Mit hellsichtiger Schärfe erzählt Marion Messina vom gesellschaftlichen Pulverfass, auf dem wir alle sitzen. Die alleinerziehende Lehrerin Sabrina stößt einen ihrer Schüler gegen die Wand. Und fragt sich später, wohin das System sie getrieben hat. Der parismüde Literaturwissenschaftler Paul gibt die Hoffnung auf einen prekären Job an der Uni auf und wird Fleischer in einem Großsupermarkt in der Ardèche. Seinen Freund Aurélien, Kastanienbauer in siebter Generation, zwingen die staatlichen Auflagen indes langsam in die Knie. Als der öffentliche Selbstmord eines Studenten zum Symbol aller Missstände wird und die Armee auf die protestierenden Massen schießt, stehen alle drei vor der In welcher Zukunft wollen wir leben - und zu welchem Preis?
Nun, da neoliberale, rechte und ultrakonservative Parteien und Weltanschauungen wieder salonfähig sind, wär ein Roman, der eine mögliche Zukunft in so einer Umgebung aufzeigt, gewiss erschütternd und interessant. Leider erschöpft sich DIE ENTBLÖSSTEN recht flott darin, die Lebensgeschichten dreier Menschen zu erzählen. Das passiert in der Form, wo Leser:innen die ganze Zeit denken sollen, das sei ergreifend, aufwühlend und tragisch. Leider ist es einfach nur sauöde. Und nimmt eigentlich das gesamte Buch in Beschlag.
Erschwerend kommt hinzu, die paar sogar ganz guten Stellen des Buches, die eine Ahnung von der düsteren Zukunft vermitteln, die leider gar nicht mehr so unrealistisch erscheint, werden durch das sozialkritisch revolutionäre Groschenromangeschreibsel, zu klischeehaften Banalitäten.
Ein Buch also für Salonlinke, die bei gutem Roten vielleicht wen abschleppen wollen, der/die das Bild von Che auf'm Shirt hat, und dafür was zum literarischen Schlauschnack brauchen. Wenn irgendwann echt eine Revolution nötig sein sollte, ich spende das Buch gern, wenn irgendwo noch ein Teil für 'ne Barrikade benötigt wird.
Un jeune homme s'immole en public pour crier son désespoir et montrer à toute la France que les délits impunis des nantis ne sont plus supportables. Une professeure des écoles, mère célibataire, craque complètement en classe ...s'isolant encore plus. Un doctorant laisse de côté sa carrière pour devenir boucher et sympathise avec un agriculteur engagé et désabusé. Dans cette France qui va mal, la présidente tente de sauver la face, elle étouffe les scandales et laisse de côté les "petites gens" mais quel espoir reste-t-il? Quel avenir peut-on imaginer pour réconcilier cette population désabusée?
Ce roman nous plonge dans une France qui va mal, un futur proche? Un monde parallèle étrangement proche? Il nous laisse une vision bien pessimiste des relations humaines et du fonctionnement d'un pays... Cela m'a vraiment déprimée même si beaucoup de constats sont d'une vérité criante. J'ai tout de même eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages.
J'ai aimé l'écriture de Marion Messina, son regard distancié et la précision de ces propos au scalpel. Cest ce que je retiens comme point fort chez l’autrice, même si son écriture m'a parfois dérangée. C'est surtout la construction globale de l'intrigue à laquelle je n'ai pas vraiment accroché... Merci à Netgalley et aux éditions Fayard de m'avoir fait profiter de cette lecture. #Netgalley #La peau sur la table
J'ai bien aimé ce livre, même s'il serait difficile de prétendre qu'il s'agit d'une lecture agréable. Légère dystopie, simple exagération de la tendance libéralo-fascisante actuelle. Genre de bouquin qui fait mal au coeur, pas celui qu'on lit pour se rassurer sur les quarante prochaines années, plutôt de celui qu'on lit avec la satisfaction morbide de voir concrétisé en fiction l'étrange malaise qui nous saisit fréquemment à la lecture de l'actualité, la sensation d'avoir effectivement basculé dans une dystopie où totalitarisme et libéralisme trouvent à se fonder l'un dans l'autre. Deux personnages en crise pour raconter la crise au niveau social, national. Mondiale, même. Crise des valeurs, crise économique, guerre aux pauvres, aux indigents, à toutes celles et ceux qui viendraient entraver le progrès et l'expansion sans limite d'une industrie qui tire de façon a peine dissimulée les ficelles accrochées aux mains grandiloquentes des politiques publiques et tire tout court sur un peuple assomé, affolé, incapable de se fédérer.
Viel Wut, wenig Literatur In Marion Messinas Die Entblößten brodelt es im Frankreich der nahen Zukunft – gesellschaftlich wie emotional. Doch bei all der Wut bleibt die Literatur auf der Strecke. Die Figuren wirken wie Abziehbilder, die Handlung bleibt vage, teils sprunghaft. Ein aufrüttelnder Ansatz, dem es jedoch an erzählerischer Tiefe fehlt.
Messerscharf und beängstigend. Aber auch beruhigend, dass es Worte gibt für etwas, das wir bisher nur spüren können - eine Zukunft, die in sehr wenigen Jahren schon Realität sein könnte.