After many years abroad, the narrator, Brahim, with his much beloved Scottish wife and two very peppy boys, returns to his home village, El Jadida, in Morocco. Having invented an alter-ego, Inspector Ali, now becoming an incubus, he finds himself "adrift" if "world famous" as the author of the too scrutible, but very Sherlockian sleuth, with great solutions to crimes to his credit. Then arrive Jock and Susan, his wife's parents from Scotland, loaded down with golf clubs and nervous expectations of a mysterious land. Islam, bankers, a statuesque cook-maid, bureaucrats, students, bakers, butchers, aging Mercedes taxi drivers, nostalgia, writers bloc, all invade and saturate this volume, crosscutting into the narrative.
Driss Chraïbi est un auteur marocain de langue française. Il a également fait des émissions radiophoniques pour France Culture. Driss Chraïbi est un écrivain qui est trop souvent réduit à son œuvre majeure Le Passé Simple, et à une seule analyse de ce livre : révolte contre le père sur fond d'autobiographie. Or, Driss Chraïbi aborde bien d'autres thèmes au cours d'une œuvre qui n'a cessé de se renouveler : colonialisme, racisme, condition de la femme, société de consommation, islam, Al Andalus, Tiers-Monde. Né à El Jadida et élevé à Rabat puis Casablanca, Chraïbi vint à Paris en 1945 pour étudier la chimie, avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il produit des émissions pour France Culture, fréquente des poètes, enseigne la littérature maghrébine à l'Université Laval de Québec et se consacre à l'écriture. Il s'est fait connaître par ses deux premiers romans, Le Passé simple (1954) et Les Boucs (1955) d'une violence rare, et qui engendrèrent une grande polémique au Maroc, en lutte pour son indépendance. Le Passé Simple, premier roman semi autobiographique, décrit la révolte d'un jeune homme entre la grande bourgeoisie marocaine et ces abus de pouvoir tel qu'incarné par son père, « le Seigneur » et la suprématie française dans un Maroc colonisé qui essentialise et restreint l'homme à ses origines. Le livre est organisé à la manière d'une réaction chimique, science que l'auteur étudia d'ailleurs en France. À travers la bataille introspective que se livre le protagoniste, Driss de nom, le lecteur assiste à une critique vive du décalage entre l'islam idéal révélé dans le Coran et la pratique hypocrite de l'islam par la classe bourgeoise d'un Maroc de 1950, de la condition de la femme musulmane en la personne de sa mère et de l'échec inévitable de l'intégration de marocain dans la société française. Ce dernier point sera renforcé en 1979 alors que Chraïbi publiera la suite de ce livre, Succession ouverte, où le même protagoniste, rendu malade par le caste que représente son statut et son identité d'immigré, se voit obligé de retourner à sa terre natale pour enterrer le Seigneur, feu son père. C'est une critique plus douce, presque mélancolique, cette fois que proposera Chraïbi, mettant en relief la nouvelle réalité française du protagoniste avec la reconquête d'un Maroc quitté il y a si longtemps. Dans Les Boucs, Driss Chraïbi critique le rapport de la France avec ses immigrés, travailleurs exploités qu'il qualifie de « promus au sacrifice ». C'est le premier livre qui évoque dans un langage haché, cru, poignant, le sort fait par le pays des Lumières aux « Nord-Africains ». Suivent deux romans épuisés aujourd'hui. L'Âne, dans le contexte des indépendances africaines, prédit avant tout le monde leur échec, les dictatures, « ce socialisme de flics ». La Foule, également épuisé, est une critique voilée du Général de Gaulle. Le héros est un imbécile qui arrive au pouvoir suprême car la foule l'acclame dès qu'il ouvre la bouche, à son grand étonnement. Une page se tourne avec la mort de son père, Haj Fatmi Chraïbi, en 1957. L'écrivain, en exil en France, dépasse la révolte contre son père et établit un nouveau dialogue avec lui par-delà la tombe et l'océan. Ce sera Succession Ouverte. Un deuxième Passé Simple pose la question qui le hantera jusqu'à ses derniers jours : "Cet homme était mes tenants et mes aboutissants. Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ?" Question qu'il étendra à l'ensemble du monde musulman. [[]]كاتب مغربي معاصر، من أشهر رواد الأدب المغاربي المكتوب باللغة الفرنسية. ولد في 15 يوليو 1926 بمازاكان (ما يعرف اليوم بإسم الجديدة) وتوفي في 1 أبريل 2007. تابع دراسته في ثانوية اليوطي بالدار البيضاء،
Leider, Goodreads ist nicht europäisch, findet sich das Buch „Inspektor Ali im Trinity College“ nicht. Also muss ich das Buch unter dem falschen Eintrag rezensieren. „Inspektor Ali im Trinity College“, im Unionsverlag „Metro“ im Jahr 1996 erschienen, ist jede seiner kurzen 120 Seiten wert! Ein sehr unterhaltsamer Zusammenstoß von Kulturen perfekt in die Form des Kriminalromans gegossen! Eine sehr empfehlenswerte Lektüre!!
