In the seemingly endless small-town summer of 1968, a twelve-year-old girl contemplates with dread the social prospects of her fast-approaching enrollment in a class for gifted students at the local high school, arranged by her mother who "blows up" at the drop of a hat--she doesn't intend to let her daughter marry "the first man to come along," and she is prepared to do anything to make sure her children don't grow up "ignorant," like Judith's sister, Claire. To escape her mother's unpredictable and interminable rants, the young girl locks herself in her room with her books, escaping into a life of imagination and dreams, mostly of older guys like Marius, as beautiful as a god when he dons his softball uniform every Wednesday to play in the community park, and to whom she writes anonymous love letters.
Fortunately, there's the prettiest girl in town to look up to. Recruited by the pop music band Bruce and the Sultans as their go-go dancer, if her audition in the big city of Montreal goes well, Claire is to accompany the band on their upcoming provincial tour. Idolized by the story's unnamed narrator, Claire is the "big sister" she never had, but whom she shares by proxy with her best friend, Judith.
In this, her fifth book, Lise Tremblay paints a picture of rural Quebec in the years following the Quiet Revolution in her signature style so refreshingly free of artifice and literary hyperbole. Society is changing fast, new values are making inroads, but old traditions remain deeply rooted. Judith's Sister is a coming-of-age novel that focuses on the timeless themes that preoccupy all adolescent girls: solitude, alienation, obesity, lies, sexuality, shame, madness and fear of strangers; and our inevitable first encounters with the grown-up betrayals of friends, family and community.
Lise Tremblay est née à Chicoutimi. En 1991, elle s’est vu décerner pour son roman L’Hiver de pluie le Prix de la découverte littéraire de l’année du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean et le prix Joseph-S.-Stuffer du Conseil des arts du Canada. En 1999, son roman La Danse juive lui a valu le Prix du Gouverneur général. Elle a également obtenu le Grand Prix du livre de Montréal en 2003 pour son recueil de nouvelles La Héronnière. Elle a fait paraître trois romans au Boréal, La Sœur de Judith (2007), Chemin Saint-Paul (2015) et L'Habitude des bêtes (2018).
Ce roman est une belle chronique familiale. L'écriture est sobre et la narration est intéressante par son authenticité. La psychologie du personnage est bien brossée. Par contre, ce roman m'a laissée sur ma faim. On suit le quotidien d'une fillette qui rentrera au secondaire à la fin de l'été. On nous annonce en quatrième couverture un passage de l'enfance à l'adolescence. Les événements significatifs de la jeune fille sont, à mon avis, dilués par des anecdotes. On attend un élément perturbateur qui fera avancer l'histoire ou transformera cette fillette mais qui n'arrive pas.
La soeur de Judith raconte l'histoire de la narratrice (qui reste sans nom tout au long du livre), meilleure amie de Judith au cours de l'été qui précède l'entrée au secondaire de la narratrice et de Judith. La soeur de Judith, c'est Claire, qui participe à un concours pour devenir danseuse à gogo dans le spectacle d'Adieu de Bruce et les Sultans.
(3.5 / 5) Ici, on est dans la seconde moitié des années 60 à Chicoutimi. La vie de quartier était encore importante à cette époque-là. On connaissait tous nos voisins par leur nom. Tous étaient l’objet de rumeurs. On vivait nos drames familiaux dans nos murs pour éviter la prolifération des ragots. En parlant de voisins, les Soucy : « Deux ou trois fois, l’ambulance et la police sont allées chez eux en pleine nuit et je sais que son père bat sa mère lorsqu’il est trop saoul. Toute la rue le sait, mais personne n’en parle. » C’est ce Québec-là que propose Lise Tremblay. Adolescence dans l’ombre de la fratrie, un père peu présent et surtout, une mère colérique qui « explose », négligente et désordonnée. La honte de la narratrice. Pendant cet été, c’est à travers l’espoir de la célébrité de la sœur de sa meilleure amie qu’elle voit le désennui, la lumière ailleurs. Il y a aussi Marius, barbier, joueur de balle, « plus beau que Pierre Lalonde », qui fait battre le cœur de la narratrice (non nommée) et de son amie Judith. Le sujet m’a moins passionné que ceux traités dans les autres merveilleux livres de Lise Tremblay que j’ai eu le plaisir de lire, de goûter. Toutefois, une grande satisfaction a quand même été au rendez-vous. On ne lit pas Lise Tremblay, on l’écoute. Ses mots, ses phrases passent des yeux du lecteur à ses oreilles avec naturel et contentement. « Ma mère critique souvent madame Bolduc à propos de Line. Elle est certaine que si elle continue de la surprotéger comme cela, elle va en faire une niaiseuse. D’ailleurs, elle croit que c’est déjà commencé. » J’adore Lise Tremblay.
