À la suite du meurtre imprévisible de son père, le jeune Faïel est chassé de sa ville natale. Avec sa mère Sisine et sa petite sœur Nénelle, tous trois devenus étrangers, ils abandonnent leurs biens et s’enfuient, dans la hâte, à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil. Le roman est l’histoire de cette quête, mais aussi de ceux que leur vie va croiser. Et c’est une grande histoire, pleine de mystères, envoûtante et âpre. Un récit où les êtres aiment, chantent et se taisent, où les langues et les mémoires s’affrontent. Une fable où les montagnes, les arbres et les oiseaux se font les gardiens de secrets anciens, tandis que des femmes veillent et œuvrent sans cesse dans l’espoir de sauver l’humanité.
L'illustration de couverture a été réalisée par Corinne Pauvert.
Sélection Prix littéraire des Inrocks 2024 (catégorie 1er roman)
Présenté comme un ovni de la rentrée littéraire et premier roman de l’auteur Pablo Bellomo. Un peu trop aérien ou éthéréen pour moi.
L’action prend place dans une société/village mystérieux à une époque inconnue. Un drame arrive assez tôt, la mort d’un père de famille, homme respecté. Très vite les soupçons se portent sur la mère qui vient d’une contrée étrangère et n’a jamais été réellement acceptée. Elle décide de fuir avec ses enfants et commence une errance pour trouver un nouveau « chez soi ». L’écriture onirique chamboule le récit avec une enfant qui parle aux animaux, le temps qui n’en fait que sa tête, des hommes touchés de surdité ponctuelle plusieurs fois par jour… Bref on est dans une allégorie du déracinement et l'exil avec un clin d'œil au mythe Babylonien sur la compréhension de l'autre entravé dans une langue qu'on ne comprend pas.
Ça n'a pas pris du tout. C'était brouillon du début a la fin je n'ai pas su saisir le file de l'histoire. Je n'ai fais que me poser la question suivante "ou est-ce que ça m'emmène ? je n'y comprends rien".
J'ai adoré au début mais plus ça allait, plus j'étais complètement perdue dans cette histoire. J'ai le sentiment que c'est le genre de livre avec lequel il faut prendre son temps, je suis certaine qu'il y a beaucoup de sous-texte que je n'ai pas saisi et qui mériterait une relecture. Ça n'enlève pas le fait que j'ai été complètement séduite par l'écriture onirique (c'est peu dire !) de Paolo Bellomo, et je lirai sans aucun doute son prochain livre. C'était une lecture vraiment ... unique !
Quand Faïel perd son père, assassiné, il quitte la ville qui l'a vu naître pour rejoindre avec sa soeur, Nenelle, le pays de sa mère, Sisine. Il est donc question d'exil, d'apprivoiser une nouvelle langue aux sonorités étranges. Adoptés, après le suicide de leur mère, par un couple de vignerons, ils s'adaptent à leur nouvelle vie. Pendant ce temps, la ville d'où ils viennent est envahie, une présidente tyrannique y impose sa propre loi. Dans les décombres de la ville, un enfant apprivoise des rats et petit à petit, une rébellion sourde va naître dans la forêt, les bâtisseurs d'une nouvelle vie se regroupant. La deuxième partie du roman verse complètement dans l'onirisme, la métaphore, la petite Nenelle, parlant aux oiseaux, initiant un chant hypnotique, rassemble les hommes et sauve l'humanité et la nature. Je me suis laissée emporter par la poésie du récit sans chercher à tout comprendre.
UN ÉNORME COUP DE COEUR !!! unique et poétique, une nouvelle littérature qui s’offre à nous. on suit l’histoire de Sisine et ses deux enfants Nenelle et Faiel. suite à la mort de son mari, elle décide de partir se reconstruire ailleurs, car elle ne pleure pas la mort de son aimé.
une écriture théâtre et parfois tragique, assez éludée qui reste malgré tout fluide ! on suit l’aventure de cette petite famille si particulière au coutume inconnue. il faut partir à la découverte de ce livre, car c’est partir pour découvrir une nouvelle culture, un nouveau lieu, une nouvelle langue. un livre unique édité par l’une des maisons d’éditions les plus géniales et originales de notre siècle !! LE TRIPODE avec un travail derrière qui veut tout dire du livre.