An returned-expatriate Moroccan writer of genre fiction grapples with his place in society and his role as an author. Sort of like if Saul Bellow was Moroccan and less pretentious and Herzog was 200 pages rather than 500. Madcap and meandering in the best sort of way, Chraibi deserves rediscovery.
Sadly, I would NOT recommend this book except to Moroccans. There was nothing wrong with the English writing, and it does contain many well-written descriptions. However, I was expecting a fun Moroccan detective story. Instead, I got the stream-of-consciousness musings of an elderly Moroccan man on his family life. I couldn't make much sense of the plot other than he lives abroad with his foreign wife and children and decides to visit his parents in Morocco. I found it extremely boring. However, perhaps Moroccans reading it could find it interesting. I had the impression that the situations he was describing were meant to be humorous; but as a foreigner, that humor went right over my head. Perhaps this is because I don't speak Arabic and wasn't raised in Morocco, in spite of being resident here for 25 years.
Premetto che nonostante il titolo, questo libro NON è un giallo. Da quello che ho capito, gli altri libri della serie dedicata all'ispettore Alì lo sono, ma questo no. In questo romanzo si racconta di Rahim Orourke, alter ego letterario di Driss Chraibi, ritornato in Marocco dopo aver conquistato la fama all'estero grazie al personaggio che dà titolo al libro, che si ritrova in crisi di ispirazione, con i suoceri scozzesi che lo vengono a trovare e anche (ad un certo punto) in ristrettezze economiche. È un romanzo ironico, satirico, che prende in giro le differenze tra la mentalità europea e quella nordafricana. Complessivamente gradevole, c'è qualche capitolo un po' più noioso, ma mi ha messo la curiosità di leggere qualche altro titolo della serie.
Très drôle, et en même temps une satire qui évoque des thèmes très graves, tels que le déplacement culturel et la position précaire des Arabes dans le monde moderne. "L'inspecteur Ali" est le protagoniste et alter ego de Brahim, un écrivain du crime marocain qui a beaucoup de succès et qui est à son tour l'alter ego de Chraïbi. Après des décennies en France, Brahim est retourné dans sa ville natale, El Jadida (Maroc), avec son épouse écossaise et ses deux jeunes fils, pour revivre ses expériences de jeunesse aux conséquences comiques. Pendant ce temps, il consulte son protagoniste imaginaire, l'inspecteur Ali, pour définir son prochain roman.
I find this novel interesting full of philosophic and sarcastic parts most readers won't be able to understand if they haven't the ability to soak in novels. I find it hard to escape from reading it. I confess that it's better in the French version, I was surprised by the skills of the author to start a monologue between inspector Ali and Brahim. I deeply recommend it and am very proud to read a Moroccan masterpiece.
Je m'attendais de lire un roman policier. Mais ce que j'ai trouvé, c'est des contemplation de l'auteur sur sa vie à travers son avatar qui est aussi un écrivain. Je ne recommande pas ce livre qu'au quelqu'un qui adore absolument lire Driss Chraibi, et qui a lu suffisamment de ces livres. C'est un petit voyage dans l'esprit de Chraibi et ce n'est pas pour tous le monde.
Le narrateur, Brahim, écrivain, revient à El-Jadida, sa ville natale du Maroc, en compagnie de son épouse écossaise Fiona et de leurs deux fils, Yassin et Tarik. Il prépare la première visite au Maroc de ses beaux-parents, Jock et Susan. Brahim est devenu un écrivain célèbre grâce au héros de ses romans, l'inspecteur Ali. Avec humour, il raconte la société marocaine et le décalage qu'il vit lui-même avec sa culture d'origine, allant jusqu'à ne pas reconnaître sa propre mère et sa soeur venues lui rendre visite pour quémander une aide financière.
No doubt Chraïbi was a gifted writer, but I've never felt the "magic" from his books, of which I've read three, I think. Maybe he is just a little 'over my head'. The book has some very nice, clever, and funny episodes, but it just never all comes together for me.