Un roman aux nombreux référents, aux tonalités douteuses, aux récifs houleux. Comme les protagonistes, on se laisse manipuler.
Comme eux, on souffre quand la bulle pète.
Comme eux on s'y accroche, porté par une chanson d'amour trop forte.
Parce que parfois, même quand ça fait mal, on choisit de croire.
« Quand tu m'écris qu'tu m'aimes, au lieu d'répondre un maigre moi aussi, je conclus par les paroles d'Ingrid St-Pierre Je t'aime d'un amour qui n'existe pas encore. Ça laisse place à toutes sortes d'interprétations et ça ouvre des portes pour aérer. »
« Pis on s'était promis de se lire, se dire dans le blanc des yeux, tous les textes de toutes les chansons d'amour du monde, les traduire dans notre langue. Celle avec le plus de mots compliqués. Tu m'as séduite avec ta prose pis avec celle des autres. Tu m'parlais en chansons. Tous ces mots qui font léviter pis qui nous liquéfient sur place en flaque de jouissance. Tu m'faisais jouir en paroles, en me susurrant du doux, du cochon, du sexy. Tu m'envoyais des paroles de tounes selon tes humeurs d'la journée. J'en ai fait une playlist que j'écoute encore par temps maussade. C'est toi qui m'as initiée à ça, lancer des messages au monde en musique. »
« T'es un piège à renard à ours et tous les Ti-Guy Lalune de ce monde plongeraient dedans volontairement. Ils se crisseraient le pied dans cette grosse gueule de métal pleine de dents juste pour pouvoir partager une nuit à tes côtés. »
« Mon set de nerfs a lâché pis, biologiquement, ma tête n'était plus capable de peser sur le bouton reset. Des fois, on pense écrire l'histoire d'amour absolue, celle qui touche l'éternel pis on réalise que les fils de notre romance se sont noués ben pognés en motton, serrés pus défrisables pis qu'on sait pas par quels bouts démêler toute la patente pour que ça redevienne l'fun. »