La sœur de Judith présente l’histoire d’une jeune narratrice et de Judith, sa meilleure amie, pendant l’été précédant leur entrée au secondaire. Claire, la sœur de Judith, participe à un concours pour devenir danseuse à gogo dans le spectacle d’un chanteur populaire. Alors que les jeunes filles s’extasient devant les prouesses de Claire, un drame frappe et changera leur relation. Le roman nous plonge dans l’univers des années 60 et dans les mœurs de l’époque. C’est un livre qui se lit bien malgré qu’il contienne peu de rebondissements.
J’ai découvert une auteure admirable chez Lise Tremblay. Dans ce petit roman, elle a su voir et parler à partir du corps et l’esprit d’une petite fille de 13 ans qui vit tout simplement (c’est ça qui est ça), mais intensément (il y a du drame au pouce carré) un été à Chicoutimi. On voit, on entend, on sent les odeurs et on ressent les bouleversements en cours dans ce milieu ‘petite-ville’ des années 70. Moi qui ai pratiquement le même âge que le personnage principal, j’ai revécu un pan de notre histoire récente avec grand plaisir.
Quelle étrange sensation... Par moments, j'avais l'impression de lire ma propre histoire. J'ai connu l'enseignement des religieuses, leur départ et la maison des soeurs laissée vide (on regrettait les biscuits que la soeur cuisinière nous offrait parfois à la récréation!). L'atmosphère de la fin des années '60 (pour laquelle je n'ai aucun regret!) tout est réel jusqu'à presque créer un inconfort. L'histoire est celle du quotidien souvent ennuyeux de la fin de l'enfance dans un petit village où tout le monde se connait. Pour moi, distrayant, mais sans plus.
Beau portrait de la vie d'un quartier de Chicoutimi et d'une enfance vécue dans les années '60. L'écriture est sobre, la lecture est agréable, et les évènements, qui sont traités de façon très terre à terre, n'en sont que plus criants de vérité.
Un livre sans intérêt particulier. Les personnages sont tous attachants quoique très imparfaits. La petite Annie, personnage principal, ne cesse de répéter que son été est ennuyant. Le roman se déroule tout au long de l’été, ce qui donne le même effet au lecteur qu’à la petite fille; c’est long, c’est endormant et j’aurais préféré poser le livre et lire quelque chose d’autre (malheureusement, j’étais obligée de le lire pour l’école). Il est intéressant par contre de voir la situation des femmes dans les années 70 dans un Québec de région. On voit que le changement vers de meilleures conditions sont sur le bord d’être amorcées mais qu’une résistance s’y oppose. Triste par contre de noter que la seule façon que les femmes ont de se valoriser est en rabaissant les autres. Selon moi, Lise Tremblay a manqué plusieurs opportunités d’approfondir son histoire en allant creuser un peu plus chez les personnages. Les seuls changements qu’elle apporte sont le passage de la beauté à la « laideur » de Claire, et le fait que sa sœur, Judith, commence à passer plus de temps et moins avec la personnage principale. Le tout aurait pu être apporté d’une façon moins superficielle, et ce, même si l’histoire est racontée du point de vue d’une jeune folle de 12 ans.
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