L’héroïne de Chien Fou est confrontée aux paradoxes du souvenir et de la parole ; en voulant raconter ce qui la traverse elle prend le risque aussi d’en donner tout le poids à celle qu’elle aime. Faut-il tout se dire quand on s’aime ?
Un joli roman graphique plein de douceur, c'était contemplatif et ça pousse à réfléchir à ses propres amours (et de ce qu'on y apporte ou non) - j'y ai d'ailleurs trouvé un écho à Aucune notification quelque part et j'ai bien aimé ce dialogue.
Une mini BD sensible à lire pour le goûter (ou entre deux petits bruns sur un bord de lac ?). La question de ce qu'on ose ramener de son passé dans nos relations affectives se présente comme simple et...finalement ça m'habite un peu maintenant. Bravo le bouquin.
Je suis très curieux du parti pris d'intégrer des bribes de travail dans l'œuvre elle-même, comme une sorte de supplément DVD littéraire. Cette transparence négociée est finalement plutôt raccord avec la thématique (et mes obsessions personnelles).
Je suis assez troublée par cette lecture. J’ai du mal à saisir pourquoi. À chaud les mots qui me viennent sont: “absolument paradoxal”, “un plaisir pour les yeux” et “venez, on va tous.tes chialer en thérapie”. Not gonna lie, j’ai l’impression que ma tête va exploser et que mes poumons ne savent plus s’oxygéner mais j’ai aimé.
“C’est aussi terriblement effrayant d’imaginer un jour ne plus être enveloppée de cette caresse pour le cœur.”
Un ouvrage court mais doux, poétique et mélancolique. Chien Fou muse sur les traumas et l'amour, et la relation entre les deux. Visiblement très personnel, mais pour autant assez universel. Elle pousse le lecteur vers des pistes de réflexion plutôt intéressantes. Le dessin est assez simple, mais le découpage est plutôt créatif. Un peu expérimental même. Et certaines des pages sont juste magnifiques. Par contre le livre est beaucoup plus petit que ce à quoi je m'attendais !
La beauté des dessins et de l’engagement éditorial : l’objet livre cette beauté, la postface comme un petit carnet sur le contexte de création (une petite pour l’étude des œuvres), les arbres plantés et la page de « circulation » (pour écrire le nom, la date et l’endroit du lecteur parce que le livre est un objet de transmission). Pitié faites vivre ce genre de maison d’éditions on en a trop besoin
Une flèche en plein cœur. J'aurais aimé prendre en photo chaque page pour partager les sentiments qu'elles ont éveillés en moi avec mes proches, un véritable écho. C'est sublime et doux-amer, parfaite lecture avec un thé et un plaid.