants. Il faut également accepter que certains éléments restent manquants à l’enquête… Peut-être que le point de vue de Janis pour introduire le récit aurait axé le récit différemment ? Pour finir, je dirais qu’en cherchant « trop » les plots twist, on finit par les voir arriver.
J’ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture (commune) avec une co-enquêtrice de qualité @madison ! 😎
J'avais aimé Blizzard et je retrouve avec plaisir Marie Vingtras et son écriture. La mort violente de Léo met à jour des personnalités dont les secrets sont dévoilés peu à peu au travers de l'enquête de la shérif Lauren. Dans cette petite ville de Mercy, il ne se passe pas grand chose en apparence mais la nature humaine reste fidèle à sa loi...le tout est de découvrir qui est le coupable parmi tous ses gens ordinaires dont la part d'ombre aurait pu être un motif... Un bon roman.
j’ai eu du mal à me mettre dedans avec le printemps et finalement je n’ai pas su m’arrêter. tout prend sens au fur et à mesure, c’est une histoire prenante avec des personnages particuliers et une manière d’écrire qui portent l’histoire jusqu’au bout :) je conseille vivement !!!
je n’ai pas tout aimé mais la construction du roman est originale et c’est ce qui a fait pencher la balance du bon coté pour moi. 4 saisons, 4 personnages avec leur histoire et ses secrets.
Un roman très bien construit, où l'on change de saison comme on change de personnage, c'est réussi ! En revanche, il y a des motifs questionnables, notamment dans la façon dont les relations ado - prof sont abordées, et malheureusement ça ne tient pas qu'au point de vue subjectif.
J'avais beaucoup aimé Blizzard de la même autrice. Un récit court, prenant. Je n'ai pas apprécié celui-ci. Beaucoup de clichés : la petite ville où les faits se déroulent. L'histoire et caractéristiques des personnages. De jeunes adolescentes qui veulent séduire un professeur. De la pédophilie à peine dénoncée. Pour finir sur la découverte des causes de la mort de l'adolescente qui, si elles sont moins prévisibles, restent décevantes.
4,75/5 Une construction, un mystère et un rebondissement vraiment intéressant et original. J’aurais juste aimé passer plus de temps dans la tête de chacun mais c’est moi ça.
Une narration très surprenante car quasiment aucun dialogue !! Le premier chapitre était assez inintéressant pour moi où l’on suit la shérif du conté, puis des personnages beaucoup plus intriguants par la suite ! Un dénouement prévisible mais une écriture agréable avec les 4 personnages qui permettent de voir leur point de vue à chacun
Dans une petite tranquille ville des états unis , une jeune fille est assassinée...A travers le récit des 4 personnes proches de la victime, on lit une analyse subtile de leur souffrance, de leurs émotions ... Un récit palpitant et poignant à la fois , à lire absolument...
✍️ MARIE VINGTRAS 💬 LES ÂMES FÉROCES 🏠 ÉDITIONS DE L’OLIVIER 📚 272 Pages 📆 2024 📈 2,5/5
Lecture commune avec @dededado782 , @stephanie.barbet.1907 @picorette14 et moi-même. Retour unanime: FLOP. Alors pas merci Picorette pour ce choix 😝
Une enquête divisée en 4 saisons, 4 points de vue, 4 tranches de vie.
🌸PRINTEMPS: on visite Mercy, petit village où est retrouvé le cadavre de Léo et on parle sexualité, sexisme, handicap et maternité ➡️ on croit planter le décor.
☀️ÉTÉ: On fait un tour en prison et on parle atteinte aux mœurs, non-dits, casier judiciaire ➡️ on s’ennuie.
🍁 AUTOMNE: On s’inscrit à un club de lecture et on parle adolescence, rivalité et conflit ➡️ on avance dans l’enquête.
❄️HIVER: on parle Italien, on fait du patin et on parle amour, précarité, séparation, trahison ➡️ on boucle l’enquête pif paf.
J’ai l’impression d’avoir lu 4 nouvelles et j’aime pas les nouvelles c’est frustrant. On ne sait même pas comment la shérif trouve le coupable: aurait elle lu le livre avant nous? 🤓
C’est dommage j’aimais bien la construction: les différents points de vue et les faits racontés au fil des saisons.
C’est quand même un (mauvais) point pour @lemoisamericain 😎
J’avais adoré Blizzard ce premier roman intense, à l’écriture presque compulsive. Les âmes féroces garde quelques ingrédients de la recette qui a fait le succès de son aîné. L’outre atlantique, les paysages enneigés et le récit polyphonique. Mais ici, l’écriture est moins frénétique. À l’image de Mercy, cette bourgade tranquille où rien ne se passe, Marie Vingtras installe doucement le décor, pose tranquillement les personnages et commence un travail en profondeur. On rentre dans l’intime, on retrace les évènements dans un va et vient temporel incessant. Seul le cadre spatiale est immuable. On est coincé à Mercy, tout comme ses personnages. Les uns s’y réfugient, les autres, au contraire, tentent d’y échapper. Mais Mercy les engloutit. Et ce qui commence comme un polar, la découverte du corps sans vie d’une adolescente, prend vite un tournant plus confidentiel. Le lecteur n’est peut-être pas tenu en haleine comme dans Blizzard mais à aucun moment il ne réussit à lâcher ce roman. J’ai beaucoup aimé.