On est ici dans un roman feel-good comme on les aime, en compagnie de Maëlla, une femme qui pense avoir sa vie bien en main : perso, pro, tout roule. Jusqu’au jour où… spoiler : en fait, non. Et c’est là que commence son petit voyage intérieur. Une mue en bonne et due forme, version papillon post-chenille, avec un soupçon de chaos et beaucoup de remise en question.
Au menu : une bonne dose d’amitié, de bienveillance, de doutes existentiels, de charge mentale XXL, de communication un peu pétée, mais aussi d’amour, d’espoir, et de cette foutue quarantaine qui vient tout remettre en question au moment où on pensait pouvoir respirer un peu.
C’est un roman dans lequel énormément de femmes pourront se reconnaître, parce que cette crise-là, on en rigole souvent, mais elle secoue bien comme il faut. Et Laura a ce talent de désamorcer tout ça avec tendresse et légèreté, sans jamais minimiser ce que ça représente. Résultat : on lit, on sourit, on se dit « ah bah tiens, moi aussi j’ai eu ce genre de pensées cheloues un lundi matin à 7h42 », et surtout, on se sent un peu moins seule.
L’histoire est simple, oui, et sans énorme surprise, c’est vrai. Il y a quelques passages qui tournent un peu en rond, mais justement, c’est aussi ce qui fait son charme. C’est fluide, direct, et l’émotion passe sans filtre. La plume, toute en sincérité, nous embarque dans le quotidien de Maëlla, de sa famille, de ses doutes, et de ses (nombreux) ras-le-bol.
Et même si certains sujets abordés sont sérieux (voire franchement sensibles), la lecture reste légère, parfois drôle, souvent touchante. Bref, on dévore le livre en quelques heures sans voir le temps passer.
J’ai aimé suivre l’évolution de Maëlla, cette transformation douce mais puissante d’une femme qui se relève, qui se repositionne, et qui, malgré tout ce qu’elle encaisse, finit par trouver ce qui compte vraiment.
Bon, j’avoue, par moments, j’ai levé les yeux au ciel en me disant « mais dis-lui m*** enfin ! »* ou « là, j’explose, c’est sûr ! ». Clairement, je n’ai pas sa patience. Si ça avait été moi, ça aurait viré thriller psychologique assez vite. 😅
Mais c’est aussi ce qui rend Maëlla attachante : cette force tranquille, cette résilience du quotidien, ce cheminement imparfait mais profondément humain.
En résumé : un roman qui fait du bien, qui parle vrai, qui donne envie de se recentrer et qui rappelle qu’on peut toujours réécrire son histoire, même à quarante ans passés. Et qu’on n’est jamais trop vieille pour envoyer valser ce qui ne nous rend plus heureuse.