Pas évident de chroniquer ce livre. Le fait qu'il s'agisse d'une histoire vraie, rend la lecture vraiment intense. Et pourtant, c'est une demie déception pour moi. J'ai aimé le fond du roman. L'hommage d'une sœur à une autre, la retranscription des derniers journaux de Liane, l'émotion qui se dégage de la plume de l'autrice. Liane, 23 ans, met fin à ses jours à cause du harcèlement scolaire qu'elle a subi au collège, puis au lycée. Et bien que, comme le dit l'autrice "les mots peuvent tuer", je n'ai pas vraiment saisi la dimension dramatique qui fait que plusieurs années après ce harcèlement, Liane passe à l'acte. Parce que oui, le harcèlement scolaire est censé être au cœur du livre, mais en fait j'ai trouvé le sujet "survolé". Louise part dans une enquête un peu rocambolesque, à propos d'un homme en manteau noir, et cela prend tout le pas sur l'histoire. Alors oui, j'ai été touchée, parce que l'histoire est vraie, parce que ce livre a dû être terrible à écrire, parce qu'on a les photos des journaux de L(D)iane, parce que c'est bien écrit. Mais à certains moment j'ai décroché. Ça n'était pas ce que j'attendais et l'enquête menée par Louise paraît si improbable qu'elle ne m'a pas embarquée.